Teagan White, le nouvel art naturaliste…

Si vous aimez les cabinets de curiosités, l’anatomie animale, la taxidermie, les choses un peu étranges, le naturalisme, les voyages et les explorateurs du temps jadis (DANS MES BRAS !), bienvenu dans l’ère du « nouveau naturalisme ». Je ne sais pas si ce terme existe réellement, je l’appelle comme cela car je trouve que c’est le titre qui convient le mieux.

Avec le retour de la valorisation du fait-main, de la Nature, de la Déesse Mère, notre société, empreinte de paganisme diffus fortement teinté de rock’n’roll, voit naître depuis quelques temps des artistes travaillant sur la Nature : animaux, végétaux, créatures. Jessica Roux par exemple. Ou Teagan White, dans un style un peu plus « morbide » peut-être, ou un peu plus rock’n’roll justement. Il y en a plein d’autres, je pourrai faire une liste ! Leur maîtrise de l’aquarelle est extraordinaire pour moi. D’habitude, quand on dit « aquarelle », tout de suite viennent en tête des fleurs un peu gnangnan, des ribambelles de chatons, de chiots, des portraits d’enfants (qui font peur), des nus pas très vivants, des paysages pas très réussis, le tout saupoudré d’une niaiserie sucrée qui me fait grincer des dents. MAIS. Avant d’être un passe-temps pour retraités en mal d’inspiration (non non, je ne suis pas méchante, je constate que c’est ainsi), l’aquarelle fut le must pour les naturalistes. Facile à transporter et facile d’utilisation, elle permet bien des effets, à condition de la maîtriser. (et là, vous allez faire un tour sur mon article sur Edith Holden et vous comprenez) Moi, c’est pas mon truc l’aquarelle, je n’y arrive pas. Raison de plus d’admirer ceux qui font des merveilles avec cette pâte colorée à imbiber d’eau.

Comme Teagan White. Chez elle, j’admire déjà sa maîtrise du dessin et de l’anatomie animale, sans parler des végétaux, tout sauf gnian-gnian et très très réalistes. Plus cette ambiance un rien Art Nouveau. Il y a de l’art nouveau, du rock’n’roll, des animaux morts ou vivants, des motifs décoratifs. J’aime. Et, en plus, on peut acheter des objets Teagan White. Et en plus, elle fait aussi quelques zines, qui sont de toute beauté…

Sa bio dit que Teagan travaille sur la faune, la flore, avec un rappel du cycle vie/mort et de la coexistence homme/animal ou de la cruauté inhérente à la Nature. Elle a longtemps vécu dans le Midwest et la région des Grands Lacs, ce qui a influencé sans doute son travail sur la Nature. Actuellement, elle a déménagé dans l’Oregon, c’est sans doute ce qui a motivé l’apparition des oiseaux dans ses dessins. Elle travaille à l’aquarelle et à la gouache, et réalise parfois des commandes (voir plus bas). Elle est membre du collectif THE VACVVM (foncez voir leur insta, c’est de la tuerie), et elle réalise également des illustrations pour enfants.

Je vous laisse apprécier :

Des commandes :

Les zines :

Son site : https://www.teaganwhite.com/

De là, vous pouvez accéder aux réseaux sociaux, au shop, ainsi qu’au site de THE VACVVM (via la page bio).

P.S. : mardi prochain, je commence un CDD m’amenant jusqu’au 3 novembre, comme médiatrice culturelle pour la nouvelle expo du Fonds Leclerc pour la Culture (Landerneau), une magnifique expo sur les Cabinets de Curiosité (trop hâte !). Cela signifie qu’à partir de dimanche et jusqu’au 3 novembre je vais être coupée d’internet (déconnexion totale, ça va pas faire de mal). Ne vous étonnez donc pas si vos coms ne sont pas visibles ou si je n’y réponds pas. Je vous porte tous dans mon coeur, vous êtes des lecteurs adorables, et je vous retrouve donc en novembre. J’aurais commencé mon doctorat sur les zines, la vie sera belle, j’aurais plein de choses à vous montrer et plein de choses à poster. Passez donc de bonnes vacances, et on se verra peut-être à l’expo…

 

 

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José Naranja, ou l’art de vous dépiter de vos propres carnets de voyage…

Bon, vous avez sûrement déjà croisé des images de ces superbes carnets de voyage. J’adore les carnets de voyage (et je n’en fais jamais, vous comprenez le principe…), et j’adore en voir. Il en existe de très beaux, mais finalement, ils finissent par plus ou moins tous se ressembler, c’est assez rare de tomber sur quelque chose de vraiment original. Mais José Naranja a ce don du carnet de voyage, il en fait de petits livres ultra-détaillés, très précis. C’est peut-être pas le summum de l’originalité en matière de dessin, mais c’est assez beau car toute la page est parfaitement maîtrisée et ordonnée, la double-page est pensée comme une œuvre en elle-même, pouvant exister indépendamment des autres pages et du carnet en entier, c’est ça qui me plaît. Il utilise le même principe que pour tous les carnets de voyage : mix and match, dessin, collages, écriture.

A la base, José Naranja est ingénieur en aéronautique, peut-être que sa précision vient de là. Mais il a laissé tomber ce domaine pour se consacrer uniquement à ses carnets et donc, à ses voyages. A ce jour, 12 sont remplis, depuis 2005. L’aéronautique, ça mène à tout. Et il a n’a jamais pris de cours de dessin. C’est dépitant.

« À chaque page, je raconte ce qui m’arrive : idées, expériences, anecdotes… Chacune est complètement différente. L’histoire, c’est la vie et, dans la vie, chaque jour est différent. »

« Je le fais parce que j’aime ça. je n’ai jamais pensé à faire de l’argent avec ça. Les originaux ne sont pas à vendre. Je pense que je ne pourrai jamais me débarrasser d’eux. »

Instagram : https://www.instagram.com/jose_naranja/

Blog : http://josenaranja.blogspot.com/

Maintenant, vous comprenez pourquoi je ne fais jamais de carnets de voyage….

Belle journée !

Jimi Catanzaro, cet homme n’est pas un dinosaure… Et pourtant.

Il faut absolument que je vous avoue un truc inavouable : je suis fan des dinosaures. Ce sont des choses qui arrivent.

Et ça date, en plus (oui, je suis un dinosaure moi-même). D’abord, il y a eu Denver (Denver, le gentil dinosaure, c’est mon ami et bien plus encore. Hum. Voilà, je viens de perdre toute crédibilité). Enfant des années 80, bonjour. Et puis, il y a eu Jurassic Park. Enfant des années 80, ado des années 90, re-bonjour. Et puis…Il y a TOUJOURS Jurassic Park (ouais, avec les moyens d’aujourd’hui, c’est tellement plus simple de faire des dinos). Voilà. J’avais une collection impressionnante de dinos, de toutes les tailles et les couleurs, je connaissais même les noms par cœur (bon, ça c’était avant, à part quelques spécimens, les autres sont partis dans les limbes de ma mémoire). Depuis, j’ai revendu ma collection (ben oui, j’ai eu 20 ans, et ça a été la cata, aujourd’hui je regrette ma super collec’, ben oui, j’ai la trentaine, et c’est génial). Bref. Je suis TOUJOURS une grande fan des dinos, à mort devant l’éternel.

Et donc, Jimi Catanzaro. Ce mec dessine des dinosaure, et vous pouvez même acheter ses dessins sous forme de posters. Il est tellement doué pour cela qu’il collabore à pleins de livres, scientifiques ou non, sur le sujet. Et j’avoue, ses illustrations m’ont laissée sans voix… Mais vous allez juger par vous-même du degré de précision et de vie que ce as du crayon insuffle à ses dessins…

(Ok, ça c’est pas un dino, mais en plus d’adorer les dinos, j’adore aussi les poulpes, donc…)

(le retour du poulpe)

Son site/blog : http://jimmycatanzaro.blogspot.com/ (pas à jour depuis 2012, à l’époque il étatit étudiant, ça vous donne une idée du niveau d’exigence…)

Le twitter (plus à jour) : https://twitter.com/jimmysketchbook

L’Instagram (très à jour) : https://www.instagram.com/art_of_jimi/

Belle journée !

J’avais dit que je le ferais… Donc je le fais.

Derrière ce titre un rien étrange se cache un petit article sans images, une information dirons-nous.

Non, ce titre ne cache pas un énième article de développement personnel sur la procrastination, sur le fait de savoir dire non, sur le fait de créer de ses petites mains, etc.

Une mésaventure. C’était une fort désagréable mésaventure, dont je subis toujours les conséquences (c’est dire).

C’était il y a quelques mois, quelques temps. Un pote (ex-pote depuis bien sûr) vient me rendre visite. Jusque là, tout va bien. Il me demande s’il peut envoyer un mail depuis mon pc, vu que sa box a rendu l’âme et que c’est urgent. Jusque là tout va bien. Moi, bien sûr, je lui dis que oui, pas de problème. Jusque là tout va bien. Sauf que, c’est là que ça se gâte, j’avais complètement oublié de me déconnecter de mes comptes google / wordpress /etc. Il est reparti une petite demi-heure après et je n’y ai plus pensé. Jusqu’à ce moment fatidique où je regarde ma boîte mail le lendemain et je tombe des nues en recevant, soit un message de la part de blogueurs qui n’ont pas compris mon dernier commentaire, soit des messages d’insultes fort désagréables de la part d’autres blogueurs par rapport donc à mes derniers commentaires. J’ai rien compris. Et là, deux secondes après environ, ça a fait tilt. Ben oui. Monsieur avait profité de ma connexion wordpress pour poster des commentaires immondes sur les blogs où j’ai l’habitude d’aller (et qu’il connaît, puisqu’il les lit aussi, mais sans jamais commenter, ben tiens). Et j’ai passé des heures à m’excuser en racontant des dizaines de fois ma mésaventure.

Sauf que, depuis, il y en a qui me snobent. Ils ne m’ont pas cru certainement. Comme Saint-Thomas, ils ne croient que ce qu’ils voient sans doute. Je ne peux pas prouver évidemment, puisqu’il s’est servi de mon compte wordpress. Donc, maintenant, il y a des tas de personnes (enfin, une petite dizaine) qui pensent que je suis une raciste égoïste et immonde, qui parle sans savoir, qui donne son avis sur un truc qu’elle ne connaît pas, et ce, sans m’avoir JAMAIS rencontré. Bon. Je ne peux pas passer mon temps à m’excuser, mais quand même ça m’a ouvert les yeux sur un truc : les gens ont tendance à juger sans connaître. Ce qui n’est pas, franchement, une preuve d’intelligence. Pourquoi est-ce que j’aurais écrit des trucs pareils (certains ont fait l’effort de me mettre les dits-commentaires en copié-collé dans leurs mails, c’est franchement immonde ce qui est écrit), pour ensuite inventer une excuse étrange et improbable ? Cela n’a aucun sens (enfin pour moi). Alors, si vous faites partie des blogueurs qui ne m’ont pas cru, qui me font la tête, ne me répondent plus ou sont hyper froids avec moi depuis cette mésaventure, eh bien, sachez que je ne m’excuserai plus. Si vous pensez que je suis assez stupide pour inventer une histoire pareille, c’est que vous vous faites une opinion de moi alors qu’on ne s’est jamais rencontré. Ce qui veut dire que vous jugez sur du virtuel, ce qui est absurde pour moi. Est-ce que je vous juge par rapport à ce que vous écrivez ? Non. Le blogging est pour moi un partage, pas une tribune, donc je ne juge pas la personne qui blogue sur ce qu’elle écrit, même si je ne suis pas toujours d’accord avec ce qui est écrit. On a toujours une très bonne raison d’écrire ou ne pas écrire, aussi, comme je ne connais pas ses raisons, je ne juge pas. Or là, j’ai vraiment l’impression, vu l’ambiance que je reçois en commentant des blogs, que vous me jugez sur quelque chose que je peux jurer ne pas avoir écrit. Étonnée d’être condamnée si vite, j’ai donc décidé que je ne posterai plus que de rares commentaires, chez ceux qui m’ont cru (merci les gens !!!). Les autres, tant pis (je ne peux gaspiller du temps et de l’énergie à m’excuser pour un truc que je n’ai pas fait).

Il m’est déjà arrivé d’être battue froid par des « collègues » (au sens large), dans la real life. Pour quelque chose, un ptit mail que j’avais écrit. Je me doutais bien pourquoi cette froideur, sauf que pas un n’a eu les « balls » de venir me le dire en face. Peut-être une mauvaise conscience ? Lorsque l’on décide de faire un truc qui concerne le groupe sans tenir compte de l’avis de ce groupe au complet, ça s’appelle de la dictature. Or, on vit en démocratie, et celle-ci s’applique à tous les groupes, y compris les classes. J’ai juste envoyé un mail informatif spécifiant qu’il était anormal de prévoir un truc pareil sans tenir compte de la vie (l’avis) de chacun. Ce qui est vrai, en plus. Et je ne regrette rien. Parce que battre froid quelqu’un sans avoir le courage de lui dire en face pourquoi, c’est de la bêtise humaine. Pas de temps à perdre avec ça.

Voilà, c’était une petite mise au point qui soulage. Les programmes vont reprendre le cour normal des choses.

Ah si, une dernière chose : mon projet de thèse a été accepté. YOUHOUUUUUU !!!!!!

Belle journée !

Boris Servais, la micro-édition made in Germany…

La culture de la micro-édition est différente selon le pays où vous vous trouvez. Elle foisonne et pousse à peu près partout dans le monde, alors on va rester européen pour simplifier ici le panorama. En France, c’est littéralement hyper foisonnant. La micro-édition, qu’il s’agisse de livre, d’affiche ou autre fanzines, y est vraiment très importante, et la nouvelle culture du DIY (plus ou moins imposé mais ça c’est un autre sujet) arrange bien les choses. Un livre, une affiche, une gravure, c’est assez simple à faire tout seul, mais en étant sous-équipé, vous pouvez réussir à faire quelque chose de bien. Et surtout, c’est immédiat ou presque. Cette culture de l’urgence a trouvé son apogée dans le fanzine, mais là n’est pas le sujet aujourd’hui./

Boris Servais est allemand, vis à Aix-La-Chapelle. Si la micro-édition est foisonnante en France, elle y est encore un peu souterraine, car malgré des manifestations dédiés et quelques expos, elle ne trouve pas encore sa place réelle dans le monde de l’art dit officiel. En Allemagne, la micro-édition a plus de chances : elle est reconnue comme pratique artistique à part entière et a donc une visibilité beaucoup plus grande qu’en France par exemple, elle n’est pas réellement underground ou souterraine. Boris Servais fait donc du dessin, de la peinture, des estampes, et des livres. J’aime beaucoup son style, entre vintage et contemporain. Je remarque aussi avec surprise que son trait est proche du mien : il dessine avec des traits comme si ce dessin était une gravure…

Boris est l’un des membres du collectif allemand et belge La Poste Aérienne, composé d’artistes-graphistes travaillant en priorité l’illustration, le dessins, les gravures… Il est aussi l’initiateur du festival de l’illustration de Cologne (Illustratoren Festival), et donne des cours dans diverses institutions.

Son site : http://boris-servais.com/

Instagram : https://www.instagram.com/borisservais/

Son blog de Travelbook  : https://bs-travelblog.tumblr.com/

Quelques expos du collectif Poste Aérienne :

Belle journée !

Benjamin Guyet, le fou de la gouge…

Oui oui, Benjamin Guyet est un foufou, un vrai, comme j’en ai vu très peu. On parle ici de folie artistique due à une utilisation répété d’un outil sur très grand format nécessitant des heures de travail pour arriver à un résultat extraordinaire. J’ai déjà vu ce type de cas, en dessin notamment, mais jamais en gravure auparavant, plus spécifiquement en linogravure.

Car Benjamin fait de la linogravure, mais attention, sur grands formats. Voire très grands formats. Des affiches quoi. ENTIÈREMENT réalisées en linogravure, y compris pour le lettrage. Un truc de dingue. Si vous essayez de faire pareil, affutez super bien vos gouges sous peine de choper une tendinite carabinée.

Benjamin est nantais. Sa rencontre avec la lettre et le lettrage en général, date des années 2000 lorsqu’il se met à pratiquer le graffiti (sachez qu’aujourd’hui une discipline entière du graffiti est consacrée à l’art du beau lettrage, que l’on nomme « calligraffiti ». Tapez ça en hashtag, vous allez voir des merveilles). Puis, en 2007, il passe à l’affiche, en noir et blanc, histoire d’affiner un peu le truc. Et puis, en 2013, tadaaaaaaaaam, la lino débarque. On peut tout mettre sur une même affiche, et pour lui, c’est la révélation.

Benjamin imagine alors Les Éditions de l’Étau. Et ça marche super bien…

En 2017, Benjamin est l’un des dix nominés du Prix Gravix, THE prix de la gravure française (enfin, l’un des trois qui existent). Et on lui souhaite le meilleur. Vive la lino ! Longue vie aux fous de la gouge !

le site : https://leseditionsdeletau.wordpress.com/

 

Rachel Urquhart et son Pony Gold

Non, ce n’est pas un article traitant d’une attirance sexuelle marquée pour les jeux de rôles avec poneys fictifs.

Moi aussi (et peut-être vous aussi), j’avais des poneys quand j’étais jeune (je suis une enfant des années 80, les PREMIERS millenials, donc, ça date un petit peu). Je me souviens avec nostalgie des petits poneys en plastiques, avec des couleurs hautement improbables, des crinières ultra longues et tout un tas d’accessoires ultra-kitsch et top désirables. J’étais fan. J’avais même des cassettes vidéos avec les dessins animés narrant les incroyables aventures pleines d’arc-en-ciel et d’étoiles des petits poneys (des CASSETTES VIDEOS, oui, je sais, c’est la préhistoire). Et je passais des heures à jouer avec tout ça.

Bref. L’univers de Rachel, australienne, est empreint de ce kitsch enfantin qui fleure bon la nostalgie, qu’elle a très joliment patiné avec du rock et du hippie des 70s (dans mes bras ! Je suis une enfant de hippies!), et mixé avec les aventures australiennes de cow-girls en perdition. En gros : j’aime ! C’est peut-être, voire sans doute, un peu kitsch et surtout ultra-tendance (oui, il y a des tendances en matière d’illustrations et de print, qui suivent les tendances générales de la déco, c’est fort regrettable mais c’est comme ça, il n’y a plus qu’à espérer que Rachel conserve son style malgré les sirènes du bizness, mais je ne me fais pas trop de soucis là-dessus, son style est tout de même reconnaissable entre mille), mais que voulez-vous, quand on aime… J’aime surtout les couleurs psyché qu’elle utilise, ça apporte une petite touche d’originalité à cet univers.

Son site (avec un onglet shop, my god…) : http://www.ponygoldstudio.com/

Son blog : http://www.ponygoldstudio.com/journal

Son instagram : https://www.instagram.com/raychponygold/

Son pinterest : https://www.pinterest.fr/ponygold/

 

 

DabsMyla, un duo cartoonesque qui fait du bien !

Je dois me confesser : j’adore le graff. Tous types de graff. Du plus riquiqui tout petit que personne ne remarque à la plus gigantesque des fresques. J’ai commencé à m’y intéresser aux Beaux-Arts, mais à l’époque, aimer le graff et l’art urbain, cela ne se faisait pas. Le vent a bien tourné depuis puisque l’art urbain est « à la mode » (tant mieux, on voit fleurir des fresques un peu partout, et je suis absolument fan de certains artistes exposant dorénavant leurs toiles en galerie, comme MadC, SatOne, Jan Kalab, L’Atlas et tant d’autres…). DabsMyla, c’est un duo que j’ai découvert il y a finalement assez peu de temps, mais j’adore leur univers, très cartoonesque, avec de profonds accents vintage. C’est joyeux, coloré, enfantin, ça fait du bien. Et j’aime l’idée que leur maison ressemble à leurs créations : vintage, coloré, cartoonesque. Un petit truc de foufou, où les geeks sont les bienvenus (qui n’a jamais été un nerd au lycée ne peut pas comprendre à mon avis).

(images extraites de l’excellent site The Hundreds, où vous pouvez lire une intervew de nos deux artistes : https://thehundreds.com/blogs/content/dabsmyla-interview)

(Il existe également un grand article sur eux dans un ancien numéro de la très belle revue Graffiti Art)

D’origine australienne, Dabs et Myla sont mari et femme, et travaillent également ensemble. Ils ont accédé à un nouveau stade de notoriété suite à leur installation-décor pour les MTV Awards. A la base créateurs de fresques, ils sont très vite passé à plus ambitieux, combinant illustrations, peintures, et installations.

Quelques extraits :

Site internet : https://dabsmyla.com

Instagram : https://www.instagram.com/dabsmyla/

 

Cally Conway, linogravure, nature et mythologie…

J’ai tellement de choses à partager que je ne savais même pas ce que j’allais écrire.

Je comptais parler de ce temps de latence du blog qui m’a fait du bien, et accessoirement parler un peu de moi, des trucs que j’aime dans la vie, ce qui me définit (ou pas), histoire de briser la glace (il paraît que les gens me trouvent froide au premier abord, ce que je ne suis absolument pas, j’ai une carapace mais c’est un réflexe de protection). Mais il y a des choses plus importantes dans la vie que ma personne, donc ça attendra encore un peu.

Une artiste que je ne connaissais pas (il y en a plein, je tombe sur un nouveau truc chaque semaine, internet est excellent pour ça). Mais comment j’ai fait pour passer à côté ???? (vous allez comprendre en voyant les images)

Bon, vous le savez maintenant, je suis une dingue de papier. Imprimé, coupé, plié, n’importe quoi avec du papier. Et j’aime aussi beaucoup la gravure. Et donc, forcément, je suis tombé amoureuse du travail de linogravure de Cally Conway. C’est une artiste anglo-saxonne qui a découvert la gravure et le print en général pendant ces études à l’université de Kingston, mais qui y est revenue après avoir enseigné les arts plastiques pendant quelques années (Thanks God !!!!). C’est une dingue du mouvement Art and Crafts (dans mes bras!), et elle admire également tous les artistes contemporains qui continuent de produire dans cette même veine, comme Marthe Armitage. Elle s’inspire donc très logiquement de la nature et de la mythologie pour créer ces linogravures. A noter qu’elle a collaboré il y a peu avec la maison de fournitures déco Cocoon Home, notamment pour des papiers peints (je meurs).

J’admire beaucoup son niveau de précision, c’est très impressionnant…

Le site : https://www.callyconwayprints.com/

Pinterest : https://www.pinterest.fr/callyconway/

Twitter : https://twitter.com/callyconway

Instagram : https://www.instagram.com/callyconwayprints/

J’ai découvert Cally Conway via le site People of Prints, que, si vous ne connaissez pas, vous ratez quelque chose de vachement bien !

Belle journée !

Re-bonjour, c’est gentil d’être revenu…

Finalement, le blog va renaître de ses cendres… Je n’efface pas toutes les archives, je change un peu de cap, c’est tout. Ce changement correspond à une envie profonde et à un déclic survenu il y a quelques mois. Ayant fréquenté le milieu de l’art contemporain dit « officiel » (c’est-à-dire celui que vous trouvez dans les grandes galeries d’art et dans les musées d’art contemporain en règne générale, ainsi que dans les FRAC), je peux dire que, si je l’aime toujours autant (forcément c’est mon truc, sinon, faut être maso pour y bosser et ne pas l’aimer), en revanche, le déni de la pop culture y a tendance à m’agacer un rien. Je suis pour la pop culture, pour l’art urbain, pour le lowbrow et autres noires sucreries biberonnées aux comics, super-héros, et marques bien connues… Si aujourd’hui, on constate un revirement de la part de certaines galeries et foires d’art, qui mettent désormais en avant des artistes issus de la pop culture, et/ou qui s’en servent pour créer, le déclic est quand même long à venir en France (et quand on dit long… On a toujours des années de retard là-dessus par rapport aux US). MAIS, ne nous affolons pas : il existe un domaine issu de la pop culture que les français maîtrisent aussi bien que leurs homologues européens ou anglo-saxons… LE PRINT. Le papier n’est pas mort, les affiches sont un terrain de jeux sans fin pour les fanas de print. J’en suis, et j’en fais, depuis… Houlà, ça me rajeunit pas dis donc…

Tout ça pour dire que. Le blog se tourne vers le print, l’art et la pop culture, l’art urbain. My love forever quoi. Et pour fêter ça, je vous reposte ci-dessous un article paru il y a longtemps sur le blog…

Mark Ryden est l’un de mes peintres favoris. Déjà, je suis une grande fan du lowbrow / pop surréalisme, mais ce que j’aime, en plus, chez Mark Ryden, c’est le fait qu’il soit un inconditionnel des cabinets de curiosités et de l’histoire de l’art (passions dont on trouve de très larges traces dans son œuvre). Et j’aime voir les lieux de création, je trouve que souvent, la maison d’un artiste en dit long sur lui, et donc sur son œuvre. La maison de Mark Ryden (et de son épouse Marion Peck, artiste lowbrow également) est un véritable musée, à la fois de l’étrange et du kitsch, assez surchargé (ami du minimal chic, passez votre chemin), et délicieusement rétro. Une véritable merveille, où votre œil est sollicité de tous les côtés. Je rêvais qu’un magazine publie un article consacré à cette maison, qui est tout autant un chef-d’œuvre artistique que les peintures du couple qui y habite ! Et bien, le site internet L.A. Curbed, dédié à l’habitat, l’a fait !!! (l’article complet)… Je partage donc avec vous les photos de ce superbe reportage !

La maison détonne complètement dans le paysage : les Ryden-Peck habitent une rue de L.A. remplie de maisons de type années 50 aux couleurs pastels (genre Edward aux Mains d’Argent, voyez)… La maison est gris foncé, et paraît un peu austère…

Le jardin de derrière, rempli de superbes détails…Et cette piscine en forme de pagode chinoise !

 

L’entrée-salon, avec une ambiance plutôt asiatique.

La salle à manger, avec ses rayures roses et blanches de marchand de glaces…

L’escalier, en galerie de portraits et souvenirs…

Les toilettes sont bien sur prodigieuses ! Avec une belle collection d’Abraham !

 

L’atelier, pièce maîtresse de la maison, superbe je dois dire, si je pouvais avoir la moitié de cet espace, je serai contente !

Le jardin d’hiver, avec cette Sainte Thérèse monumentale veillant jalousement sur le bar…

La chambre du couple, très Conte des Mille et Une Nuits !

Une salle de bain. Si vous avez vu le film « Big Eyes » de Tim Burton, vous reconnaîtrez sans peine l’artiste qui a peint ses portraits d’enfants aux grands yeux…

L’artiste au travail… En plus de ses peintures, Mark Ryden fait aussi des sculptures et installations pour certaines expositions…

Le couple d’artistes…

Belle journée, et belles fêtes de Noël !