La Morgue / Septembre 2021

La Morgue, mais pas au sens où on l’entend communément. La Morgue est un terme utilisé dans les bureaux de rédaction des journaux et magazines pour désigner l’espace où sont rangées et classées les archives photographiques et les coupures de presse. Donc, sur ce blog, La Morgue représente des articles portant sur des choses que j’aime à un moment précis dans le temps (ici et maintenant). Il s’agit d’articles vous présentant des films, des éditions, des objets, des liens vers des choses à lire, etc… A vous donc de piocher dedans (ou pas d’ailleurs !) selon votre humeur… Enjoy !

La Morgue de septembre 2021, donc :

Acédie 58, une petite maison d’édition indépendante qui produit à la fois de la poésie, du son, du texte, de la photographie. C’est beau, original, designé, et j’adore !

http://acedie58.fr/

Les éditions Croatan font des choses… Intriguantes. Composé de plusieurs collectifs et artistes, notamment les Road Dogs ou KUK (dont les Road Dogs font également partis, oui, je sais, c’est compliqué les collectifs d’artistes), Croatan édite des sortes de « compte-rendus » aussi bien photographiques que graphiques et/ou textuels sur des interventions artistiques (le nomadisme artistique étant l’une des particularités de beaucoup d’artistes édités par Croatan). C’est une sorte d’univers cartographié si l’on peut dire, une forme d’immersion… J’ai notamment dans ma bibliothèque les deux numéros de la revue ALLTAR, avec la clé USB musicale du deuxième numéro, et ce sont de petits bijoux éditoriaux :

Vers Croatan Editions… Seul et énorme regret : les pins et les sacs sont out of stock…

J’ai découvert il y a peu l’éditeur de sons Frissons Cassettes… Certains titres sont audibles via bandcamp, et le support cassette est juste extra pour ce genre de son. Outre sa faible économie (pratique pour les jeunes éditeurs, souvent avec des ressources limitées), il possède en plus une aura « vintage » qui convient particulièrement bien aux OVNIs sonores… Direction Frissons Cassettes !

Via Disparate Librairie, j’ai également découvert le dernier disque vinyle « Ce qui rôde » de Brame (audible via bandcamp). Bel édition et sons semblant sortis d’ailleurs, je suis forcément attirée par ce type d’objet…

Une énorme découverte, dont je vais d’ailleurs parler dans ma thèse en en faisant une analyse qui s’avère ardue et passionnante : Una Hamilton Helle. Britannique et norvégienne, l’artiste travaille sur, en gros, tout ce qui constitue nos fondements culturels et les sens que nous donnons à ce qui nous entoure et aux endroits où nous vivons, vu par le prisme de l’art contemporain. C’est très très résumé, mais en gros, c’est ça. Parmi ces diverses projets se trouve Becoming The Forest. Ce projet s’articule sur la figure de la forêt mise en valeur au sein de la musique métal. Il fait donc appel à plusieurs médiums : un zine (trois numéros à ce jour, en anglais, le premier est sold out mais on peut le lire en ligne, ô joie !), une installation sonore, un flexidisc, une exposition solo, une publication regroupant plusieurs essais et textes sur le projet, et un livre auquel Una a participé pour l’iconographie notamment. J’adore son travail, que dire d’autre…

J’ai également découvert via Una le projet universitaire Green Letters Studies in Ecocriticism. C’est en anglais bien sûr, mais plusieurs textes sont intéressants, vous pouvez voir tout ça juste ici. Il faut s’inscrire pour avoir accès à certains textes, malheureusement d’autres sont payants (notamment celui qui m’intéressait : Ecology, Estrangement and Enchantment in Black Metal’s Dark Haven, ouiiiin)… Mais il y a certains articles que j’ai beaucoup aimé, comme :

Il y a aussi des notes de lecture passionnantes dans le sens où l’on peut trouver des pépites à acheter (je ne suis pas responsable de l’état du compte en banque après la visite…) :

Je fais actuellement des recherches sur la figure (presque humaine) de la maison hantée aux U.S.A., principalement de type « architecture victorienne », et j’ai trouvé des choses vraiment passionnantes sur le net à ce sujet :

Et, last but not least, j’ai découvert le travail de Juliette Miséréré… Notamment son mémoire intitulé « La maison était-elle un un support de mémoire et de légende ? » (le livret 3 m’a particulièrement plu, mais il y a aussi le 1, le 2, et quelque chose sur la maison hantée de Camille Flammarion…) .

Voilà, c’est tout pour La Morgue de septembre, en espérant de belles découvertes pour vous ! Je vous laisse avec deux previews de mon Inktober. Je me suis faite une liste avec quelques thèmes empruntés au drawlloween de Mab Graves (2019-2021), plus quelques autres de mon cru, et le tout est une suite de variations autour de la Vénus Anatomique…

Bilan partie III : Être gothique ou ne pas l’être… Déco weird, anatomie et livres mortels.

Il est relativement rare que je partage des photos de mon home sweet home, mais je vais faire une exception, car j’ai envie de vous montrer à quoi ressemble vraiment mon univers. Donc, là c’est plutôt des photos de l’atelier, car j’y passe les 3/4 de mon temps, mais c’est un bon aperçu de ce que j’aime, et notamment de ma passion pour les livres sur l’étrange, et l’anatomie…(pour les fans d’anatomie comme moi, je ne sais pas si vous avez déjà vu ça, mais les « classes » de Morbid Anatomy sont hyper intéressantes…)

Un mur. Vous y trouverez un singe (c’est une peluche très réaliste, je trouve qu’elle apporte un côté à la fois rassurant et étrange. D’ailleurs les parents qui me l’ont vendu l’ont fait car elle faisait peur au bébé…). Un (faux) crâne de vache, mais je ne désespère pas d’en trouver un vrai. Une vieille machine à écrire. Un (faux) squelette de rat (extra, période Halloween chez Flying Tiger Copenhagen). Et des cadres avec beaucoup d’images. Tous les cadres viennent de chez Emmaüs. Vous y trouvez plein de cadres très cheap et très peu cher, un coup de peinture noire et le tour est joué ! Il y a sur ce mur beaucoup de références punk, ou des choses qui me font penser au punk et en gros à l’esthétique de la marge : Vivienne Westwood, Martin Parr, Syd Shelton, et des expérimentations en photo argentique trouvées dans mon ancien lycée. Il y a aussi des photos faites par moi, genre l’atelier des beaux-arts en pleine pause café et désert, ou bien une photo d’installation au Palais de Tokyo…

Les panneaux d’accrochage au dessus de mon « gros bébé » (comprendre le dinosaure informatique et sa tour gigantesque sur lequel je réalise toutes mes éditions et autres productions artistiques, qui pèse une tonne, date du siècle dernier, n’a jamais été relié à internet, et est donc blanc comme neige…). On y trouve, en vrac, des images que j’aime comme cette femme suédoise habillée vintage avec ses piercings et son gros toutou, d’autres manipulations photos argentique, une carte postale de vertèbres photographiées par Charlotte Perriand, des cartes postales un peu mystérieuses, et les deux autocollants liés à la revue Alltar et au collectif KUK (par les éditions Croatan, c’est le chapeau de sorcier).

Ma bibliothèque est très riche en livres sur l’étrange :

Le premier étage que vous voyez est peut-être le plus représentatif de tout ce qui m’intéresse : symboles, magie, étrange, post-mortem, anthropologie de la mort, époque victorienne, photographie, graphisme et anatomie… Ensuite, je n’ai pas pu faire autrement que vous montrez l’un des joyaux de ma bibliothèque : l’anthologie Mark Ryden, parue chez Taschen… Presque à côté, le catalogue de l’expo Beauté, Morale et Volupté, qui fut un choc pour moi car je n’avais jamais vu de Rossetti, d’Alma-Tadema ou de Burne-Jones en vrai avant cette expo sublime… Ensuite, il y a l’étage avec tous les Michel Pastoureau (des livres passionnants sur l’histoire des couleurs, le noir étant bien sûr mon préféré), et également le fabuleux livre Taxidermie, sur l’utilisation de cette technique en art contemporain… L’autre étage blanc (oui j’ai un léger toc avec les couleurs des dos des livres, et le classement, vous aurez remarqué…) montre quelques indispensables sur la mort que je vous montre plus en détail après, ainsi que Diane Arbus et William Morris avec l’Arts and Crafts anglais… Et enfin, un petit nouveau, déniché chez Noz, avec beaucoup d’anecdotes incroyables, et où j’apprends l’existence d’un Musée du Folklore à Anvers…

L’anatomie tient une grande place dans la bibliothèque :

(Avec notamment cette petite merveille trouvée sur une brocante… Vous remarquerez que l’on montre tout l’intérieur de la femme mais que l’extérieur est asexué, c’est fort révélateur…)

Et now, mes livres favoris, avec notamment ceux qui m’ont bien servi pendant les rédactions de mes mémoires de M1 et M2 :

Trouvés sur une brocante, deux livres issus d’une collection sur l’étrange. Ici, c’est Sheridan Le Fanu, et franchement, la mise en page est très belle (ce violet, my god !), et ces petits dessins encadrant les numéros de pages… Un merveille ! (j’ai aussi pris le Mary Shelley)

Parmi mes magazines favoris se trouve Citizen K, dans lequel je trouve toujours des articles sur l’art et la culture populaire intéressants. Ce numéro, spécial Freaks, est une merveille…

Il y a aussi des choses comme ça dans ma bibliothèque, des pages et des choses abandonnées dans de vieux cartons ou dans des livres, et soigneusement archivées par mes soins :

Enfin, sachez que j’ai commencé à préparer Inktober… Je m’appuie sur les thèmes Halloween de Mab Graves, que je revisite façon Vénus Anatomique du XIXe siècle… Bon, par contre, il n’y en aura pas 31, c’est très long à faire. Je songe à en faire une édition après. Ci-dessous, des previews (détails) non encore colorisées.

Sur ce, je vous laisse et retourne à ma thèse,

Bonne journée

Bilan partie II : être gothique ou ne pas l’être…

Je continue sur ma lancée du bilan personnel… J’ai dit dans le précédent que je n’avais pas l’air d’une weirdos, ce qui est absolument vrai. Bon, je ne suis pas habillée en lolita, je suis presque toujours en noir, et parfois en bleu. Mais il y a bien longtemps que je ne m’habille plus très weird. Il faut dire qu’en France, les looks trop marqués peuvent parfois être un frein dans vos études, au-delà d’un certain stade (ce n’est pas forcément le cas dans les pays anglophones par exemple, prenez Matt Lodder, professeur d’histoire de l’art à l’Université d’Essex, couvert de tatouages et au look urbain très marqué… Bon, ok, il est spécialisé dans l’histoire du tatouage…). Et je suis en doctorat, donc, j’ai mis un frein depuis le début de mon master sur le look. Même si, parfois, j’ai de légères remarques (pas à l’Université) sur mon look plutôt urbain avec un soupçon de rock. Et encore, je n’ai toujours pas changé de coupe de cheveux ! Bref. L’apparence, cela peut être compliqué en France, surtout si on est gothique… Pour me venger un peu sur les images, voici ci-dessous un florilège des meilleures séries de photo de mode gothiques que j’avais postées sur mon ancien blog (c’est-à-dire il y a une éternité…)…

Stevie Westgarth

Michael Morrison

« Un conte d’hiver », une série photo dont je suis toujours perpétuellement amoureuse…

Je ne me souviens plus du photographe, mes excuses…

Antonella Arismendi

« La fureur du noir », par Mert Alas et Marcus Piggott, Vogue n°930, sept 2012 (un numéro ENTIEREMENT consacré au noir…)

En attendant la partie III du bilan,

Belle journée !

Bilan partie I : Être gothique ou ne pas l’être…

Celles et ceux qui suivent mes pérégrinations sur la blogosphère depuis pas mal d’années savent bien que je suis gothique. Ou que du moins, mes racines le sont. J’ai toujours eu une fascination pour tout ce qui est étrange, bizarre, hors-norme, noir, extrême. Je suis une weirdos, même si ça se voit pas. Le changement de cap de ce blog lorsque j’ai commencé mon doctorat ne m’a pas fait que du bien. Si mon master a été pour moi un vrai épanouissement graphique et intellectuel, bien que ma dernière année et mon mémoire, m’ait fait énormément de mal, cette épanouissement a nourri le blog. Ophélie, les cabinets de curiosités, les histoires macabres, etc… Mais depuis le début du doctorat, j’ai laissé un peu le noir de côté, et je le regrette. Je ne peux pas renier la gothique qui sommeille en moi, c’est impossible. Cela me titille au point que je vais relancer mes éditions là-dessus… Jeux de papiers, calques noirs, contes gothiques, XIXe siècle, histoire de la mort, rapport aux odeurs, idéal féminin romantique, post-mortem, maisons closes et Theda Bara sont les pierres d’angles de mes nouveaux projets éditoriaux. Il était donc logique pour moi que ce blog revienne à ces (mes) premières amours : le gothique, le sombre, le mystère et le weirdos… Ce bilan se divise en trois parties, et la première ici, où je vous propose un florilège des précédents articles les plus appréciés, à la fois par moi et par vous, fidèles lectrices et lecteurs…

Il y a eu la broderie gothique (pour plus d’images et les noms et liens, voir l’article, suivez le lien) :

Il y a eu Teagan White (pour plus d’images et liens, voir l’article, suivez le lien) :

Il y a eu Edith Holden (pour plus d’images et liens, voir l’article, suivez le lien) :

Il y a eu le Art Journaling (pour plus d’images et liens, voir l’article, suivez le lien), et je précise que je suis revenue sur mes propos, aujourd’hui je pense que tout créatif est un artiste en soi, mais ce terme désigne également une profession, régie par des lois spécifiques.

Il y a eu le Cabinet de Curiosités du Musée Flaubert à Rouen (pour plus d’images et liens, voir l’article, suivez le lien) :

Il y a eu Ophélie (pour plus d’images et liens, voir l’article, suivez le lien) :

Si les images de l’article originel ne s’affichent pas, je vous renvoie à mon board pinterest sur Ophélie…

A bientôt pour la deuxième partie du bilan,

Belle journée !

Les nouveautés de la collection/bibliothèque !

La collection s’est enrichie depuis plusieurs mois. C’est l’occasion de faire un tour d’horizon des dernières acquisitions et également de vous présenter quelques-uns des thèmes que je collectionne…

Le fanzine sur la photo Nowhere Fast, édité à Caen par Jérémy… J’ai acheté les numéros deux et trois (le 1 n’est plus dispo hélas), et Jérémy m’a envoyé gracieusement le numéro quatre, car j’ai écrit la préface (thème : la périurbanité). Vers le fanzine : https://fanzinenowherefast.bigcartel.com/

Un livre fort intéressant et que je n’avais pas, Under The Radar, sur la presse underground allemande de 1965 à 1975 (contestataire donc principalement). Seul hic : j’avais commandé la version anglaise… Et comme vous le voyez, j’ai reçu la version allemande… Heureusement que je me débrouille (avec un dictionnaire)…

Le volume 1 de la revue Zines, éditée par Samuel Étienne à Saint-Malo, et dans lequel j’ai une mini-publication : un diagramme présentant les méandres de ma recherche doctorales sur les zines… Et je vais avoir un article dans le volume trois ! La page : http://strandflat.fr/zines/

Dominique De Beir m’a très gentiment envoyé un petit colis, avec des éditions. Le principe de la première est génial : les pages des carnets de notes et croquis ont été directement scannées et imprimées, et le tout est recto-verso. Parfait pour rentrer dans la tête de l’artiste ! La deuxième est une sorte de catalogue d’expo, non relié, vous pouvez donc très bien afficher les pages (format A3 déplié). Merci Dominique ! (j’ai reçu ce colis suite à un colis de quelques-unes de mes éditions, envoyées à l’ESADHaR de Rouen, et qui font désormais parties du fonds « Éditions d’artistes » de la bibliothèque). La page : http://www.dominiquedebeir.com/

Quelques petites choses rapportées de Bécherel (village du livre). Sous un ciel assez bas et très grisou, et pratiquement sans visiteurs, c’était un plaisir de rentrer dans les librairies et bouquineries et dénicher des trésors… Et je ne suis pas peu fière de mes trouvailles !

Un livre fantastique sur les éphéméras liés au voyage du début du XXe siècle, avec plein de fac-similés (oui, j’adore les fac-similés…). Déniché dans le bac à soldes (1 euros) !

J’ai déniché deux numéros de Toiletpaper, la revue de Maurizio Cattelan et Pierpaolo Ferrari. Le truc complètement improbable et que je désespérais de trouver en bouquinerie… Ben voilà. Faut jamais dire jamais. Je suis complètement fan de cet univers grinçant, coloré, vintage, à l’humour noir décapant. Je vous conseille un tour sur le site de Toiletpaper (https://www.toiletpapermagazine.org/), qui vend aussi beaucoup d’autres objets tout aussi kitsch…

Et puis une revue, achetée uniquement pour l’interview de Wim Delvoye, dont je suis une grande fan devant l’éternel… (https://wimdelvoye.be/)

J’ai déniché il y a quelques temps déjà, lors de ma première visite à l’Emmaüs de Fougères, quatre numéros de L’Architecture d’aujourd’hui, début des années . Évidemment, j’ai sauté dessus, ils sont abîmés, mais peu importe : ce qui compte pour moi, c’est l’intérieur de ces merveilles. Hyper inspirant dans les mises en page, j’y vois les prémices du style post-punk industriel que j’aime tant (que je mâtine avec un peu de poésie)…

Et maintenant, un peu de « collections »… Je collectionne certaines choses en version papier : la typographie, les vieilles cartes postales, les goodies, etc… Et une partie de ma collection est dédiée à la nourriture. Surtout quand elle est vintage, moche et pas appétissante. C’est tellement inspirant pour moi ! Ci-dessous, une partie de cette collection…

Les dernières images sont une partie de ma collection de cartes postales dédiées à la nourriture. J’ambitionne notamment d’avoir toutes les spécialités des régions de France en cartes postales (j’ai déjà la Bretagne et l’Auvergne au complet). Les dernières cartes sont des plats fantaisistes (recettes au verso de la carte) par Hélène Souillard (allez voir son https://www.instagram.com/astaxanthine.cmjn/, c’est vraiment génial) et son comparse Jérémie Vauclin. Collectif Pâté & Croûte, je trouve ça génial… Vous aurez remarqué également que des photos de Martin Parr se sont glissées dans les cartes postales…

Sachez que je fais également collection des livres pour enfants vintage aux Éditions du Père Castor…

Et je suis bien sûr retournée plusieurs fois à Emmaüs depuis le temps… Voici mes petites dernières trouvailles :

Des cartes postales et des photos…

Un premier ensemble de livres… La Nuit Seule est un très joli livre entièrement fait de gravures (gravures + nuit, IN LOVE). L’Enfance de l’art est un livre pratique sur la manière d’appréhender l’art moderne avec les enfants, et je le trouve très très beau, avec beaucoup de jeux de polices et de motifs abstraits. Le vieux livre de cuisine anglais est allé rejoindre ma collection. J’aime particulièrement les photos en noir et blanc détaillant les mouvements à faire, avec ces différents jeux de mains…

Un livre qui vient rejoindre ma collection « anatomie et curiosités »! The Pictorial Home Doctor », un vieux livre anglais très abîmé, mais dont les planches en couleurs sont parfaites ! Il y a même comment préparer le biberon de bébé et les parfaits mouvements de gymnastique ^^. Et, en prime, les plats intérieurs et pages de gardes sont couverts de motifs médicaux dessinés, un truc de foufou à scanner et vectoriser !

Une avant-première : officiellement je ne les aurai qu’à Noël, mais je vous les montre quand même. Mon père m’a acheté deux maxi-33T du projet musical ENIGMA (voir page wiki dédiée : https://fr.wikipedia.org/wiki/Enigma_(musique), et la page Universal également : https://www.universalmusic.fr/artistes/30735623038), dont vous pouvez écouter quelques titres via Spotify ou Youtube.

ET, pour clore ce chapitre des achats Emmaüs, mon acquisition la plus chère de cette série : 5 euros. C’est une table vintage, je dirais entre les années 40 et les années 70, réalisée à la main. Elle est un peu abîmée, mais j’aime bien ces traces, elle a vécue quoi. Pour moi, cette table est lunaire, au sens premier du terme : ces formes sont lunaires, elle me fait penser à une éclipse… Bon, c’est peut-être moi qui hallucine complètement. Y avait un truc pas net dans les cacahuètes. J’en profite au passage pour vous montrer mon salon. Comme je suis locataire, les murs et le sol sont restés tel qu’ils étaient à mon arrivée. Après avoir déboursé plus de 100 euros de peintures pour le reste des murs (les gens ont vraiment des goûts bizarres, murs verts layette et orange 70s…), j’ai décidé qu’on allait arrêter les frais. Du coup, c’est resté bleu. TOUT BLEU. Murs et sol. Du coup, j’ai adapté la déco, ce qui explique les teintes bleues-vertes de ce qui est accroché. La planche de surf déco a été customisé par mes soins, il me reste encore le carré noir à faire. On peut admirer mon Chesterfield d’amour qui me suit depuis un bail maintenant… Ainsi qu’un quart de ma bibliothèque (vous pouvez voir que, comme The Home Edit, j’ai un toc avec le rangement par couleurs…). Et vous pouvez aussi voir que j’ai un puzzle Ramones qui m’attend… Bon, si j’étais propriétaire, il va de soi que les murs auraient été blancs, celui de la TV, noir, et le parquet, massif…

(En vrai, c’est pas vraiment le truc le plus cher que j’ai acheté. J’ai aussi déniché une paire de Pataugas montante en cuir grises-violettes, que j’ai acheté parce que « il n’y a pas les lacets, alors c’est 5 euros ». Et aussi parce qu’elles sont canons.)

Voilà pour aujourd’hui, je reviens très bientôt pour vous parler de mes dernières éditions, et du salon Wild Zine Saloon, le week-end dernier, auquel j’ai participé et qui m’a permis de découvrir plein de gens super cools et talentueux…

Mea Culpa (mais j’ai fait des achats !)

Mea Culpa, mea maxima culpa pour ce retard extraordinaire de publication. Bon, le doctorat me prend un temps fou, plus mes interventions à droite à gauche, plus les créations plastiques et éditoriales. Voilà. La vie quoi. Bon, et puis cette succession de « on confine-on-déconfine-on-reconfine-on-redéconfine-on-rereconfine-on-reredéconfine » n’a pas arrangé les choses. Mais bref. J’ai beaucoup de choses à vous faire partager, notamment tous mes derniers achats, les nouvelles entrées toute fraîches dans la collection !

Quelques cadeaux de Noël : le livre « Des Goûts » de Martin Parr (IN LOVE), qui va parfaitement dans une cuisine, un livre sur Dieter Roth édité par le FRAC Bretagne, le livre sur la collection de zines KIOSK (une mine d’or, et en plus, l’édition est très belle (je suis FAN de ces pages en dégradé de rose-violet), et un livre sur les affiches de Pierre Mendell, fort intéressant.

Un ensemble de cartes sérigraphiées, de Pierre Alferi et Jacques Julien, édité par Le Quartier (Centre d’art contemporain de Quimper), acheté au FRAC Bretagne.

J’ai acheté le catalogue de l’expo « Please Save the Date. Calendriers d’artistes », initiée par Marie Boivent à Lendroit Editions, à Rennes (2018). Lendroit est un endroit (ben oui) génial, Place du Colombiers à Rennes, à la fois galerie, maison d’édition et librairie. J’ai acheté ce catalogue via le net lors du deuxième confinement, avant Noël. Je l’ai reçu hyper vite (genre 48h après il était dans ma boîte aux lettres), et avec des goodies en plus ! Je collectionne les goodies : cartes postales, autocollants, etc. Ce catalogue est génial, car les calendriers d’artistes sont très méconnus, alors que c’est un médium très utilisé et vraiment très intéressant à utiliser (j’en ai fait un aussi d’ailleurs). Et la mise en page est très belle, autant au niveau typo qu’au niveau impression (la qualité du rendu des dégradés, my god). Franchement, je vous le conseille (en plus il est pas cher).

A la suite d’une intervention à l’INHA sur La Nourriture Imprimée, Nicolas Boulard m’a envoyé très gentiment l’intégralité des numéros du fanzine Specific Cheeses, édité par ses soins. Ce fanzine est à mon sens l’un des plus remarquables édité par un artiste : il va avec toute une réflexion conceptuelle sur le fromage. Pour en savoir plus, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site internet de Nicolas Boulard.

Je me suis payé le nouveau numéro de Club Sandwich, ainsi que le calendrier 2021, pour Noël. Forcément, il est consacré au chocolat. Je suis fan du travail d’Anna Broujean, autant artistique d’éditorial, donc il me fallait au moins un numéro de Club Sandwich. Je vous conseille d’aller faire un tour sur le site du magazine, qui est un mélange d’articles extrêmement fourni et documenté, à contenu plutôt sociologique, et des interventions artistiques. Ici, je vous ai mis la double page de Clara Prioux, dont j’adore le travail photographique-éditorial. Le calendrier est extra, avec ce parti prix hyper kitsch, que j’adore ! Il est actuellement sold-out, mais Anna prépare une édition dans le même style il me semble… A surveiller, donc !

La revue ALLTAR, dont j’ai acheté les deux premiers numéros, éditée par Croatan Editions, et écrite par le collectif KUK.

KUK est un collectif d’artistes du monde entier, qui se réunissent régulièrement (ou pas) afin de créer des évènements-performances, dans des lieux parfois étranges et souvent non-associés à l’image de l’art contemporain. Ils investissent les lieux, font leurs trucs, et repartent ensuite en évitant de laisser des choses sur leurs passages. La revue est là pour être un compte-rendu de ces performances, avec textes, images, etc. C’est vraiment un objet de recherche artistique, imprimé en risographie, et qui est vraiment un bel objet éditorial. Le numéro deux est livré avec une mini-clé USB, qui contient des sons et de la musique en prolongement de la revue. J’ai reçu le tout avec des goodies, précieusement conservés bien sûr (carte postale, autocollants).

Voilà pour le moment, bientôt de nouveaux articles, promis !

Souvenirs de Poitiers, Strasbourg, Rennes et Rouen

Deux articles en un. On est efficace ou on ne l’est pas.

Je me suis rendu (ok, c’était l’année dernière) à Poitiers dans un but précis, pour mes recherches académiques de doctorat : aller à la Fanzinothèque. Bon, autant vous prévenir, si vous ne connaissez pas le lieu : on peut y passer une semaine non-stop et ne pas avoir fait le tour de tout ce qu’il y a à y voir, tellement c’est foisonnant. Pour ne pas dire tentaculaire. Aussi, j’avais prévu le coup, vu que je n’avais qu’un après-midi à y consacrer, et j’avais potassé le site, afin de sélectionner les zines que je voulais voir et prendre en photo. Et bien sûr, à la Fanzino, vous pouvez acheter des choses. J’aime beaucoup fouiller dans les coins, débusquer THE truc extraordinaire dont personne ne veut plus, et en plus, il y a des petits prix…. Petit tour d’horizon de ce que j’ai rapporté (mon budget était limité à 50 euros, j’ai donc dépensé 50 euros tout rond, enfin d’après mes souvenirs. A moins que ce ne soit 40. Je sais plus. Bref)

Carte postale psyché de la Fanzino, et une sérigraphie dont je suis tombée amoureuse, de 58°Galbés. Comment ne pas ? C’est tramé, y a des palmiers, c’est bleu et orange, avec une forme faisant irrésistiblement penser à une planche de surf. La fille pas obsédée du tout par la Californie.

Le catalogue d’une ancienne expo de la Fanzino, sur des fanzines franco-québecois. Il y a des interviews, ce qui vient nourrir grandement ma recherche…

Outre des goodies, toujours les bienvenus (je vous ai dis que j’adorais les autocollants ?), voici THE badge. Vert, irisé-pailleté, avec une phrase qui me définit bien (outre les autocollants, je raffole des badges). Il a été fait par les petites mains de La Maculée Conception.

Une chose extraordinaire, qui a un peu souffert, mais que j’ai pris quand même. Il s’agit d’un ensemble d’images de maladies étranges et d’affections bizarres. Bon, c’est de l’anatomie, c’est légèrement tramée, et ça a été fait par le studio Les Editions du Parasite, que j’adore (le studio, pas le parasite). Détails ci-dessous, âmes sensibles s’abstenir.

Une vue globale de tout ce que j’ai rapporté de la Fanzino… Outre des petits goodies (cartes postales, flyers divers, autocollants) et des éditions d’artistes, j’ai acheté le livre de la Fanzino, Fanzinorama.

Et maintenant, direction Strasbourg. J’y étais en février, juste avant mon anniversaire, afin d’étudier le fonds « éditions d’artistes » du Centre de l’Illustration de la médiathèque Malraux (les rayonnages de la bibliothèque consacrés au design d’édition sont hallucinants, il y a TOUT), et notamment le fond très important Gfeller + Hellsgard (vous pouvez également aller faire un tour sur le shop Beuys on sale). Bien sûr, j’y suis resté deux jours, ce qui m’a également laissé le temps de faire un tour de ville (que je connaissais déjà), aller faire un musée, manger de la forêt noire (sans mentir, celle de Gruber est une tuerie, avec en plus des parts plus que généreuses, hum, et le resto est d’un kitsch extraordinaire, franchement prenez des photos !!!!). Et de compléter ma collection de livre Le Cabinet de l’amateur. Édités par les musées de Strasbourg, ces carnets purement visuels et en grands formats regroupent des images d’un même thème avec des objets provenant de tous les musées de la ville. Une belle idée, graphiquement superbe. J’en ai donc 5 à mon actif. Mon premier était celui sur les animaux albinos, le second sur les objets en os et en argent, et j’ai acheté celui sur les mains, la publicité et la boîte-en-valise de Duchamp. Mais il y en a d’autres…

Ensuite re-direction Rennes. J’ai pu enfin admirer durant un dimanche différents musées de Rennes, notamment le FRAC que j’ai adoré (et pas seulement parce qu’il y a trois éléphants Eames qui se balade dans le resto). Et la boutique de celui-ci est géniale, vraiment, il y a des tas d’éditions d’artistes, je voulais tout acheter !!!!!

Une vue d’ensemble de ce que j’ai rapporté du FRAC : les affiches A4 faisaient partie d’une installation et étaient en libre service, j’ai pris les deux formules. Outre des prospectus, j’ai acheté le Tract’ édité par Incertain Sens, le Journal Centre du Monde, édité par le FRAC et l’Association R1 (en fait, le Centre du Monde est une résidence d’artiste sur Belle-Ile-en-mer), et un livre de Didier Petit et Gilbert Mao, édité à l’occasion d’une expo à Saint-Brieuc.

Et maintenant, une page d’actualité :

D’abord, les nouvelles éditions qui sont entrées dans la collection ces derniers mois :

Au Centre de l’Illustration de Strasbourg, j’ai récupéré, outre un super dossier fort utile, deux zines qui, faute de personne à contacter, se retrouvent en libre service, gratuitement (il s’agit de La Crampe numéro 2, et de 8012). Il y a également deux livres que j’ai récupéré gratuitement aux Archives de la Critique d’art (le Géographe Inscrit des éditions Incertain Sens, et une édition Orange Rouge, réalisée grâce à un atelier avec des artistes et des ados, à l’occasion d’une expo aux Grands Voisins). Et bien sûr, il y a des exemplaires d‘Eau de Javel, très gentiment envoyés par Violette (on a fait échange de fanzines, à l’ancienne).

Au mois de mars, juste avant le confinement, j’ai récupéré pas mal de choses, qui définissent assez bien une énorme partie de ma personnalité (50% je dirais) :

A savoir mon amour du kitsch, de l’humour absurde, de l’architecture moderniste, de la typo et des paillettes. Vous mettez dans un gros shaker et ça vous donne des éditions qui vont bientôt sortir, Creamy, Ostalgia et Glama en tête. Ici, il y a un superbe cadeau de Catherine (du duo Force de Vente), le gros livre pailleté rouge (IN LOVE) qui est un récap du labo de recherche EDITH de l’ESADHaR de Rouen. En dessous, un mini-catalogue d’une expo de céramiques à Limoges, envoyé par Christelle, expo dédiée à la céramique de nourriture, c’est kitschoune à mort, j’adore. Le reste, c’est des flyers, glanés ici et là. On collectionne le papier ou on ne le collectionne pas. Point.

Le bureau du début du confinement. Einstein a dit : « On nous dit qu’un bureau encombré est signe d’un cerveau encombré. Mais alors, que faut-il penser d’un bureau vide ? » ET TOC.

Et puis il y a cette image. Lors de ma journée passée à la bibliothèque de l’ESADHaR de Rouen, qui est une petite mine d’or pour l’édition, au détour de pages tournées, je tombe sur cette image. C’est le coup de foudre immédiate, j’adore, c’est tellement 70s. Je l’aime tellement que je vais la faire imprimer en grand format et l’encadrer.

Voilà, un looooonnnng article avec beaucoup de liens !

Bonne journée mes paillettes !

Souvenirs de Brest

C’est honteux, je sais je sais… Mon dernier article date de février. Bon, j’ai une excuse : je suis surchargée de travail pour le doctorat : appels à textes, compte-rendus, rapport d’activité, création… Finalement, le confinement a du bon dans le sens où je suis obligée de rester chez moi, donc, j’ai plus de temps.

Comme vous connaissez mon amour extrême du papier et la collectionnite aiguë développée depuis 2005 pour tous les supports papiers gratuits ou peu cher, forcément, pendant mon CDD à Landerneau, j’ai rempli mon sac. Voici donc le butin :

Le livre Nord Sud Est Ouest est un catalogue d’expo, incluant les œuvres de SuperTerrain, Autonomes, C’est tous les jours les vacances et SuperBanco.

Le livre d’artiste rose s’intitule Love At First Sight, et vous pouvez voir d’autres choses sur danslecieltoutvabien. J’avoue que j’ai un poil craqué sur le rose… La carte verte va avec le livre.

Les deux autres cartes sont de Nathalie Bihan, et c’est Presto qui les a faites, en riso (note : Presto a malheureusement définitivement fermé. Une minute de silence pour tous les petits éditeurs qui ferment).

Le bagde avec les oeufs au plat (merci Cyrius !!!!!!!) est fabriqué par KUUUTCH, THE magasin de micro-éditions à Brest…

Pendant une journée parfaite à tous points de vue, j’ai fait le plein de cartes à Crozon et Morgat.

Les traditionnelles cartes de La Loutre, que l’on ne présente plus.

Une petite pub en passant pour le fabuleux concept-store Thé à l’Ouest de Morgat, qui fait 1/ Le meilleur chocolat chaud viennois de la côte brestoise 2/ la meilleure tarte aux noix de pécan 3/ les meilleurs scones salés au cheddar de toute ma vie.

Les très jolies cartes sur Crozon et ses environs sont disponibles au Thé à l’Ouest, elles sont imaginées par Marin Zhadok.

Et enfin, à Brest, j’ai craqué sur le travail de Pappus Editions. TOUT est fait à Brest, impression comprise, car ils conçoivent l’intégralité de leur travail. Cyrius a acheté l’affiche BOOM BOOM. Elle déchire. J’avoue que j’ai hésité, mais je me suis tapée sur les doigts « pas bien Alex pas bien t’achètes trop de papier ». Surtout que maintenant, elle est dispo en rose. Fluo. In Love quoi.

Voilà, bientôt de nouveaux article apparaîtront (un sur mes souvenirs de Poitiers, de Rouen, sur le salon Multiples de Caen… Et d’autres sur les côtés techniques de la micro-édition, et aussi sur mes dernières micro-éditions). D’ici là, portez-vous bien, évitez de trop sortir, mettez-vous aux fenêtres pour le soleil, faites du DIY, mettez-vous au yoga, faites la cuisine, lisez… Enfin, tous les trucs que vous n’aurez pas le temps de faire en temps dit « normal ». Profitez de ce temps confiné pour le mettre à profit, ce temps.

Belle journée

Souvenirs de Chartres et Paris…

Juste après la fin de mon CDD, début novembre, la décompression s’est faite durement sentir (faut dire que j’enchaîne direct avec un doctorat…). Donc, une semaine après ce fameux CDD qui m’a laissé sur les genoux (médiatrice culturelle, oui, c’est dur, certes, c’est passionnant, mais c’est vraiment dur et très très fatiguant, aussi bien moralement que physiquement et psychologiquement. Franchement, au bout d’une mission de plusieurs mois, je vous mets au défi de ne pas avoir envie de tuer la quasi totalité des visiteurs…), j’ai retrouvé une collègue médiatrice devenue amie (ça ce fut le point positif de cette mission, les amis trouvés pendant ces longs mois de stress. Dans la sueur nous sommes unis !) pour trois jours de décompression complète entre Chartres et Paris. Ce fut l’occasion notamment de faire le plein d’expos…

Bien sûr, il y a eu l’expo Charlotte Perriand à la Fondation Vuitton. Je n’aime pas tout chez Charlotte, et les modernistes ne me passionnent pas forcément au-delà d’une certaine limite. Il y a des choses chez eux que je n’aime pas, voire que je trouve difficile à vivre à la longue. Mais l’expo était vraiment superbe. Bon, c’était un peu blindé de monde, faut pas être claustro, car malgré la taille des salles, le monde peut être vite fatiguant… Mais vraiment très belle expo. Ma préférence va aux meubles organiques en bois, à la période japonaise (je suis pas objective, le Japon fait partie de mes passions), ainsi qu’au travail photographique autour des formes et de la matière que je trouve très très très inspirant…

Les photos de recherche de matières, associées aux meubles organiques en bois

Le pavillon sur l’eau, tout en bois, d’une beauté, simplicité et praticité extraordinaires

Le Japon

La période moderniste, plus connue

(j’avoue un énorme faible pour cette table basse…)

Et ensuite, après une pause croque-madame/frites/cookies-maison bien méritée (les françaises, c’est-à-dire les parisiennes pour les touristes, puisque visiblement toutes les françaises sont parisiennes dans leurs esprits, ne connaissent pas le régime, mot barbare signifiant un asservissement à la mode. Donc on boit du vin, du champagne, et on mange des croque-madame), visite de l’expo Otto Wagner à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine. Où il n’y a jamais personne ou si peu. Ce qui est fort dommage. L’expo était magnifique, mais enfin, je suis pas objective non plus sur ce coup-là puisque tout ce qui touche de près ou de loin à la Sécession Viennoise me passionne.

La mise en scène était très belle, couleurs superbes, efforts typographiques et reprises de motifs chers à Otto…

(les serpents notamment étaient de toute beauté !!!)

Et puis, comme elle était aussi gratuite, on a fait aussi l’expo sur les dessins d’architectes, qui était plutôt pas mal, on a vu de petites merveilles…

Josef Frank

Frank Lloyd Wright

Un projet de maison de Joséphine Baker par Adolf Loos… Elle est rayée, fatalement on adore…

(les photos des expos ont été prises par Cyrius, car je n’avais pas emporté mon reflex et la qualité photo de mon téléphone pique un poil les yeux… Merci Cyrius !!!)

Et ce que j’ai rapporté de mon séjour (ben oui, vous savez bien que je rapporte toujours du papier…)

Voilà, un condensé de trois jours de décompression réussie !

Belle journée !

 

Le Salon de la micro-édition « Multiples », à Morlaix

Comme j’ai raté le Marché Noir de Rennes de cette année (enfin, pardon, de l’année dernière), je me suis rattrapé avec le salon Multiples de Morlaix, qui a eu lieu en novembre 2019.

J’adore les salons de la micro-édition, je trouve toujours quelques petites choses à rapporter. J’y ai rencontré cette année Samuel Etienne, spécialiste du fanzine musical ! Ainsi que des collectifs d’artistes produisant de la micro-édition, et tout ceci était très intéressant. L’entrée au salon est gratuite, et je le précise car ce n’est pas toujours le cas. En tout, il y avait environ 70 exposants, ce qui n’est pas rien quand même par rapport à d’autres salons.

Voici donc mes trouvailles :

Une micro-édition du collectif Athanor (Rennes), ainsi que deux badges (Athanor également). Athanor est un collectif travaillant autour de la micro-édition sur des supports variés : livres, affiches, badges… Et en plus, des conceptions d’expositions autour du travail du collectif. J’ai trouvé ça très beau, avec une ligne éditoriale (si on peut appeler ça comme ça) très forte et cohérente… A suivre donc !

Le site d’Athanor : http://www.athanor-collectif.com

(ci-dessus, deux extraits du livre Oculus)

Un extrait d’une édition du collectif Lundi a Mal (Rennes, duo issu des Beaux-Arts). La couverture de l’édition est sur la première image ci-dessus. Il s’agit d’un concept assez intéressant : retravailler des images de comics américain, en leur apportant de la modernité, une nouvelle vision colorée, et en supprimant les textes (qui sont franchement mauvais la plupart du temps, en plus de véhiculer racisme sexisme, ils sont vraiment l’archétype du western). Cela donne une nouvelle vision de la chose, et je trouve cela très beau… J’aurais bien acheté d’autres choses, mais pas assez de sous…

Le site de Lundi a Mal : https://cargocollective.com/lundiamal

https://pierre-mace.jimdofree.com/

https://mariannerivierre.jimdofree.com/lundi-a-mal/

https://www.facebook.com/lundiamal/

Une affiche des éditions PPAF (Première Pression à Froid), qui n’est pas un collectif mais une seule personne, , qui travaille sur le tampon afin de créer un alphabet universel (le modulographe). Vous pouvez donc acheter des jeux de tampons pour imprimer vous-même votre propre alphabet, un fort joli concept qui n’est pas sans rappeler la conception de la typographie du Bauhaus… Mais PPAF ce n’est pas que des tampons, c’est aussi des livres et des affiches.

Le site ineternet de PPAF : http://www.ppafeditions.fr/

Un carnet ressemblant à un flip-book, issu d’un travail d’impression… Et comme il n’est pas signé, ben, je sais plus qui c’est !!!! (c’est malin, je sais)

Toutes les cartes prises et archivées consciencieusement dans un carnet spécial, qui ne cesse de grossir… Cela peut faire sourire, mais franchement, impossible de se rappeler de tout, et quand vous devez organiser un truc ou citer des sources, c’est bien pratique !

Outre ce que j’ai acheté, j’ai eu des coups de cœur pour le travail de :

Pauleen K, un beau travail de gravure sur l’architecture

Atelier Brume, micro-édition

Mathilde Seguin, gravure et architecture

Julie Aybes, de la photographie et de la micro-édition, très beau travail sensible

Voilà pour ce compte-rendu ! Bon, par contre, il pleuvait des cordes, c’est hyyyyyyper-pratique pour transporter du papier et des achats. Mais bon. Faut faire avec. La prochaine fois je prierai Toutatis.

Belle journée !