Souvenirs de Chartres et Paris…

Juste après la fin de mon CDD, début novembre, la décompression s’est faite durement sentir (faut dire que j’enchaîne direct avec un doctorat…). Donc, une semaine après ce fameux CDD qui m’a laissé sur les genoux (médiatrice culturelle, oui, c’est dur, certes, c’est passionnant, mais c’est vraiment dur et très très fatiguant, aussi bien moralement que physiquement et psychologiquement. Franchement, au bout d’une mission de plusieurs mois, je vous mets au défi de ne pas avoir envie de tuer la quasi totalité des visiteurs…), j’ai retrouvé une collègue médiatrice devenue amie (ça ce fut le point positif de cette mission, les amis trouvés pendant ces longs mois de stress. Dans la sueur nous sommes unis !) pour trois jours de décompression complète entre Chartres et Paris. Ce fut l’occasion notamment de faire le plein d’expos…

Bien sûr, il y a eu l’expo Charlotte Perriand à la Fondation Vuitton. Je n’aime pas tout chez Charlotte, et les modernistes ne me passionnent pas forcément au-delà d’une certaine limite. Il y a des choses chez eux que je n’aime pas, voire que je trouve difficile à vivre à la longue. Mais l’expo était vraiment superbe. Bon, c’était un peu blindé de monde, faut pas être claustro, car malgré la taille des salles, le monde peut être vite fatiguant… Mais vraiment très belle expo. Ma préférence va aux meubles organiques en bois, à la période japonaise (je suis pas objective, le Japon fait partie de mes passions), ainsi qu’au travail photographique autour des formes et de la matière que je trouve très très très inspirant…

Les photos de recherche de matières, associées aux meubles organiques en bois

Le pavillon sur l’eau, tout en bois, d’une beauté, simplicité et praticité extraordinaires

Le Japon

La période moderniste, plus connue

(j’avoue un énorme faible pour cette table basse…)

Et ensuite, après une pause croque-madame/frites/cookies-maison bien méritée (les françaises, c’est-à-dire les parisiennes pour les touristes, puisque visiblement toutes les françaises sont parisiennes dans leurs esprits, ne connaissent pas le régime, mot barbare signifiant un asservissement à la mode. Donc on boit du vin, du champagne, et on mange des croque-madame), visite de l’expo Otto Wagner à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine. Où il n’y a jamais personne ou si peu. Ce qui est fort dommage. L’expo était magnifique, mais enfin, je suis pas objective non plus sur ce coup-là puisque tout ce qui touche de près ou de loin à la Sécession Viennoise me passionne.

La mise en scène était très belle, couleurs superbes, efforts typographiques et reprises de motifs chers à Otto…

(les serpents notamment étaient de toute beauté !!!)

Et puis, comme elle était aussi gratuite, on a fait aussi l’expo sur les dessins d’architectes, qui était plutôt pas mal, on a vu de petites merveilles…

Josef Frank

Frank Lloyd Wright

Un projet de maison de Joséphine Baker par Adolf Loos… Elle est rayée, fatalement on adore…

(les photos des expos ont été prises par Cyrius, car je n’avais pas emporté mon reflex et la qualité photo de mon téléphone pique un poil les yeux… Merci Cyrius !!!)

Et ce que j’ai rapporté de mon séjour (ben oui, vous savez bien que je rapporte toujours du papier…)

Voilà, un condensé de trois jours de décompression réussie !

Belle journée !

 

Le Salon de la micro-édition « Multiples », à Morlaix

Comme j’ai raté le Marché Noir de Rennes de cette année (enfin, pardon, de l’année dernière), je me suis rattrapé avec le salon Multiples de Morlaix, qui a eu lieu en novembre 2019.

J’adore les salons de la micro-édition, je trouve toujours quelques petites choses à rapporter. J’y ai rencontré cette année Samuel Etienne, spécialiste du fanzine musical ! Ainsi que des collectifs d’artistes produisant de la micro-édition, et tout ceci était très intéressant. L’entrée au salon est gratuite, et je le précise car ce n’est pas toujours le cas. En tout, il y avait environ 70 exposants, ce qui n’est pas rien quand même par rapport à d’autres salons.

Voici donc mes trouvailles :

Une micro-édition du collectif Athanor (Rennes), ainsi que deux badges (Athanor également). Athanor est un collectif travaillant autour de la micro-édition sur des supports variés : livres, affiches, badges… Et en plus, des conceptions d’expositions autour du travail du collectif. J’ai trouvé ça très beau, avec une ligne éditoriale (si on peut appeler ça comme ça) très forte et cohérente… A suivre donc !

Le site d’Athanor : http://www.athanor-collectif.com

(ci-dessus, deux extraits du livre Oculus)

Un extrait d’une édition du collectif Lundi a Mal (Rennes, duo issu des Beaux-Arts). La couverture de l’édition est sur la première image ci-dessus. Il s’agit d’un concept assez intéressant : retravailler des images de comics américain, en leur apportant de la modernité, une nouvelle vision colorée, et en supprimant les textes (qui sont franchement mauvais la plupart du temps, en plus de véhiculer racisme sexisme, ils sont vraiment l’archétype du western). Cela donne une nouvelle vision de la chose, et je trouve cela très beau… J’aurais bien acheté d’autres choses, mais pas assez de sous…

Le site de Lundi a Mal : https://cargocollective.com/lundiamal

https://pierre-mace.jimdofree.com/

https://mariannerivierre.jimdofree.com/lundi-a-mal/

https://www.facebook.com/lundiamal/

Une affiche des éditions PPAF (Première Pression à Froid), qui n’est pas un collectif mais une seule personne, , qui travaille sur le tampon afin de créer un alphabet universel (le modulographe). Vous pouvez donc acheter des jeux de tampons pour imprimer vous-même votre propre alphabet, un fort joli concept qui n’est pas sans rappeler la conception de la typographie du Bauhaus… Mais PPAF ce n’est pas que des tampons, c’est aussi des livres et des affiches.

Le site ineternet de PPAF : http://www.ppafeditions.fr/

Un carnet ressemblant à un flip-book, issu d’un travail d’impression… Et comme il n’est pas signé, ben, je sais plus qui c’est !!!! (c’est malin, je sais)

Toutes les cartes prises et archivées consciencieusement dans un carnet spécial, qui ne cesse de grossir… Cela peut faire sourire, mais franchement, impossible de se rappeler de tout, et quand vous devez organiser un truc ou citer des sources, c’est bien pratique !

Outre ce que j’ai acheté, j’ai eu des coups de cœur pour le travail de :

Pauleen K, un beau travail de gravure sur l’architecture

Atelier Brume, micro-édition

Mathilde Seguin, gravure et architecture

Julie Aybes, de la photographie et de la micro-édition, très beau travail sensible

Voilà pour ce compte-rendu ! Bon, par contre, il pleuvait des cordes, c’est hyyyyyyper-pratique pour transporter du papier et des achats. Mais bon. Faut faire avec. La prochaine fois je prierai Toutatis.

Belle journée !

 

 

Le Voyage à Nantes de février 2019 (comment ça, j’ai du retard ????)

Tout d’abord, mes petits chats, je vous souhaite une très belle année 2020, remplie de toutes les choses que vous pouvez désirez. J’espère que vous avez passés de bonnes fêtes, que le papa Noël a été sympa etc etc. (je suis en avance pour les vœux, mais visiblement, wordpress n’a pas pris en compte la planification de l’article, donc, il sort maintenant…)

Les premiers articles de l’année 2020 sont des récap de mes derniers voyages (voyages français hein, trop occupée pendant l’année pour partir à l’étranger), avec les petites merveilles de papiers que j’ai pu glaner ici et là…

Tout d’abord, Nantes. Ouais bon, c’était en février. J’ai vécu un an à Nantes et je suis définitivement fan de cette ville. Mais comme je n’avais pas eu l’occasion d’aller voir ces très fameuses Machines de l’Ile, je me suis fait une journée nantaise… Les Machines, c’est vraiment extraordinaire, je ne comprends pas comment des personnes, dans le public, pouvaient être aussi blasée. C’est quand même une création extraordinaire, des animaux en bois et en métal qui font des mouvements si fluides qu’on les dirait réels !!! (deux ptites mémés derrière nous : « je ne comprends pas pourquoi les gens s’extasient, c’est juste des machines! », avec petite voix grinçante et nasillarde, twin-set et collier de perles. Beurk) C’est vrai qu’à l’heure du virtuel et des prouesse numériques du cinéma (Avatar…), ces machines peuvent sembler désuètes, mais elles ont un truc en plus. Elles sont RÉELLES. Et ça, ça n’a pas de prix….. Bon, j’ai une préférence pour le paresseux, mais je suis pas objective, j’adore les paresseux.

Ensuite, je suis allé à l’expo Rock au château des Ducs de Bretagne (très beau au demeurant). Bon, j’ai adoré la scénographie, le fait de pouvoir garder son gobelet (gobelet permettant d’écouter des pistes de sons et interviews dans l’expo), qui bien sûr est calqué sur celui des festivals. Il est dommage que l’on ne parle pas assez de supports papiers dans l’expo, des fanzines notamment, qui ont été très importants dans la propagation du rock nantais, punk notamment, je m’attendais justement à pouvoir en photographier plein. Mais dans l’ensemble, c’était une belle expo. Juste une bande d’ado braillard n’y connaissant rien, accompagnés d’un prof complètement dépassé, qui m’a un rien gonflé.

Et puis bien sûr, shopping, avec passage obligé par la boutique du Voyage à Nantes. Lorsque j’étais à Nantes, le Voyage existait déjà, mais il était beaucoup moins développé qu’il ne l’est aujourd’hui, et il n’y avait pas de boutique. Honnêtement, il a fallu que je me réfrène sur le papier, sinon, j’achetais toutes les affiches…

J’ai donc rapporté de Nantes :

De la boutique des Machines : une affiche (je suis fan de Led Zeppelin, d’où mon choix du Zeppelin, mais toutes les affiches sont magnifiques), deux badges (moi et les badges, c’est une longue histoire d’amour), quelques marque-pages avec les fameux dessins techniques des Machines (dessins de François Delaroziere), et des cartes postales également. Et des insectes en carton à monter. La librairie est démente.

La boutique en ligne des Machines : http://boutique.lesmachines-nantes.fr/fr/

De la boutique du Château, de sublimes cartes postales. Les animaux dans les teintes pastels (mention spéciale au chat sphinx, mon chat favori) sont de Delphine Vaute, qui avait exposé au Château une sorte de calendrier de l’avent en dessin nommé Ysabeau – Le jardin des songes. Malheureusement pas d’affiche, sinon j’aurais craqué !!!! Mais les cartes sont grandes et belles.

Le site de Delphine Vaute : https://www.delphinevaute.com

Les autres cartes sont de InkFactory, ce sont des sérigraphies. Là encore, pas d’affiches et c’est bien dommage, le poulpe (oui, en plus des paresseux, des loutres, des chats sphinx, je fais une fixette sur les poulpes. Ainsi que sur les méduses et les ratons laveurs. Bref)

Le site de InkFactory : https://www.ink-factory.be/

Mes souvenirs Rock : le flyer de l’expo, le fameux gobelet (j’en ai rapporté un pour mon père également, puisque je lui dois ma culture rock, très marquée 70s) et le badge, que je trouve vraiment sympa, en forme de vinyle…

La boutique du Château : http://boutique.chateaunantes.fr/

Le Voyage à Nantes : forcément, ma légère obsession des 70s me conduit à l’obsession du Bus Volkswagen… D’où la prolifération de ce motif chez moi (et encore, je me réfrène). Donc, la miniature officielle Volkswagen (ici, le modèle 60s, mais j’ai en orange le modèle 70s. Mon but étant d’avoir pratiquement toutes les couleurs. On se moque pas). Plus un tout petit tout mini-bus ! La grande carte avec le bus est de Docteur Paper. Ainsi que le porte-clé. Franchement « team beurre salé », à moi qui suis mi-bretonne mi-normande (c’est-à-dire mi-caramel mi-camembert, ceci est un slogan déposé officiellement), franchement, fallait pas me le dire deux fois !!!! Bon, j’ai résisté aux affiches Docteur Paper, qui sont superbes. Mais j’ai craqué sur le tote-bag gris sérigraphié par Appelle-Moi Papa (ceux qui m’ont vu cet été avec ont été unanimes : il est canon !), que je n’ai pas photographié mais voici ci-dessous une image extraite du site du Voyage à Nantes.

Le site du Voyage à Nantes (il n’y a pas de boutique en ligne malheureusement) : https://www.levoyageanantes.fr/

Docteur Paper : http://www.docteur-paper.com/

Appelle-Moi Papa : https://appellemoipapa.fr/

Voilà pour ce premier périple 2019, d’autres à suivre !

Belle journée !

 

 

Mise à jour du blog…

Mes petits choux, vous l’aurez remarqué, je ne suis pas très présente actuellement. Ce qui va s’arranger.

J’ai eu une grosse vague de fatigue qui m’est tombée dessus après la fin d’un CDD exténuant (enrichissant cela dit, et puis, je me suis fait des potes, et c’est pas si souvent… Bisous à vous mes chatons si vous me lisez !!!). Et puis le doctorat a commencé, après quelques galères administratives. Du coup, beaucoup de lectures, d’organisation, de voyages à préparer, tout ça tout ça.

J’ai retrouvé des exemplaires enfouis de mes premiers zines, donc, j’ai pas mal de photos à faire aussi, pour vous les montrer et changer la présentation que j’en ai faites sur mon behance (c’est par là)…

Vous remarquerez que j’ai changé la présentation du blog, et les liens également. J’ai tenté de faire des listes de liens en les séparant selon quelques principes de print différents, mais c’est loin d’être évident. Et bien sûr, d’autres liens vont bientôt arriver, j’en ai des cartons virtuels entiers… Je vous ferais également prochainement un petit récap des salons de la micro-édition où je suis allée.

Voilà pour les nouvelles, je reviens ici très vite !

Belle soirée !

La nouvelle broderie gothique

(cet article est une spéciale dédicace à Justine, l’une de mes collègues médiatrices supers sympas au FHEL de Landerneau, et qui fait de la broderie en mode F*CK)

Vous l’avez peut-être remarqué (ou pas), mais la broderie connaît actuellement un renouveau. Et là, je vous renvoie à mon article sur les artistes féministes qui se réapproprient la broderie, traditionnellement médium féminin dans les cultures d’Europe occidentale. Today, je suis particulièrement amoureuse de la nouvelle broderie à tendance gothique, à cause notamment des motifs. La plupart des brodeuses (oui, ce sont en majorité des femmes) sont douées en dessin, et cela se ressent dans leurs broderies. Les quelques artistes que je partage ci-dessous ont des styles très différents. Certaines font des broderies uniques, d’autres font des broderies téléchargeables, mais toutes ont des styles admirables. J’espère que cela vous plaira…

Adipocere (un classique, mais commençons pas le classique)

Your gothic granny (aka Rachel Dreimiller, des modèles téléchargeables vraiment sympa, dans un style très pur)

Fevernest (aka Elsa Olsson, artiste textile que j’adore) (et son tumblr)

Veiled Mirrors (aka Anna, dont j’adore à la fois les broderies, très mystiques, et aussi les collages, vraiment superbes)

Alifera (aka Alina Fera, dont tous les modèles sont téléchargeables)

Mila Rosha (brodeuse et dessinatrice dans un style glam goth et mystique)

J’espère que vous ferez de belles découvertes, il y a énormément de talentueuses brodeuses dans un style gothique…

Belle journée !

 

Teagan White, le nouvel art naturaliste…

Si vous aimez les cabinets de curiosités, l’anatomie animale, la taxidermie, les choses un peu étranges, le naturalisme, les voyages et les explorateurs du temps jadis (DANS MES BRAS !), bienvenu dans l’ère du « nouveau naturalisme ». Je ne sais pas si ce terme existe réellement, je l’appelle comme cela car je trouve que c’est le titre qui convient le mieux.

Avec le retour de la valorisation du fait-main, de la Nature, de la Déesse Mère, notre société, empreinte de paganisme diffus fortement teinté de rock’n’roll, voit naître depuis quelques temps des artistes travaillant sur la Nature : animaux, végétaux, créatures. Jessica Roux par exemple. Ou Teagan White, dans un style un peu plus « morbide » peut-être, ou un peu plus rock’n’roll justement. Il y en a plein d’autres, je pourrai faire une liste ! Leur maîtrise de l’aquarelle est extraordinaire pour moi. D’habitude, quand on dit « aquarelle », tout de suite viennent en tête des fleurs un peu gnangnan, des ribambelles de chatons, de chiots, des portraits d’enfants (qui font peur), des nus pas très vivants, des paysages pas très réussis, le tout saupoudré d’une niaiserie sucrée qui me fait grincer des dents. MAIS. Avant d’être un passe-temps pour retraités en mal d’inspiration (non non, je ne suis pas méchante, je constate que c’est ainsi), l’aquarelle fut le must pour les naturalistes. Facile à transporter et facile d’utilisation, elle permet bien des effets, à condition de la maîtriser. (et là, vous allez faire un tour sur mon article sur Edith Holden et vous comprenez) Moi, c’est pas mon truc l’aquarelle, je n’y arrive pas. Raison de plus d’admirer ceux qui font des merveilles avec cette pâte colorée à imbiber d’eau.

Comme Teagan White. Chez elle, j’admire déjà sa maîtrise du dessin et de l’anatomie animale, sans parler des végétaux, tout sauf gnian-gnian et très très réalistes. Plus cette ambiance un rien Art Nouveau. Il y a de l’art nouveau, du rock’n’roll, des animaux morts ou vivants, des motifs décoratifs. J’aime. Et, en plus, on peut acheter des objets Teagan White. Et en plus, elle fait aussi quelques zines, qui sont de toute beauté…

Sa bio dit que Teagan travaille sur la faune, la flore, avec un rappel du cycle vie/mort et de la coexistence homme/animal ou de la cruauté inhérente à la Nature. Elle a longtemps vécu dans le Midwest et la région des Grands Lacs, ce qui a influencé sans doute son travail sur la Nature. Actuellement, elle a déménagé dans l’Oregon, c’est sans doute ce qui a motivé l’apparition des oiseaux dans ses dessins. Elle travaille à l’aquarelle et à la gouache, et réalise parfois des commandes (voir plus bas). Elle est membre du collectif THE VACVVM (foncez voir leur insta, c’est de la tuerie), et elle réalise également des illustrations pour enfants.

Je vous laisse apprécier :

Des commandes :

Les zines :

Son site : https://www.teaganwhite.com/

De là, vous pouvez accéder aux réseaux sociaux, au shop, ainsi qu’au site de THE VACVVM (via la page bio).

P.S. : mardi prochain, je commence un CDD m’amenant jusqu’au 3 novembre, comme médiatrice culturelle pour la nouvelle expo du Fonds Leclerc pour la Culture (Landerneau), une magnifique expo sur les Cabinets de Curiosité (trop hâte !). Cela signifie qu’à partir de dimanche et jusqu’au 3 novembre je vais être coupée d’internet (déconnexion totale, ça va pas faire de mal). Ne vous étonnez donc pas si vos coms ne sont pas visibles ou si je n’y réponds pas. Je vous porte tous dans mon coeur, vous êtes des lecteurs adorables, et je vous retrouve donc en novembre. J’aurais commencé mon doctorat sur les zines, la vie sera belle, j’aurais plein de choses à vous montrer et plein de choses à poster. Passez donc de bonnes vacances, et on se verra peut-être à l’expo…

EDIT : En fait, je peux me connecter sur la wifi de mon hébergeur, donc, je peux continuer le blog pendant l’été (enfin, c’est en théorie, en pratique je vais sans doute être fatiguée…) !!! Donc, les commentaires sont ouverts !

 

 

José Naranja, ou l’art de vous dépiter de vos propres carnets de voyage…

Bon, vous avez sûrement déjà croisé des images de ces superbes carnets de voyage. J’adore les carnets de voyage (et je n’en fais jamais, vous comprenez le principe…), et j’adore en voir. Il en existe de très beaux, mais finalement, ils finissent par plus ou moins tous se ressembler, c’est assez rare de tomber sur quelque chose de vraiment original. Mais José Naranja a ce don du carnet de voyage, il en fait de petits livres ultra-détaillés, très précis. C’est peut-être pas le summum de l’originalité en matière de dessin, mais c’est assez beau car toute la page est parfaitement maîtrisée et ordonnée, la double-page est pensée comme une œuvre en elle-même, pouvant exister indépendamment des autres pages et du carnet en entier, c’est ça qui me plaît. Il utilise le même principe que pour tous les carnets de voyage : mix and match, dessin, collages, écriture.

A la base, José Naranja est ingénieur en aéronautique, peut-être que sa précision vient de là. Mais il a laissé tomber ce domaine pour se consacrer uniquement à ses carnets et donc, à ses voyages. A ce jour, 12 sont remplis, depuis 2005. L’aéronautique, ça mène à tout. Et il a n’a jamais pris de cours de dessin. C’est dépitant.

« À chaque page, je raconte ce qui m’arrive : idées, expériences, anecdotes… Chacune est complètement différente. L’histoire, c’est la vie et, dans la vie, chaque jour est différent. »

« Je le fais parce que j’aime ça. je n’ai jamais pensé à faire de l’argent avec ça. Les originaux ne sont pas à vendre. Je pense que je ne pourrai jamais me débarrasser d’eux. »

Instagram : https://www.instagram.com/jose_naranja/

Blog : http://josenaranja.blogspot.com/

Maintenant, vous comprenez pourquoi je ne fais jamais de carnets de voyage….

Belle journée !

Jimi Catanzaro, cet homme n’est pas un dinosaure… Et pourtant.

Il faut absolument que je vous avoue un truc inavouable : je suis fan des dinosaures. Ce sont des choses qui arrivent.

Et ça date, en plus (oui, je suis un dinosaure moi-même). D’abord, il y a eu Denver (Denver, le gentil dinosaure, c’est mon ami et bien plus encore. Hum. Voilà, je viens de perdre toute crédibilité). Enfant des années 80, bonjour. Et puis, il y a eu Jurassic Park. Enfant des années 80, ado des années 90, re-bonjour. Et puis…Il y a TOUJOURS Jurassic Park (ouais, avec les moyens d’aujourd’hui, c’est tellement plus simple de faire des dinos). Voilà. J’avais une collection impressionnante de dinos, de toutes les tailles et les couleurs, je connaissais même les noms par cœur (bon, ça c’était avant, à part quelques spécimens, les autres sont partis dans les limbes de ma mémoire). Depuis, j’ai revendu ma collection (ben oui, j’ai eu 20 ans, et ça a été la cata, aujourd’hui je regrette ma super collec’, ben oui, j’ai la trentaine, et c’est génial). Bref. Je suis TOUJOURS une grande fan des dinos, à mort devant l’éternel.

Et donc, Jimi Catanzaro. Ce mec dessine des dinosaure, et vous pouvez même acheter ses dessins sous forme de posters. Il est tellement doué pour cela qu’il collabore à pleins de livres, scientifiques ou non, sur le sujet. Et j’avoue, ses illustrations m’ont laissée sans voix… Mais vous allez juger par vous-même du degré de précision et de vie que ce as du crayon insuffle à ses dessins…

(Ok, ça c’est pas un dino, mais en plus d’adorer les dinos, j’adore aussi les poulpes, donc…)

(le retour du poulpe)

Son site/blog : http://jimmycatanzaro.blogspot.com/ (pas à jour depuis 2012, à l’époque il étatit étudiant, ça vous donne une idée du niveau d’exigence…)

Le twitter (plus à jour) : https://twitter.com/jimmysketchbook

L’Instagram (très à jour) : https://www.instagram.com/art_of_jimi/

Belle journée !

J’avais dit que je le ferais… Donc je le fais.

Derrière ce titre un rien étrange se cache un petit article sans images, une information dirons-nous.

Non, ce titre ne cache pas un énième article de développement personnel sur la procrastination, sur le fait de savoir dire non, sur le fait de créer de ses petites mains, etc.

Une mésaventure. C’était une fort désagréable mésaventure, dont je subis toujours les conséquences (c’est dire).

C’était il y a quelques mois, quelques temps. Un pote (ex-pote depuis bien sûr) vient me rendre visite. Jusque là, tout va bien. Il me demande s’il peut envoyer un mail depuis mon pc, vu que sa box a rendu l’âme et que c’est urgent. Jusque là tout va bien. Moi, bien sûr, je lui dis que oui, pas de problème. Jusque là tout va bien. Sauf que, c’est là que ça se gâte, j’avais complètement oublié de me déconnecter de mes comptes google / wordpress /etc. Il est reparti une petite demi-heure après et je n’y ai plus pensé. Jusqu’à ce moment fatidique où je regarde ma boîte mail le lendemain et je tombe des nues en recevant, soit un message de la part de blogueurs qui n’ont pas compris mon dernier commentaire, soit des messages d’insultes fort désagréables de la part d’autres blogueurs par rapport donc à mes derniers commentaires. J’ai rien compris. Et là, deux secondes après environ, ça a fait tilt. Ben oui. Monsieur avait profité de ma connexion wordpress pour poster des commentaires immondes sur les blogs où j’ai l’habitude d’aller (et qu’il connaît, puisqu’il les lit aussi, mais sans jamais commenter, ben tiens). Et j’ai passé des heures à m’excuser en racontant des dizaines de fois ma mésaventure.

Sauf que, depuis, il y en a qui me snobent. Ils ne m’ont pas cru certainement. Comme Saint-Thomas, ils ne croient que ce qu’ils voient sans doute. Je ne peux pas prouver évidemment, puisqu’il s’est servi de mon compte wordpress. Donc, maintenant, il y a des tas de personnes (enfin, une petite dizaine) qui pensent que je suis une raciste égoïste et immonde, qui parle sans savoir, qui donne son avis sur un truc qu’elle ne connaît pas, et ce, sans m’avoir JAMAIS rencontré. Bon. Je ne peux pas passer mon temps à m’excuser, mais quand même ça m’a ouvert les yeux sur un truc : les gens ont tendance à juger sans connaître. Ce qui n’est pas, franchement, une preuve d’intelligence. Pourquoi est-ce que j’aurais écrit des trucs pareils (certains ont fait l’effort de me mettre les dits-commentaires en copié-collé dans leurs mails, c’est franchement immonde ce qui est écrit), pour ensuite inventer une excuse étrange et improbable ? Cela n’a aucun sens (enfin pour moi). Alors, si vous faites partie des blogueurs qui ne m’ont pas cru, qui me font la tête, ne me répondent plus ou sont hyper froids avec moi depuis cette mésaventure, eh bien, sachez que je ne m’excuserai plus. Si vous pensez que je suis assez stupide pour inventer une histoire pareille, c’est que vous vous faites une opinion de moi alors qu’on ne s’est jamais rencontré. Ce qui veut dire que vous jugez sur du virtuel, ce qui est absurde pour moi. Est-ce que je vous juge par rapport à ce que vous écrivez ? Non. Le blogging est pour moi un partage, pas une tribune, donc je ne juge pas la personne qui blogue sur ce qu’elle écrit, même si je ne suis pas toujours d’accord avec ce qui est écrit. On a toujours une très bonne raison d’écrire ou ne pas écrire, aussi, comme je ne connais pas ses raisons, je ne juge pas. Or là, j’ai vraiment l’impression, vu l’ambiance que je reçois en commentant des blogs, que vous me jugez sur quelque chose que je peux jurer ne pas avoir écrit. Étonnée d’être condamnée si vite, j’ai donc décidé que je ne posterai plus que de rares commentaires, chez ceux qui m’ont cru (merci les gens !!!). Les autres, tant pis (je ne peux gaspiller du temps et de l’énergie à m’excuser pour un truc que je n’ai pas fait).

Il m’est déjà arrivé d’être battue froid par des « collègues » (au sens large), dans la real life. Pour quelque chose, un ptit mail que j’avais écrit. Je me doutais bien pourquoi cette froideur, sauf que pas un n’a eu les « balls » de venir me le dire en face. Peut-être une mauvaise conscience ? Lorsque l’on décide de faire un truc qui concerne le groupe sans tenir compte de l’avis de ce groupe au complet, ça s’appelle de la dictature. Or, on vit en démocratie, et celle-ci s’applique à tous les groupes, y compris les classes. J’ai juste envoyé un mail informatif spécifiant qu’il était anormal de prévoir un truc pareil sans tenir compte de la vie (l’avis) de chacun. Ce qui est vrai, en plus. Et je ne regrette rien. Parce que battre froid quelqu’un sans avoir le courage de lui dire en face pourquoi, c’est de la bêtise humaine. Pas de temps à perdre avec ça.

Voilà, c’était une petite mise au point qui soulage. Les programmes vont reprendre le cour normal des choses.

Ah si, une dernière chose : mon projet de thèse a été accepté. YOUHOUUUUUU !!!!!!

Belle journée !

Boris Servais, la micro-édition made in Germany…

La culture de la micro-édition est différente selon le pays où vous vous trouvez. Elle foisonne et pousse à peu près partout dans le monde, alors on va rester européen pour simplifier ici le panorama. En France, c’est littéralement hyper foisonnant. La micro-édition, qu’il s’agisse de livre, d’affiche ou autre fanzines, y est vraiment très importante, et la nouvelle culture du DIY (plus ou moins imposé mais ça c’est un autre sujet) arrange bien les choses. Un livre, une affiche, une gravure, c’est assez simple à faire tout seul, mais en étant sous-équipé, vous pouvez réussir à faire quelque chose de bien. Et surtout, c’est immédiat ou presque. Cette culture de l’urgence a trouvé son apogée dans le fanzine, mais là n’est pas le sujet aujourd’hui./

Boris Servais est allemand, vis à Aix-La-Chapelle. Si la micro-édition est foisonnante en France, elle y est encore un peu souterraine, car malgré des manifestations dédiés et quelques expos, elle ne trouve pas encore sa place réelle dans le monde de l’art dit officiel. En Allemagne, la micro-édition a plus de chances : elle est reconnue comme pratique artistique à part entière et a donc une visibilité beaucoup plus grande qu’en France par exemple, elle n’est pas réellement underground ou souterraine. Boris Servais fait donc du dessin, de la peinture, des estampes, et des livres. J’aime beaucoup son style, entre vintage et contemporain. Je remarque aussi avec surprise que son trait est proche du mien : il dessine avec des traits comme si ce dessin était une gravure…

Boris est l’un des membres du collectif allemand et belge La Poste Aérienne, composé d’artistes-graphistes travaillant en priorité l’illustration, le dessins, les gravures… Il est aussi l’initiateur du festival de l’illustration de Cologne (Illustratoren Festival), et donne des cours dans diverses institutions.

Son site : http://boris-servais.com/

Instagram : https://www.instagram.com/borisservais/

Son blog de Travelbook  : https://bs-travelblog.tumblr.com/

Quelques expos du collectif Poste Aérienne :

Belle journée !