La morgue de décembre

Dernier article de l’année 2022. Elle est passée très très vite, mais ça je suppose que c’est à cause de la thèse à rédiger, les déménagements, les décès, etc. Bref. Je ne serais pas fâchée de commencer 2023… Je ne fais jamais d’articles retraçant ce que j’ai posté sur le blog durant l’année, donc ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer ! ^^

Par contre, je vous ai concocté une Morgue de Décembre qui vaut son pesant de cacahuètes grillées au chocolat (un reste des fêtes de Noël)… Tiens, d’ailleurs, j’espère que vous avez passé de bonnes fêtes, que vous avez bien mangé, et que le papa Noël vous a apporté des trucs sympas… Je sais que Noël n’est pas facile pour tout le monde : les repas interminables en famille avec des tas de gens qui n’arrêtent pas de vous demander « alors c’est quand les bébés ? » « Pourquoi tu manges pas de viande, c’est trop bon la dinde ? » « C’est quoi être vegan tu manges des graines ? » « Et t’as un copain en ce moment ? » « C’est sur quoi déjà ta thèse ? » « Pourquoi tu travailles pas en même temps ? » « T’écoutes vraiment des trucs bizarres… » « Tu pourrais un peu moins te maquiller ? » « Tu sais, t’es plus ado, tu pourrais laisser tomber le côté gothique… »… Les cadeaux que tu ouvres alors que tu sais pertinemment que cela ne te plaira pas. Les ambiances minables parce que machin a voulu parler politique. Les gens qui ont trop bu et qui deviennent insupportable. Le fait d’être obligé de parler à des gens. Et de passer quelques heures, voire quelques jours avec des gens que l’on ne connaît que très peu, qu’on n’apprécie pas, et qui se fichent de toute façon de ce que tu peux penser ou aimer. Bref. C’est pas simple. Chez moi, on a résolu le problème : on ne fête JAMAIS Noël avec le reste de la famille (les oncles, les tantes, les cousins et tout le reste). Parce qu’on ne voit pas l’intérêt de passer des heures avec des gens qu’on n’aime pas plus que ça, juste parce que « c’est la tradition ». Fuck les traditions. Noël étant sensé être une fête heureuse, pourquoi on la gâcherai avec des gens ???? Si votre truc, c’est de passer Noël en hermite au coin du feu avec votre chat et un chocolat, et des tonnes de livres, c’est parfait, faites-le. Bref. Je compatis pour tous ceux qui n’ont pas passé de bonnes fêtes, pour X raisons. Cœur sur eux. Et bien sûr je n’oublie pas que le monde ne tourne pas rond. Mais si je m’en préoccupais tout le temps, je ne penserais jamais à moi et potentiellement à mon bien-être. Le mental est déjà très malmené pendant cette fichue thèse, je ne vais me torturer tout le temps en plus pour le reste du monde. Donc, j’y pense, j’agis à mon niveau, mais oui, pas tout le temps, et pas pendant Noël (sauf pour ce que je mange et ce que j’offre comme cadeau, et ce que je demande). Bref.

Revenons à cette morgue de décembre. Y a du lourd… Let’s go.

Je suis tombé il y a un peu plus d’un an sur l’insta de Capture Rabbit (@capture_rabbit). Je ne sais pas du tout comment elle s’appelle, etc, mais j’adore ces photos (c’est de la PAO on est d’accord, mais c’est diablement bien fait !). J’aime ses ambiances, mystérieuses et glauques, et parfois drôles aussi…

Landscapes in wool, c’est l’atelier d’Eugenie. Elle réalise des tapis, tentures avec des peaux de moutons cousues entre elles. C’est à la fois doux et sauvages. Et, parce qu’on n’est pas chez Ikea, c’est réalisé de manière respectueuse : les laines proviennent de races rares de moutons qui ne perdurent que grâce à des petites groupes de bergers et éleveurs. La laine n’est pas tondue spécialement pour la marque. Les moutons sont élevés à l’air libre, en pleine nature. Et elle n’utilise aucun produit chimique sur les peaux, y compris pour le lavage. @landscapesinwool, et également https://www.landscapesinwool.com/sustainability

Le bar-resto Purgatory, à Bordeaux, est sans doute l’un des plus beaux que j’ai vu dans le style néo-gothique. Et en plus, il est fun et bien pensé, et ça donne envie d’y passer ! @purgatorybdx

Le zine SCHUK est : trop beau, bien fait, parfait ! Il parle du folklore, et est édité par Matt Willis et son guide spirituel Ada Nemesis. @suck_zine

Par hasard, j’ai découvert via insta les créamiques Tad & Niam, et j’adore, c’est juste parfait ! Allez jeter un œil, c’est vraiment trop beau (les couronnes d’épines, my god…) @tadetniam.ceramiques

Audrey Basset est THE concoctrice de recettes vegan ET rock’n’roll. Franchement, je n’ai jamais vu son livre de recettes, mais si j’en crois son insta, tout cela a l’air merveilleusement trop bon ! @sefairefood

Vous le savez sans doute maintenant, j’ai un peu de mal avec l’aquarelle, sans doute parce que je ne la maîtrise pas. J’admire donc d’autant plus les personnes qui s’y risquent, et surtout lorsqu’elles réussissent à en faire quelque chose de très fort. C’est le cas de Michelle Avery Konczyk, qui officie sous le pseudo Velvet Mush. Comment dire, c’est… Beau. Entre les ex-votos, l’art thérapie, les « lover’s eye » anglais romantique, la prouesse technique, et cette façon qu’elle a de relier plusieurs éléments. C’est beau et dérangeant à la fois… @velvetmush. Elle fait également un challenge spécifique sur les yeux sur insta, via le #velvetmusheyechallenge…

Maintenant, une section « spéciale linogravure », parce que je suis tombée amoureuse de plusieurs créations…

Lacey Law est une linograveuse extraordinaire. Je n’ai même pas de mots assez forts pour décrire un travail absolument magnifique, extrêmement précis, et qui demande des heures de travail… Lacey Law a récemment monté un atelier d’impression avec sa comparse Mother of Fools et qui s’appelle The Cardinal Hand. Elles ont d’ailleurs un tote-bag dédié qui est vraiment pas mal du tout :

C’est par là que ça se passe : @laceyolivialaw, @laceylawprintarchive, @thecardinalhand, et également @somedaystatto (oui parce qu’elle est AUSSI tatoueuse, je ne vous parle même pas de la beauté des dessins…)

Laudanum Noir, dans un style plus gothique mâtiné d’art nouveau. Autant dire que j’adore ! @laudanum.noir

Dans un tout autre style, Sophy Hollington. Plus marqué par les années 70 et le psychédélisme, et plus coloré aussi. Les lettrages sont à tomber… @sophyhollington

Et maintenant, pour finir, quelques livres sur lesquels je suis tombée lors de recherches universitaires. Ce sont donc des livres « sérieux » que vous pouvez citer sans peine dans un texte académique. Je dis cela car c’est tout sauf évident, lorsque l’on aborde certains sujets, de trouver des références dites « sérieuses » c’est-à-dire recevables dans un cadre universitaire. Aussi, je suis toujours à la recherche de ce type de livres…

« The Darkened Room, Women, Power, and Spiriritualism in Late Victorian England », de Alex Owen. Une mine d’or… Bon, faut pouvoir lire en anglais, je vous l’accorde. Mais je trouve souvent que les textes académiques anglais sont plus faciles à lire que les français…

« Radical Spirits, Spiritualism and Women’s Rights in Nineteenth-Century America », de Ann Braude. Un classique, vraiment, un texte d’ailleurs reconnu comme fondateur dans son domaine.

« Fashioning Gothic Bodies », de Catherine Spooner. Très belle étude sur ce style difficile à aborder.

« A New Heritage of Horror, The English Gothic Cinema », de David Pirie. Un must pour tous les amoureux de la Hammer (comme moi).

« Dressing Dangerously, Dysfunctional Fashion in Film », de Joanathan Faiers. Franchement passionnant, et très fouillé !

« The Lure of the Vampire, Gender Fiction and Fandom from Bram Stoker to Buffy », de Milly Williamson. C’est un très bon texte sur l’importance du genre dans les récits de vampires, et son impact sur les fans.

« Voyantes, guérisseuses et visionnaires en France 1785-1914 », un texte extraordinaire de Nicole Edelmann sur le pouvoir des femmes du peuple de cette période en France.

« Horror Film Aesthetics, Creating the Visual Language of Fear », de Thomas M. Sipos. Un excellent décryptage des caractéristiques formelles spécifiques propres au film d’horreur.

Et mon rêve : « Gothic, Dark Glamour », le catalogue de l’exposition du même nom s’étant déroulée aux USA… Sous la direction de Valerie Steele. Voici un lien vers une page dédiée à l’exposition : https://www.fitnyc.edu/museum/exhibitions/gothic-dark-glamour.php

Et voilà ! On se retrouve l’année prochaine, avec beaucoup de belles choses ! D’ici là, je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année, et portez-vous bien !

Belle journée

Inktober 2022 (bilan toujours aussi tardif)

Bonjour bonjour. En ce dimanche matin, voici le bilan (qui est toujours aussi tardif) de l’inktober 2022. Je suis très en retard dans mes publications mais entre octobre et novembre, la situation familiale est devenue très compliquée. Ma grand-mère et mon oncle sont décédés à quelques mois consécutifs, il a donc fallu nettoyer, vider, trier tout ce que contenait la maison familiale pour pouvoir la vendre… C’est une situation difficile, tant sur le plan physique que psychologique. Même si je n’aimais pas vraiment ma grand-mère, la manière dont elle est morte m’a fait de la peine, et pareil pour mon oncle… Quand à la maison, elle était devenue un désastre ambulant… Vous voyez les émissions de télé-réalité faisant intervenir des équipes de nettoyeurs professionnels ? Eh ben, c’était ça. Avec le moisi, les mouches, les asticots, les toiles d’araignée digne du château de Dracula et les odeurs… (j’espère que vous n’êtes pas en train de bruncher…). Voilà. Plus la fin de rédaction de thèse (faut que je me lance dans la mise en page). Plus le fait d’être passée de 80 mètres carrés utilisés à 10 mètres carrés archi-remplis, qui a pour effet de me bloquer complètement au niveau artistique. Plus les TD des masters 2 qu’il m’a fallu assurer (ce que je ne regrette pas, ils sont doués et sympas)…. Voilà. Compliqué tout ça.

Ah, et j’ai remarqué quelque chose : apparemment, présenter ses condoléances, cela ne se fait plus… Lorsque j’ai envoyé quelques mails pour prévenir des décès et donc expliquer mon léger manque de réactivité pendant deux semaines, on m’a répondu, mais sans me présenter de condoléances. Genre, on s’en fout. J’aurais mieux fait de m’abstenir, tiens. Je remercie ici les quelques rares personnes qui m’ont apporté leurs soutiens via les réseaux sociaux. Un peu de compassion, même minime, ça fait toujours chaud au cœur. Gros cœur sur elles.

Bon, c’est pas tout ça, j’ai un Inktober à présenter. Cette année, je me suis dit que j’allais revenir à mes fondamentaux : Hammer, Gothique, Folk, Horror, Creature. Le tout, fait entièrement à la main, sans colorisation par photoshop (comme je l’avais fait l’année dernière avec mes Vénus Anatomiques de l’inktober 2021). Mais je n’ai pas tout fait, j’ai été sélective. Je me suis basée en partie sur le #mabsdrawlloweenclub2022 de Mab Graves et le #allhallowsartchallenge de Mary Syring et Caitlin McCarthy, dont j’adore les dessins… Du coup, j’ai fait 9 dessins sur 31, ce qui, compte tenu de ma situation et des 10m² dans lesquels je vis actuellement, est un tour de force pour moi !

Spooky Self-portrait, thème de Mab Graves

Glampire, thème de Mab Graves. J’ai réalisé une image de la performeuse Viktoria Modesta, qui incarne pour moi à la perfection un glampire de science-fiction.

Witch Wednesday, thème de Mab Graves. Mercredi fait partie des classiques pour moi. Je n’ai pas encore commencé la série Tim Burton/Netflix, mais c’est prévu pour aujourd’hui !

Lagoon Creature Feature, thème de Mab Graves. Ce thème m’a fait penser à la Vouivre, cette créature mi-femme mi-serpent. Elle est liée à l’élément eau, et selon les régions de France, elle préfère les marais ou les rivières et les lacs. Elle était donc la créature du lagon rêvée pour moi ! Deux liens vers la vouivre : https://val-suran.net/legende-de-la-vouivre/, https://fr.wikipedia.org/wiki/Vouivre

Game of Bones, thème de Mab Graves. Au début, j’ai bien sûr cherché comment faire un rappel au Trône de Fer, et puis, de fil en aiguille, le Trône de Fer m’a fait pensé à Hamlet et cette fameuse scène du crâne. Une histoire de jeux de pouvoir en quelque sorte. Et bien sûr, j’ai remplacé Hamlet par son équivalent féminin, qui n’est pas sans rappeler des personnages féminins du Trône de Fer avides de pouvoir ou se laissant dévorer par lui.

On passe au challenge initié par Mary Syring et Caitlin McCarthy. J’en ai retiré quatre thèmes. Ici, le thème Vampire Bride. La rose sanglante est une allusion aux affiches du film de Vadim Et Mourir de Plaisir (également nommé Le Sang et la Rose selon les pays)…

Hammer Horror, thème de Mary Syring et Caitlin McCarthy. J’ai imaginé ici une affiche d’un film de la Hammer qui aurait pu exister, La Femme-Serpent. Librement inspiré de la nouvelle de Bram Stoker « Le repaire du ver blanc »… Cela rappelle un peu la Vouivre d’ailleurs…

Gothic Horror, thème de Mary Syring et Caitlin McCarthy. Je me suis bien amusée à réunir dans une même image tous les poncifs du genre littéraire gothique : château hanté, pleine lune, chauve-souris, chandelles, et femme fatale. Le tout se déroulant bien sûr au XIXe siècle, LE siècle du néo-gothique et des frissons d’horreurs !

Et mon dernier dessin : Folk Horror, thème de Mary Syring et Caitlin McCarthy. Je me suis ici inspirée d’un classique des folk horror movies : le film soviétique VIY de 1967, avec cette superbe scène de larmes de sang…

Et maintenant, parlons matos, voici une petite présentation de tests et de produits utilisés ou non pour cet inktober…

Mes encres sont toujours de deux marques : la JAX pour le noir et les ROHRER pour les couleurs. Ici, je n’ai utilisé que de la JAX pour le noir. Ma bouteille étant très vieille, le noir pur n’y existe plus : il est tombé en masse informe et dure au fond de la bouteille, ce qui m’arrange ici. Je n’ai pas à le diluer pour faire du gris, il est déjà gris. La JAX est parfaite pour faire des beaux noirs et dégradés de gris, très intense.

Les RHORER colorées sont chères, mais d’une qualité exceptionnelle : ce sont des encres à pigments, il faut donc secouer la bouteille pour bien mélanger le tout, mais vous pouvez aussi jouer avec avec ce mélange selon l’intensité à obtenir. Elles se prêtent bien aux effets. Ci-dessous, des tests sur papier avec les noms des différentes couleurs :

La couleur BISTRE est particulièrement belle : elle tire sur le violet, et les effets sont très beaux…

Et puis bien sûr, les rouges et les aplats de noir sont faits au POSCA, et le dessin en lui-même au feutre noir PAPER MATE (deux points différentes).

Pour le papier, j’ai utilisé un grand carnet à spirale A3 qui vient de chez Flying Tiger Copenhagen. J’avais peur que l’encre ne file dans la trame du papier et déborde partout, vu que c’est un papier recyclé, mais en fait, il ‘est révélé parfait : absorbant sans aller jusqu’au papier aquarelle, franchement pas mal du tout, mais je le déconseille pour les effets humide sur humide, il aura du mal à tout absorber.

Voilà, j’espère que cet inktober vous a plu,

Belle journée !

Le Château d’Eu, un rêve néo-gothique…

Le Château d’Eu abrite un musée, et pas des moindres : le musée Louis-Philippe. Si vous vous intéressez un peu à l’histoire de France et que vous suivez le blog depuis un petit moment, vous savez que Louis-Philippe, c’est une époque néo-gothique par excellence. Donc, ce musée c’est un peu THE PLACE TO BE, si vous vous voulez vous immerger dans cette atmosphère si particulière. Beaucoup la trouveraient oppressante, lourde. D’ailleurs pendant la visite, j’ai entendu une dame dire à son mari : « Quand même c’est pas terrible pour faire les poussières, et c’est tellement sombre… ». Oui, ben oui. Si votre truc c’est le minimalisme américain ou scandinave avec plein de trucs blancs et d’immenses baies vitrées, c’est sûr que le Château d’Eu ça va pas être un rêve pour vous…

Pour moi c’est un rêve. Je ne pourrai pas y vivre, soyons clair, car je suis plutôt dans un style « modern dark », qui allie ce fameux minimalisme (toutes proportions gardées) à des éléments issus de la culture gothic/witch/romantisme noir. Mais c’est le pied de voir ce décor si parfaitement conservé…

Voici un résumé de l’histoire du château, à découvrir sur le site internet du musée :

« Le comté d’Eu, au fil des siècles, fut la propriété de prestigieuses familles. L’actuel château d’Eu fut bâti au XVIe siècle par Henri de Lorraine, troisième duc de Guise, et embelli, au siècle suivant, par la Grande Mademoiselle, la célèbre cousine de Louis XIV. Le XIXe siècle apparaît comme une période faste pour le château. Il est agrandi par Pierre-Léonard Fontaine pour le roi Louis-Philippe, restauré et décoré par Eugène Viollet-le-Duc pour le comte de Paris. Depuis 1973, le château d’Eu abrite l’Hôtel-de-ville et le Musée Louis-Philippe. Celui-ci redonne vie à cette demeure royale grâce à des collections réunissant mobilier, porcelaine, orfèvrerie, tableaux et souvenirs historiques attachés à Louis-Philippe et sa famille, à la première Entente Cordiale, mais aussi au Brésil grâce à des souvenirs issus de la famille impériale de ce pays. »

J’y suis allée lors des Journées du Patrimoine il y a environ 5 ans. Oui je sais, les photos que vous allez voir dorment depuis 5 ans dans mon pc… Je ne pouvais pas m’arrêter de mitrailler, aussi, j’ai fait une sélection des photos… Enjoy !

L’entrée est bien sûr somptueuse, on est chez Louis-Philippe, donc, il faut de la place. On en profite au passage pour admirer ce fabuleux carrosse. Il est impossible de le prendre en photo en entier, il n’y pas assez de recul, mais j’ai fait ce que j’ai pu…

Les salons successifs et salles à manger sont d’une beauté stupéfiante : la restauration des murs, sols et plafonds vaut vraiment le coup d’œil, tant les couleurs et les motifs sont parfaits. Clin d’œil au Brésil avec ce croco.

Le Château d’Eu est d’une incroyable modernité en ce qui concerne les sanitaires : l’eau courante y est installée très tôt, et les salles de bains sont essentielles pour les résidents…

La galerie des ancêtres… En toute simplicité bien sûr !

En période Louis-Philippe, comme chez Napoléon III d’ailleurs et en gros pendant tout le XIXe siècle, on attache énormément d’importance aux repas. La salle à manger d’apparat était donc dressée pour accueillir les convives. Avec sous verre, un menu : le lunch du 22 octobre 1885. Admirez au passage l’eau courante froide et chaude dans la cuisine.

Galerie des ancêtres bis (ben oui, vu la généalogie du lieu…). C’est un peu l’apothéose : dorures, lustres extraordinaires, miroirs, statues, etc. L’ambiance y est fabuleuse. Au Château d’Eu, il y a aussi des éléphants au détour des couloirs…

Bien sûr, le Château a aussi son théâtre privé…

La Chapelle du Collège des Jésuites n’est rien moins qu’exceptionnelle : d’une blancheur irréelle rehaussée d’or, elle contient beaucoup d’éléments extraordinairement bien conservés et restaurés. Elle n’est pas à proprement parler rattachée au Château, elle est indépendante, mais il faut absolument la visiter si vous passez à Eu. A noter notamment : les mausolées d’Henri de Guise et Catherine de Clèves. Ils sont représentés deux fois : une fois en prière, et une deuxième fois en gisants (précision : le corps d’Henri de Guise ayant été brûlé, ce tombeau n’est en réalité qu’un cénotaphe).

Avec la Chapelle, visitez également la Collégiale Notre-Dame-et-Saint-Laurent. Tout est dans le même coin, il n’y a pas long à faire, et celle-ci possède un trésor : une crypte immense, magnifique, et visitable ! (au moins pendant les Journées du Patrimoine, le reste du temps, se renseigner)

Et voilà, j’espère que cela vous donne envie de venir voir ces merveilles, à Eu, en Seine-Maritime, c’est-à-dire en Normandie !

Belle journée…

L’anatomie lowbrow, THE artbook…

Vous le savez, je suis une grande fan d’anatomie, je collectionne les livres sur la question, et j’aime les musées étranges où on peut en voir. Je cherchais depuis quelques temps désespéramment le livre Anatomy Rocks, des éditions Cernunnos. Vu son prix sur la FNAC, je me suis rabattue sur les sites anglais pour l’avoir à un prix décent. C’est-à-dire son prix d’origine, la bête étant quasiment épuisée. Je suis une grande fan des éditions Cernunnos, ils ont des merveilles dans leur catalogue, qui sont dans ma liste des livres à avoir : en français Macabre, Occulte, Infernal, Catholica, etc. (voir le site Huginn & Muninn). Et en anglais, pfff, j’ose même pas faire une description, voyez pour ça la page dédié chez Abrams… Bref. Je l’ai trouvé, je l’ai commandé. Et je l’ai reçu. Et j’ai pas été déçue. Il est juste exceptionnel, je suis fan de tout. Bon, autant vous prévenir : il y a des choses vraiment gore, et j’entends par là, vraiment beurk : si vous êtes sensible à la vision de boyaux, ventres ouverts, et que la vision de dents pas à leurs places vous fait frémir, ne regardez pas ce livre… La preuve en images :

Et pour finir, deux photos de deux livres figurant en bonne place dans mes livres favoris :

Belle journée !

Le Grand Alibi

Janvier 2022. C’était la date de mon dernier billet. C’est loin, très très loin. J’ai quelques alibis (d’où le titre, en référence à un classique du cinéma). D’abord, j’ai commencé la rédaction de ma thèse (c’est du boulot). Ensuite, j’ai ressenti le besoin de m’éloigner un peu du blog, faire d’autres choses (j’ai quand même alimenté le feed insta).

Je tiens des blogs depuis le début des années 2000, il me semble que le premier ça devait être en 2007, ou un truc comme ça (peut-être 2010). Il me semble que c’était il y a une éternité… Avoir des blogs m’a ouvert quelques portes, donné l’occasion de croiser des gens très sympas, rencontrer virtuellement des gens qui ont les mêmes centres d’intérêts que moi, bien que je ne partage pas forcément tout avec eux, et je regarde souvent silencieusement. Mais avoir des blogs m’a aussi parfois pourri la vie : beaucoup de déceptions amoureuses, de déceptions tout court. La vie est déjà un peu compliquée humainement pour moi (hypersensible, bonjour !), alors la vie avec le blogging l’est encore plus. J’ai expérimenté il y a quelque temps des déconvenues sérieuses suite à un vol d’identité sur le web. D’où l’intérêt de TOUJOURS fermer ses sessions, au cas où une autre personne peut avoir accès à votre pc et y faire n’importe quoi. Je me suis rendue compte que des gens qui semblaient m’apprécier en réalité ne m’ont pas cru quand je leur ai expliqué la situation. C’est vrai que ça sonnait improbable, mais c’était vrai. Donc, ils ont coupé les ponts, sans un mot, sans même chercher à comprendre au-delà des insultes et des trucs ineptes qu’ils avaient reçus. Bonjour la déconvenue. Mais je me suis dit : s’ils ont cru que cela venait vraiment de moi, c’est peut-être qu’ils avaient une fausse image de moi. Je ne sais pas trop l’image que ce blog donne de moi, mais de toute façon, ce que l’on voit en virtuel n’est qu’un fragment de réalité, on ne connaît pas vraiment les personnes qui se cachent derrière des blogs (au sens figuré). Donc, j’ai décidé ici de faire une sorte de mini portrait-robot, histoire que vous sachiez un peu mieux qui je suis…

1/ Tu parles jamais de politique ? T’as pas d’opinions ?

Sisisisisisi, comme tout le monde j’ai des opinions. Mais je n’en parle quasiment jamais, car je pars du principe qu’elles ne regardent que moi. Donc, si sur le web vous tombez sur quelqu’un qui est censé être moi et qui parle politique, ben, c’est pas moi.

2/ Pourquoi tu aimes autant la mort ?

Ah. Ce n’est pas que j’aime la mort. J’aime l’iconographie de la mort, c’est pas pareil. En sociologie on dit souvent qu’il y a trois domaines à étudier pour comprendre une société : le rapport à la mort et au cadavre, le rapport à la nourriture et le rapport au sexe. Pour mes mémoires de master, j’ai étudié les trois. C’est vrai que j’ai une attirance certaine pour tout ce qui lié aux univers dits sombres, ça implique beaucoup de macabre forcément (don’t forget : i’m gothic)…

3/ T’en as pas marre de ramener ta fraise ?

On me l’a souvent dit, et pas forcément en ces termes-là. La plupart des gens qui me rencontrent la première fois pensent de moi que je suis froide, distante, hautaine et pédante. C’est charmant hein ????? En l’occurrence, j’emmagasine des connaissances depuis des années (j’ai 37 ans, donc…). Mais je pars du principe qu’elles ne me servent à rien si je ne peux pas les partager. C’est le propre de la culture pour moi : le partage. Donc, j’ai tendance à m’emballer quand on parle d’un sujet que je connais et à, ouais, un peu étaler ma science. Mais je ne le fais pas dans un but de pédantisme ou pour rabaisser les autres. J’ai juste envie de partager, c’est tout (c’est aussi d’ailleurs le but de mes blogs depuis le début).

4/ T’as fait quoi de ta vie ?

Ouhlà. C’est beaucoup trop long à expliquer… Là, je fais une thèse sur les évolutions des fanzines. Mais c’est pas vraiment mon domaine d’expertise favori. Mon master 1 était basé sur la représentation du corps mort dans le mouvement lowbrow. Mon master 2 était basé sur le fait d’être à la fois artiste et femme dans l’art contemporain. J’ai détesté ce sujet, quasi imposé par ma directrice de mémoire. J’y ai quand même trouvé moyen de caler des choses sur la Jeune Fille et la Mort, la figure de la femme-fleur, les cadavres féminins, et la femme néo-gothique (qui sont mes sujets favoris de ce master 2). J’aurais préféré écrire une thèse qui soit dans la continuité de ça, mais bon, ça s’est pas fait. J’arrive quand même à trouver mon bonheur dans cette thèse, en choisissant d’analyser des zines que j’aime : Dauthus, Weird Walk, Phyllis Ma, Youpron, et le super zine Pot Pourri de La Lune Mauve et Miss Pakotill !

5/ C’est vrai que tu déménages souvent ? C’est pas contraignant ?

Chaton, j’en suis à une vingtaine de déménagements. Sur 37 ans. C’est une formalité. Même si ça devient de plus en plus contraignant. Là par exemple, je vais passer de 4 pièces à une chambre. Ce qui veut dire louer un box pour entreposer, donner et vendre des livres et autres choses, ne garder que l’essentiel. Les déménagements ont plusieurs avantages : je suis de moins en moins attachée aux choses (même aux livres, j’épure au maximum), et en plus, ça oblige à s’ouvrir à d’autres modes de vie, d’autres lieux, d’autres gens. Cela oblige à rester ouvert d’esprit, et à faire attention au monde. Vivre toute ma vie au même endroit, c’est d’un ennui profond pour moi.

6/ Est-ce que tu es du genre à pardonner ou à te venger ?

La question la plus étrange qu’on m’a posée dernièrement. Comment dire… Je n’ai pas une nature vengeresse, ça mobilise trop d’énergie, et je n’ai pas que ça à faire. Par contre, je ne pardonne pas facilement. Je peux comprendre toutes les situations, mais cela ne veut pas dire que je cautionne ou que je pardonne. Et j’ai une excellente mémoire.

7/ Et à part ça, t’es qui ?

Je suis artiste. Je suis une femme gothique de 37 ans, qui adore zoner dans les cimetières et les lieux bizarres, prendre plein de photos, faire des livres et des zines, dessiner. J’aime la typographie, la calligraphie, les choses bizarres, les iconographies médiévales. J’ai une passion pour la Scandinavie, l’Écosse, l’Irlande et l’Angleterre. Je vénère les félins. Pour me soudoyer, il faudrait des tonnes de chocolat chaud et de roulés à la cannelle. Je vais sans doute très bientôt passer au véganisme ultime et délicieux, genre Deliciously Ella. Voilà, c’est assez complet. Ah, et je voue un culte au néo-gothique du XIXe siècle, à l’anatomie et au lowbrow art.

Voilà. C’est donc un nouveau départ pour le blog. Bientôt, la liste de liens sera à jour. Je compte alimenter un peu le blog, quand même. Même si je suis en pleine rédaction, que je vais commencer des TD avec les master 2 (Iconographie de la recherche, love it !), et que je (encore) en plein déménagement… Stay tuned !

Le Musée des Beaux-Arts de Strasbourg

En 2020, je suis allé faire un léger saut (deux jours) du côté de Strasbourg. J’ai passé mon temps à :

1) éplucher le fonds de zines de la médiathèque Malraux (abritant également le fonds Tomi Ungerer, ainsi qu’une bibliothèque extraordinaire concernant le graphisme, l’illustration, et les livres animés…)

2) arpenter la ville : le centre de Strasbourg est vraiment très très beau, la cathédrale également (et les musées aussi)

3) manger. On mange très bien à Strasbourg, mais il ne faut venir pour faire un régime. Les restaurants ne servent pas de salade cuite à l’eau de Vittel si vous voyez ce que je veux dire. Mention spéciale pour les cassolettes de pommes de terre au munster, et bien sûr, la forêt noire de chez Gruber. Pour les amateurs de déco kitsch d’ailleurs, Gruber est le must ! (in love)

Le Musée des Beaux-Arts de Strasbourg est très riche d’œuvres absolument magnifiques. La plupart sont d’ordre religieux, avec quelques raretés que cela soit au niveau des signatures ou au niveau des sujets, mais il y a des salles qui abritent des trésors d’histoire naturelle… Une petit visite ?

La religion :

De haut en bas :

Andrea Vaccaro, Tête de St Jean-Baptiste, 17e siècle, huile (l’une des plus belles « tête de St Jean-Baptiste » que j’ai jamais vu, et j’en ai vu !!!)

Gian Battista Salvi dit Sassoferrato, Vierge en oraison, 1640, huile

Simon Marmion, La Vierge de douleur, 1480, huile (pour info, j’étais hyper contente de connaître son nom et son auteur, car j’en ai une copie chez moi)

Les étrangetés religieuses :

De haut en bas :

Atelier Gérard David, La Vierge à la soupe au lait, 1510-1520, huile (il est assez rare de voir une scène où la Vierge donne à manger à Jésus, et pas avec son sein, ici, Jésus est juste un enfant, et il tient fermement sa cuillère, j’ai rarement vu des tableaux comme celui-ci, qui insiste à ce point sur l’aspect non-divin de Marie et son enfant)

Giuseppe Crespi, Le Christ tombe sous la Croix, 17e siècle, huile (il me semble que le tableau n’a jamais été terminé, ce qui semble expliquer la tête de Jésus, qui est assez beurk, genre, cadavre avant de l’être)

Les pompiers :

De haut en bas :

Bouguereau, La Vierge consolatrice, 1877, huile (avec un détail sur la troisième photo, je rêvais de voir cette toile en vrai. Elle est magnifique)

Charles Delaye, Miss Wardour et Sir Arthur prisonniers des flots, huile (pour info, il s’agit d’une scène tirée de L’Antiquaire, de Walter Scott, 1816, une sorte de roman de mœurs mâtiné de soupçons néo-gothique…)

L’histoire naturelle :

De haut en bas :

Jan van Kessel, Insectes et araignée, 1660, huile sur cuivre

Jean-Baptiste Oudry, Perroquet, 17e siècle, huile sur papier marouflé sur toile

Johannes Leemans, Attirail d’oiseleur, 1660, huile

Paolo Cattamata, Sous-bois avec champignons, 1660, huile

Les deux autres photos sont des animaux naturalisés. La mise en scène est assez remarquable : ils sont placés à côté de tableaux représentant les même animaux, et dans les mêmes positions.

Anonyme, France, Tableaux d’oiseaux, 1619, huile

Les beautés étranges :

De haut en bas :

Anonyme, Flandres, Le Cauchemar, 1530, huile sur carton

Hendrick Goltzius, Eve, 1610, huile sur bois

Henner, Le Christ en croix, 1890, huile

Henner, Portrait de Gregoire Henner frère de l’artiste, huile, 19e

Simon Renard de St André, Vanité, 1660, huile

La beauté des beautés (c’est un peu pour lui que je venais dans ce Musée à la base, tellement il m’avait inspiré pour mon master 1) :

Hans Memling, Polyptyque de la Vanité et de la Rédemption, 1490, huile sur bois

Il est minuscule (enfin, disons, pas très grand) : c’est un polyptyque de voyage. Mais il vraiment superbe, d’une finesse et d’une beauté rarement égalées. Et en plus, le Musée en a fait une réplique parfaite, que les visiteurs sont invités à manipuler (le rêve pour moi !!!)

J’espère que cela vous donne envie d’y aller !

Bisous,

Alexandrine

La Morgue de Décembre

Je suis trèèèèèès en retard (hum) pour le nouveau numéro de La Morgue, mais ces derniers temps ont été un peu bousculés, d’autant que je suis en pleine rédaction de la thèse (ce qui prend évidemment beaucoup de temps)… Mais je n’oublie pas La Morgue. Voici donc un petit florilège de ce que j’ai découvert ou redécouvert ou juste apprécié pendant ce mois de décembre…

  • Le mémoire de Mathilde Matteucci. Mathilde est artiste, et ce pdf est son mémoire de DSAA Mode et Environnement à l’Ecole Duperré. Elle y explique comment son travail d’artiste-cinéaste plasticienne met en avant le regard féminin et tente de trouver de nouvelles approches de la mise en scène du corps. C’est par ici : https://mathildematteucci.com/static/memoire_DSAA.pdf, et si ça vous a plu, je vous conseille d’aller voir en détail son site internet !
  • L’art des mandalas en os de Jodie Yeung. Je n’arrive pas à décrire ce travail extraordinaire de fouille et assemblage d’ossements, un véritable travail de fourmi, dont les résultats, impressionnants, sont un profond écho à un paganisme contemporain, mais également ancestral. J’attends avec délice le moment où Jodie pourra faire un mandala immense dans un musée ou une galerie???

  • J’admire le travail de Melissa Tofton depuis un long moment déjà. J’aimais déjà ces grandes robes de déesses colletées et ceinturées de cuir noir, avec ces longs fils de coton tressés façon macramé (en noir) qui recouvraient les tissus et descendaient jusqu’au sol… Les défilés étaient impressionnants, cela me faisait penser (en vrac) à Hécate, le paganisme, les sorcières…. Tout un univers souterrain se dévoilait de manière palpable. Pour des raisons que j’ignore (mais économiques sans doute), Melissa a abandonné ce type de défilé et ce type de vêtements-ornements pour se concentrer exclusivement sur le travail du cuir, et notamment les ornements de type harnais. Bon, c’est pas mal non plus quand même !

  • J’ai découvert via instagram, les créations en linogravure Corpus Medusa. Il y a TOUT ce que j’aime : Vénus anatomiques, sorcières, noir et blanc bien contrastés, histoire de l’art… In love quoi ! C’est à ce moment précis que je regrette d’avoir eu une tendinite monstrueuse suite à la sculpture sur bois aux Beaux-Arts en 2006, dont je n’ai pas totalement récupéré (mes poignets refusent catégoriquement de se plier comme avant, et demeurent fragiles au-delà d’un certain degré). Donc, je suis désormais contrainte d’ignorer la linogravure (ça me fait un mal de chien de sculpter le lino). MAIS, heureusement, quelqu’un a inventé… La gomme à graver ! Une merveille à sculpter, j’ai même pas besoin d’appuyer fort, c’est top !

  • Toujours via instagram (c’est une mine d’information mais c’est très très chronophage…), j’ai découvert le fanzine Stryga. Bon, j’ai comme excuse de faire une thèse sur les fanzines et les zines, donc, forcément, ça m’intéresse. Stryga est un zine sur le black métal, avec tendance féminisme (figure de la sorcière notamment, etc.). Je n’ai trouvé d’images sur le web, donc je vous mets juste le lien vers l’instagram : https://www.instagram.com/stryga.fanzine/
  • Un autre fanzine découvert via instagram (ben oui, mais non, je ne passe pas mon temps sur insta je vous rassure, loin de là !) : Weird Walk (dont je parle dans ma thèse). C’est un zine sur le paganisme, en gros : le rapport à la pierre, à la nature, façon rando chamanique… Je sais pas trop comment expliquer, mais vous comprendrez en voyant les photos (les zines, c’est souvent une question d’atmosphère générale plus de sujet précis)

  • En cherchant des choses sur les « black metal theory » (oui, le black métal fait l’objet de théories académiques, et c’est passionnant en réalité… Bon je suis pas objective, j’aime le black métal, la Norvège est dans mon ADN) pour mon analyse du projet Becoming the Forest de Una Hamilton Helle, dont j’ai parlé dans une morgue précédente…), je suis tombée sur une interview passionnante de l’artiste Elodie Lesourd. Du coup, je suis allée voir son travail, et j’adore (bon, surtout les trucs sur le black métal j’avoue), c’est vraiment bien vu, elle joue sur les codes musicaux (de sous-cultures musicales notamment) et visuels, c’est vraiment un très beau travail, je vous conseille d’aller jeter un œil sur son site : http://www.elodielesourd.com/

  • De fil en aiguille, je découvre du même coup les éditions, et le travail général de Lia Pradal et Camille Tallent. Si leur travail prend notamment la forme d’installations (voir leur site https://pradaltallent.com/), ils réalisent aussi des éditions, sous le nom P.AÏ.E.N. (https://paien.info/). Ils s’inspirent et travaillent beaucoup sur les images, le processus de transformation d’une image, aussi bien visuel que symbolique. Ils aiment les images « dégradées », volontairement ou non, car cette dégradation, évoquant le passage du temps, apportent une sorte de sacralité à l’image. Le sacré et le profane, avec un soupçon de paganisme, se retrouvent donc au cœur des travaux du duo. Il y a notamment quelques rappels aux musiques extrêmes, dont le black métal, que j’aime beaucoup : le livre-jeu sur les logos de groupes de black métal, quasiment indéchiffrables si vous ne les connaissez pas, ou bien le livre (à prendre au second degré) Guide du brûleur d’église. Les fans de black métal comprendront cette dernière allusion, et rassurez-vous, le livre est à prendre au second degré car il a fait l’objet d’une installation-performance, où, en réalité, c’est l’image de l’église qui brûle, et non la véritable église. Une réflexion puissante sur le pouvoir des images, à méditer. Ci-dessous, quelques images d’éditions, mais également d’une exposition privée dont seules les photos sont visibles, réalisée par le duo dans un endroit reculé tenu secret…

  • Et enfin, un peu de musique, mais pas que. Ayant grandi dans un environnement de vinyls pugnaces (mon père est un fan des premiers disques de métal et hard rock, Black Sabbath en tête, et j’ai baigné là-dedans, avec en prime les très belles pochettes 33T de Led Zeppelin), il va de soi que je tente aujourd’hui de reconstituer cette superbe « vinylothèque », car nous avons été obligé de pratiquement tout vendre (urgent besoin d’argent). Donc, j’ai un véritable amour des pochettes de 33T, et j’admire un beau travail d’édition analogique. Heureusement pour moi, ce marché renaît de ces cendres, et l’on trouve aujourd’hui de très belles éditions, où la musique est mise en valeur par un fantastique travail de design. Et voici donc, Crane Records, que j’ai découvert au salon GRAND PRINT du Mans : https://cranes-factory.com/fra/cranes-records

Une petite anecdote pour terminer cette morgue de décembre : j’ai dû au fil du temps me séparer de tout ce qui me restait de mon Hellfest 2007. Grosse affiche, gros son : Emperor, Immortal, Type O Negative, Cannibal Corpse, Slayer, Behemoth, Enslaved… Et tant d’autres… Moi, bien sûr, c’est principalement Emperor et Immortal qui me restent… J’avais acheté le tee-shirt Emperor (revendu), et nous nous étions précipité aux séances de dédicaces : mon DVD de Type O Negative (revendu), des flyers et affiches d’Emperor (revendus)… Il me reste des souvenirs extraordinaires : Abbath qui crache le feu me fait toujours autant d’effet (non je ne suis pas bizarre du tout), Emperor me transporte toujours autant, et je suis triste pour Peter. MAIS j’ai des tas de photos (dont la fameuse : Peter Steele qui se cache sous mes cheveux), et la surprise (un peu fière hum) d’être en image et en mouvement sur le DVD Live d’Emperor lors de la capture vidéo de la séance de dédicace… OH MY GOD, IT’S MEEEEEE !!!! Voilà. Bref. C’était juste pour vous dire que, même si vous êtes obligé de vous séparer d’objets auxquels vous tenez, il vous reste les souvenirs et les images, et ça, c’est plus fort que tout le reste. Rencontrer ces hommes dont les créations musicales continuent aujourd’hui de bercer mon quotidien a fait partie des évènements qui ont eu un impact déterminant sur ma manière de créer et sur ce que j’écris aujourd’hui pour mon travail académique. Le must, ça aurait été de pouvoir rencontrer Abbath, mais bon, y a pas eu de dédicaces, donc… Un jour peut-être !

Ah et j’oubliais : bonne année à toutes et à tous, j’espère qu’elle sera productive, rock’n’roll (on peut être rock avec un masque, oui, oui, oui, c’est très possible), et tout et tout. Enjoy !

Belle journée, Alexandrine

Inktober 2021 : l’heure du bilan (tardif, certes…)

L’année dernière, j’avais décidé de participer à Inktober. Et puis, à cause du travail engendré par ma thèse, j’avais laissé tomber. Et puis, cette année, je me suis dit qu’à la place de baver devant les superbes créations des uns et des autres, j’allais m’y mettre, mais sans aller jusqu’à 31 dessins. Faut pas pousser, j’ai trop de boulot pour ça, donc, je me suis dit que j’allais faire entre un et deux dessins par semaine. Ce qui n’est déjà pas mal. Mais comme je n’avais pas envie de me conformer à une liste (les listes des autres, c’est pas trop mon truc), j’ai mixé des thèmes issus du #mabsdrawolleenclub avec l’un de mes thèmes de recherche favoris : les Vénus Anatomiques (j’ai bossé là-dessus notamment pendant mon master, la rapport au cadavre et à la mort). En fait, il s’agit de variations autour d’une même Vénus. Il faut savoir que la Vénus Anatomique est une forme symptomatique de la vision de la femme au XIXe siècle : si elle est belle, on la préfère morte, c’est-à-dire non dangereuse. Belle et vivante, on va la corseter à mort (au sens propre comme au sens figuré) pour éviter qu’elle n’intervienne trop dans la vie intellectuelle notamment. Une belle plante quoi, décorative, qui sert à rien à part être un beau trophée pour son mari ou son amant… Bon, il y aura quand même quelques exceptions mais elles ne seront pas légions. La Vénus Anatomique c’est aussi une manière d’apprivoiser la mort, de l’intellectualiser, de la rendre moins effrayante. C’est un énorme résumé, mais si vous voulez d’autres renseignements, je vous conseille les livres de Joanna Ebenstein, et les très bons articles de Laurie Laufer, qui a beaucoup écrit sur le rapport au corps, et notamment au corps mort ( voir notamment : La Morgue, Images du spiritisme, et mon favori La Belle Mort).

Je n’ai pas voulu forcer le trait féministe, c’est pas mon genre. Je connais bien les Vénus et leurs histoires, mais je les aime quand même, c’est quelque chose d’assez fascinant, une sorte de Blanche-Neige hardcore (oui, dans la version Grimm, Blanche-Neige est dans un cercueil de verre, genre une sainte morte…)…

Voici donc mes versions :

Donc, c’est toujours la même Vénus, ça se voit, mais avec différents thèmes… J’aime particulièrement, la Vénus Vampire, la Bat-Vénus, Coven et la Vénus-Sorcière. J’ai beaucoup moins bien réussi la Vénus-Sirène malheureusement, mais bon, c’est comme ça. Pour la Vénus-Hécate, en fait le thème était « Chien noir ». Cela m’a fait penser bien sûr à Hécate et ses chiens, et du coup, à Anubis. J’étais à l’époque du dessin en train de regarder un film de la Hammer, intitulé « Blood for Mummy Bomb » (toujours aussi délicats les titres de la Hammer), et du coup, à fond dans l’Égypte revue et corrigée par la culture pop. Pour Coven, le nom m’a fait penser aux sorcières, puis au dédoublement de personnalité, du coup, aux soeurs-siamoises. Sachez que mon dessin est archi-faux d’un point de vue anatomique, il n’y a jamais de séparation de la colonne à cet endroit-là précisément. Mais il fallait que ça fonctionne au-niveau du dessin, donc, au diable le réalisme…

Maintenant, le process : avec quoi je dessine, comment je fais, et où je dessine ?

Je suis souvent assise par terre en ce moment pour dessiner, plus pratique que sur mon canapé, et surtout parce que je regarde souvent quelque chose à la TV quand je dessine. Vous pouvez voir ici que j’ai toujours des magazines à portée de main (je suis une grande fan de Citizen K, il y a toujours des articles très intéressants sur l’art et le design…). Sur l’image du haut, mon carnet : du A3 à spirale, les pages sont détachables. Là c’est du papier recyclé, donc, c’est exclusivement pour des dessins qui ne seront jamais exposés, ils passent par une colorisation numérique. Je me sers également beaucoup d’une tablette lumineuse format A4 si je veux reprendre un motif que j’ai déjà dessiné ailleurs, ça évite de décalquer, ça va plus vite. Vous avez des tablettes lumineuses chez Action, format A4 et A3 pour des sommes très correctes.

Ce type de dessin est entièrement réalisé à la mine de plomb type Critérium, en taille 0.5. Je gomme avec une gomme mie de pain, grise ou blanche (évitez les couleurs, elles laissent souvent des traces). Ensuite, je repasse les traits avec un feutre noir Paper Matte, puis je photographie et je colorise via Photoshop (il faut donc faire attention à ce qu’il n’y ait pas de trous au feutre noir entre deux espaces à coloriser). Ci-dessous, la totalité des dessins non colorisés :

Bilan de l’Inktober 2021 : beaucoup de travail, un résultat plutôt satisfaisant malgré tout, et un challenge relevé qui rend fière (ben oui, quand même…). J’en ferais sans doute une édition, avec des textes sur la Vénus Anatomique.

Sur ce, je vous souhaite de belles fêtes !

Ambiance d’hiver : vieilles cartes postales, vieilles photos, livres, café et chocolat…

Hello, j’espère que vous allez bien en ces temps de grisaille (oui chez moi, il ne fait pas blanc, mais toujours gris en ce moment)… Mais ce temps a un certain avantage : il invite à rester chez soi (ou à sortir récolter les dernières feuilles rousses), à profiter d’un bon fauteuil, avec une énorme tasse de chocolat chaud (avec de la chantilly, sinon c’est pas drôle), un bon bouquin (ou un film ou une série TV)… Du coup, j’avais envie de vous faire part de certains aspects de mes collections, qui me servent aussi pour mon travail éditorial, ainsi que de certains livres de ma bibliothèque…

Je collectionne les vieilles photos et les vieilles cartes postales. Je les numérise, je les retravaille, et j’en fais de nouvelles cartes postales (la plupart sont dans le domaine public). Pour les photographies, elles me servent pour mes travaux de fiction et d’auto-fiction. Quelques exemples :

Les dernières photos achetées, dénichées dans un boutique solidaire. Visiblement, c’était un seul et même lot. J’ai été particulièrement attirée par les photos de soldats : il s’agit apparemment de poilus de 14-18. C’est un peu triste que ces photos de famille, qui représentent un pan d’histoire, se retrouvent dans des boutiques solidaires. Mais elles auront une deuxième vie entre mes mains ! J’aime particulièrement les aspects vieillis et usés de ces photos, elles sont parfaites en l’état. J’ai aussi pris des cartes postales-photos d’architecture, ainsi qu’une vieille carte postale de Lisieux, avec un « morceaux d’étoffe ayant enveloppé les ossements de St Thérèse » (aaaaah, le commerce des reliques, on peut en parler pendant des heures), que je trouve particulièrement intéressante…

J’ai également dans ma collection des portraits-cartes : des photographies de studio montées sur carton. Elles servaient à la fois de cartes de visites et de cartes de publicités au début du XXe siècle (et à la fin du XIXe siècle), et le verso est aussi beau que le recto ! Je les collectionne surtout pour avoir un bon panorama des polices de caractères et ornements typographiques utilisés sur certaines périodes. Par exemple, ci-dessus, le studio Rembrandt est un très bon exemple d’inspiration Sécession Viennoise.

Je collectionne aussi les cartes postales « de genre », c’est-à-dire les cartes postales folkloriques, pittoresques, ou sexuelles. Les cartes pittoresques présentent des bizarreries, des fêtes traditionnelles, des costumes régionaux, ou des « caractères » (le Breton, le Normand, l’Auvergnat…). Elles sont à double tranchant : d’une part, elles permettaient de faire connaître les régions françaises à l’heure des premiers chemins de fer. Mais d’un autre côté, elles servaient également à propager des idées reçues et des stéréotypes liés à certaines régions… Elles font partie des premiers signes de kitsch dans la culture de masse touristique. Ici, celles que je présente sont des fac-similés de ces premières cartes postales touristiques. Et puis, il y a les cartes postales vendues par les maisons closes ou sous le manteau dans les grandes villes, à caractère sexuel. J’ai mis des soft, mais il y en avaient de beaucoup plus hard, même des choses qui pourraient toujours choquer aujourd’hui…

Voici un petit melting-pot de mes dernières trouvailles (peu chères à : certains choses ont été trouvées au Wild Zine Saloon de Saint-Malo (@wildzinesaloon), auquel je participais, et d’autres choses viennent de Emmaüs). Le calendrier et le zine « Rubbish collection » sont des œuvres de Elisabetta Cunegatti (@elisabetta.cunegatti), le flyer est une publicité pour les livres d’Ariane Mayer (@ariannnne), qui utilise et détourne les imageries de femmes aux foyers des années 50 et 60. Et l’édition « Vert » est un cadeau de Marie de la Fanzinothèque de Poitiers (@la_fanzinotheque), c’est une édition réalisée pendant l’Université d’été du Fanzine.

Et ensuite, il s’agit de livres anciens et plus récents dénichés chez Emmaüs (j’ai dû payer environ 1 euros le lot). La Mort à Venise de Thomas Mann, Louis II de Bavière, Emma Hamilton, et des histoires noires de Alberto Toso Fei. Le seul hic, c’est que ça a a l’air divin (et les photos de Venise sont superbes), mais je ne lis absolument pas l’espagnol, et le parle encore moins… Du coup, j’en suis réduite à lire entre les lignes et à comprendre à moins de demi-mots… Mais l’ambiance y est fantastique.

Et enfin, la première édition de Acédie 58 (@acedie58) à rejoindre ma bibliothèque. Je suis définitivement fan de leurs travaux éditoriaux, c’est à la fois beau, simple, fort, poétique et industriel à la fois…

Pour terminer, des photos de quelques dessins réalisés il y a peu, une forme de « détente » du crayon… Spooky Coffee et Choco-Boo, mon hommage à l’ambiance d’Halloween du mois de novembre.

Et une carte d’anniversaire envoyée il y a peu à une amie :

Pour terminer, je partage avec vous un changement de décor au niveau accrochage dans mon salon :

Des cartes postales encadrées, notamment des paysages scandinaves, des cyanotypes, et le caractère typographique Faune, crée pour le Cnap (https://www.cnap.fr/sites/faune/) par Alice Savoie (@alice_savoie), l’affiche de l’expo Khnopff au Petit Palais, l’Atlas Obscura en bonne place, une carte postale d’une oeuvre deJean-Michel Othoniel, et une photographie extraite d’un ancien portfolio Vogue (format A3, ça fait de belles photos à encadrer), que je conserve précieusement. J’adore cette photo de femme-chien, ça me fait penser à la mythologie gréco-romaine, mais revue façon mode contemporaine… Il me semble que c’est une photo de Mert Alas et Marcus Piggott, mais je ne suis plus très sûre…

Et je vous laisse avec quelques photos de ciel datant de 2013 et retrouvées dans mes archives…

A bientôt !

La Morgue / Octobre 2021

Comme j’ai bien aimé écrire la Morgue de septembre, me revoilà avec une jolie liste de choses vues, lues, et entendues durant le mois d’octobre…

Au gré de mes pérégrinations via instagram (vous savez ce que c’est, un lien en apporte un autre, et puis un autre, et encore un autre, et ainsi de suite… Et on se retrouve avec 10000 onglets ouverts qui font planter la bécane), j’ai découvert le travail de l’américaine Savannah. Une sculptrice sur bois qui fait des choses gothiques, bien sûr. Le bois est teinté en noir et ensuite, la sculpture révèle le dessin par la couleur du bois naturel qui apparaît en creux (je crois que c’est ça, mais je ne sais pas si son bois est teinté de base, s’il est brûlé, ou bien si c’est elle qui le fait). J’ai craqué sur les balais, les sorcières, et les planches de skate (bon, j’ai rien acheté pour le moment, mais je convoite !)… @savannahswoodcuts

Je suis toujours aussi fan des créations Cat Coven (dont le motif « DIY or Die » orne fièrement le bureau de ce PC), en espérant un jour pouvoir me payer pin’s et patches… Et ces autocollants trop beaux…. Ouais, tout quoi en fait… https://www.catcoven.com/

J’ai découvert il y a peu le zine « Grimoire Silvanus », un zine sur le paganisme, la mythologie, la nature… Il est 1/ trop beau, 2/ très bien fait, 3/ pas cher, 4/ rempli de très bons textes ! https://grimoiresilvanus.bigcartel.com/

Le projet OKZK est dû aux deux artistes Nelson Chouissa et Eloi Jacquelin. Intéressés par les thèmes de l’architecture, de l’urbanisme, du graphisme et des nouveaux médias, OKZK questionne la notion de ruine et d’exploration urbaine à travers installations, pièces sonores, éditions, vidéos… Un beau projet, à aller voir d’urgence ! http://www.okzk.fr/

Ma librairie favorite parisienne est désormais 1909 Bookstore, une caverne remplie de merveilles étranges (heureusement pour moi, ils vendent par internet, mais c’est malheureux pour mon compte en banque…)… https://www.librairie1909.com/ (eh ouiiii, ils sont revendeurs officiels d’Hellebore !!!!!!!)

Via (encore) des pérégrinations instagram, j’ai découvert la Clinique Vestimentaire de Jeanne Vicérial…. Quoi dire, c’est juste… Trop beau. Un rapport à l’anatomie exceptionnel, une attention portée aux détails incroyable, et une apport de paganisme mystique teinté d’indus… @jeanne_vicerial

Des fois, j’ai des connaissances qui font de la musique ^^. Même si on ne s’est pas parlé depuis un moment, je suis toujours fan du travail musical d’Ilyss… ET de cette foutue pochette ! @ilyss_ws

Et enfin, l’un de mes derniers visionnages netflix : Katla, une série islandaise dont l’histoire est basée sur le volcan du même nom… C’est juste, whaaaaoooouuuu. Ambiance, couleurs, prises de vue, étrange, mystique, pagan, glauque… Bon, c’est pas d’une gaieté folle, et autant vous prévenir, c’est assez lent et parfois très contemplatif, mais j’ai trouvé ça vraiment très très beau. Allez jeter un œil sur la bande-annonce, vous comprendrez de quoi je parle !

Et voilà, c’est fini pour la Morgue d’Octobre ! Prochainement sur le blog : bilan Inktober, livres, anatomie, et musées ! (ouais, je fais du teasing…^^)

Belle journée (ou soirée, ça dépend si vous êtes du soir ou du matin…)