Nouveaux livres, avec leurs critiques…

Bonjour les licornes ! Hello unicorns !

Ma bibliothèque s’est (encore) agrandie. En fait, j’ai besoin de deux choses pour vivre : une grande bibliothèque et un grand dressing. Bien que je sois en train de réaliser un « audit » de ma garde-robe, il n’en est pas de même pour la bibliothèque : parfois, je donne quelques romans, ou livres que je ne souhaite pas garder, mais, dans l’ensemble, je garde toujours mes livres. Du coup, ça s’accumule forcément, depuis le temps ! J’ai donc (encore) acheté quelques livres d’art, et d’autres, que je vous présente aujourd’hui. Comme ce n’est pas forcément hyper palpitant (c’est vrai, on s’en fiche des livres que j’ai achetés), j’ajoute des petites critiques sur chaque livre, on ne sait jamais, ça peut vous donner envie !

My bookcase still  got bigger. In fact, I need two things to live : a big bookcase and a big dressing room. Although I am realizing a « audit » of my wardrobe, it’s not the same for bookcase there : sometimes, I give some novels, or deliver that I do not wish to keep, but, altogether, I always keep my books. As a result, that accumulates necessarily, since the time ! I thus still bought some art books, and others, than I present you today. As it’s not necessarily hyper exciting (it’s true, we don’t care books which I bought), I add small criticisms on every book, that can tempt you !

The Socialite Family, du blog du même nom, entouré de quelques cartes et marque-pages. Le livre est vraiment bien, c’est un livre de décoration d’intérieur, moderne, bohème, qui donne des astuces pour avoir un intérieur à votre image.

Les cartes postales du Havre proviennent d’une super boutique de la ville, qui édite des tas d’objets sur le havre et son architecture, sur un ton « vintage humoristique ». Les cartes postales et marque-pages avec des dessins naturalistes de méduses proviennent du Muséum d’Histoire Naturelle.

Gros plan sur deux nouveaux badges…

Détails de cartes postales et marque-pages…

Le catalogue de l’expo Pierre et Gilles au MUMA du Havre, forcément, j’adore !

Une carte postale Pierre et Gilles, j’ai une obession pour les madones baroques et kitsch… Et un livre de Bourdieu que je ne connaissais pas, trouvé sur le vide-grenier de Dieppe. Pas encore lu.

Une carte postale que j’adore, par un artiste havrais. Et un autre livre de l’une de mes professeurs, Valérie Arrault : Du Narcissisme de l’Art Contemporain, passionnant, où sont décryptés toutes les tendances et thèmes qui font que l’artiste contemporain est le plus narcissique de tous…

Balthus et Lucian Freud, trouvés également sur le vide-grenier de Dieppe. Pas encore lu Lucian Freud, mais Balthus est une vraie référence !

Un peu de pop-art… Le livre Pop ! est une merveille pour les amateurs du genre, car il contient des facs-similés de dessins, peintures, croquis, affiches, tec, des artistes de l’époque. Le livre sur Warhol, trouvé en vide-grenier, parce que je n’en avais pas… Et un numéro de ArtPress, trouvé à la Croix Rouge…

Le livre de Richard Méméteau, Pop Culture, est génial : il décrit les mécanismes de la pop culture, et tout ce qui fait sa richesse et son rapport aux spectateurs, sans ironie, sans mesquinerie, et sans dédain (C’est un vrai fan de pop culture). La Société Post-Mortelle est quand à lui un livre qui décrit avec acuité les différents processus anthropologiques ayant mené à la vision de la mort actuelle, et à nos rapports avec les corps des défunts.

Gros plan sur un tote bag que j’adore pour ses blocs colorés, acheté à la Maison du Patrimoine du Havre, et sur une paire de boucles d’oreille magnifiques et très arty, dénichées chez Mango.

Les livres de la Croix Rouge : Rubens, parce que le baroque et moi, c’est une histoire d’amour (et de haine aussi, mais bref). Dürer, parce que j’adore. Un guide du Bruxelles insolite et secret, passionnant ! Et un livre en anglais sur le département des arts décoratifs du Musée de l’Hermitage… Sublime !

Autres perles dénichées à la Croix Rouge : Courbet, dont la pyschologie me fascine, et Matisse. Bien que j’aime assez peu Matisse, tout historien d’art doit connaître son oeuvre, donc…

L’Italie, of course. La Renaissance dans les cours italiennes est intéressant : il analyse les rapports entre pouvoir, paraître et oeuvres. Les maîtres du Quattrocento est un peu vieux, mais il est assez exhaustif. Les Chroniques Napolitaines, c’est un peu la petite histoire de Naples : complots, meurtres et scandales célèbres liés à la Naples baroque. Et une autre biographie d’Artemisia, bien que j’en ai déjà une.

Le nouveau catalogue d’AM/PM, parce que j’adore la déco !

J’ai craqué sur l’édition augmentée du taschen consacré à Mark Ryden, acheté à La Galerne, superbe librairie du Havre. Parce que j’adore son oeuvre, et que les textes sont vraiment biens. Bon, faut aimer le lowbrow art ! Et un ancien numéro Beaux-Arts sur la couleur, à la croix rouge

Le Green Life, par Victoria, du blog Mango & Salt. un super livre pour une nouvelle alimentation, plus responsable, et un nouvel art de vivre. Ses recettes sont top ! Et un tote bag dont je suis tombée amoureuse, acheté en soldes chez Monoprix.

Les magazines Secrets d’Histoire me font toujours rire : on dirait le Paris Match de l’époque ! Mais les articles sont quand même plutôt pas mal, bien que très racoleurs… La femme au temps des cathédrales, parce que j’intérèsse à l’évolution du statut et de la place de la femme dans la société. Et Murakami, ben oui, in love !

Belle journée mes ptites licornes !

 

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L’appartement Perret, un petit bijou vintage

Il y a peu, comme vous l’avez vu avec mon post sur l’expo « Pierre et Gille » au MUMA du Havre, je suis allé flâner, me promener et découvrir de belles choses au Havre. Le Havre est une ville mal aimée, principalement des amoureux d’histoire de l’art et pour cause : quand on s’y promène, certes, c’est une ville hyper photogénique, comme toutes les villes modernistes, mais voilà, c’est aussi son handicap. Elle est moderne. Si vous connaissez un peu l’histoire de la Normandie (« en Normandie, il n’y a de haute et de basse que la marée », dixit Guillaume le Conquérant, qui était déjà pour le regroupement des régions visiblement), vous savez que la ville du Havre a été presque intégralement détruite durant les bombardements de 39-45. Seuls quelques bâtiments ont survécus, on ne sait pas trop comment (notamment la sublime Maison de l’Armateur, donc je parlerai dans un prochain post). Du coup, bien sûr, au sortir de la guerre, il a fallu reconstruire, en masse, vite, et de manière à reloger un maximum de monde (La Cité Radieuse de Le Corbusier, Corbu pour les intimes, participe de cette effort de reconstruction). La ville organise donc un concours d’architecte, et Auguste Perret y participe. Il s’agit de construire de manière radicalement différente d’avant la guerre. Fini les fioritures, les choses compliquées : il faut du rapide, du fait en masse ou presque, du fonctionnel, pratique, simple. Perret propose donc un centre-ville tracé au cordeau, étudié pour être à la fois agréable, pratique et fonctionnel. Immeubles semblables, système de poteaux-poutres ayant fait ses preuves, système ingénieux de chauffage et d’évacuation des eaux. Comme on s’en doute, ce sont les Ateliers Perret qui remporte le concours. En peu de temps, le centre-ville du Havre est entièrement reconstruit, et aujourd’hui, il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO (voici la page dédiée à l’appartement témoin)… Alors, on aime, ou on aime pas. J’avoue que j’ai un peu de mal avec les extérieurs, heureusement la vue est sauvée par la mer et/ou les nombreux espaces verts. En revanche, je suis tombée amoureuse de l’appartement témoin ! Il est beau, pratique, fonctionnel, très bien pensé et assez grand. Il est aujourd’hui inscrit Monument Historique, et se visite à jours et heures réguliers, c’est forcément guidé car vous circulez librement dans l’appartement, et vous êtes cordialement invités à ouvrir les placards et armoires, même le réfrigérateur !

Not long ago, as you saw it with my post on the exhibition  » Pierre and Gilles  » in the MUMA of Havre, I went to discover beautiful things in Havre. Le Havre is a badly liked city, mainly lovers of art history for a very good reason : when we walk, there certainly it’s a city hyper photogenic, as all the modernist cities, the thing is also its handicap. It’s modern. If you know a little the history of Normandy, you know that the city of Havre was almost entirely destroyed during the bombardments of 39-45. Only some buildings survived, we do not too much know how (in particular sublime House of the Shipowner, thus I shall speak in a next post). As a result, of course, at the end of the war, it was necessary to reconstruct, mass, fast, and so as to rehouse a maximum of people (The Cité Radieuse of Le Corbusier, Corbu for the close friends, participates of this effort of reconstruction). Thus the city organizes architect’s competition, and Auguste Perret participates in it. It’s a question of building in a radically different way of front the war. Finished the flourishes, the complicated things : the rapids, the mass fact or almost, the functional, practical, simple is needed. Thus Perret proposes a city center traced very precisely, studied to be at the same time pleasant, practical and functional. Similar buildings, system of posts-beams having showed his ability, ingenious system of heating and evacuation of waters. As we suspect it, they are Perret workshops which takes away the competition. In a short time, the city center of Havre is completely reconstructed, and today, it’s registered on the UNESCO world heritage list (here is the page dedicated to the show apartment) … Then, we like, or we do not like. I admit that I have a little of evil with the outsides, fortunately the view is saved by the sea and\or the numerous green spaces. On the other hand, I fell in love with the show apartment ! He is beautiful, practical, functional and rather big, thought very well. It’s registered today Historical monument, and visits in the regular days and the hours, it’s necessarily guided because you circulate freely in the apartment, and you are cordially invited to open cupboards, even refrigerator!

Le plan de l’appartement est traversant, pour plus de luminosité, et il peut être entièrement ouvert ou fermé grâce à un système de double-portes et portes coulissantes et/ou pliantes. Aucun mur intérieur n’est porteur, et la tuyauterie ne passe pas dans les murs, donc, si vous être proprio, vous pouvez tout abattre, ça risque rien (le système de chauffage, collectif, est soufflant et passe par les sols et plafonds, très ingénieux). La surface totale est de 99 m², ce qui est confortable, avec une pièce à vivre, un bureau, trois chambres, une salle de bains, toilettes, une cuisine semi-ouverte, un hall d’entrée ouvert sur le séjour, et de très nombreux placards. J’ai l’impression de rédiger une annonce immobilière…

The plan of the apartment is crossing, for more luminosity, and he can be completely opened or closed thanks to a system of doubles – doors and sliding and/or folding doors. No internal wall is expanding, and the piping does not pass in walls, thus, if to be you a landlord, you can shoot down everything, that risks nothing (the system of heating, collective, is breathtaking and passes by grounds and ceilings, very ingenious). The total surface is 99 m ², what is comfortable, with a living-room, an office(desk), three rooms, a bathroom, toilet, a semi-open kitchen, an entrance hall opened on the living-room, and by very numerous cupboards. I have the impression to draft a real estate announcement…

Le mobilier qui est présent sur place n’était pas inclus dans les appartement, mais ils étaient souvent meublés ainsi, afin de montrer la modernité des lieux. La ville du Havre a fait de longues recherches afin que tous les meubles et objets soient d’époque, et se rapprochent le plus possible de ce qui était proposé à l’époque. Cependant soyons honnête. Cet appartement témoin est un rêve pour les familles bourgeoises : si mes grands-parents paternels ont pu très tôt acheter un réfrigérateur et une machine à laver, parce qu’ils en avaient les moyens, en revanche il a fallu attendre la fin des années 60 pour que mes grands-parents maternels puissent avoir le même confort. Donc, au sortir de la guerre, très peu de havrais ont sans doute pu accéder au confort moderne présent dans l’appartement, qui est une véritable pub pour les arts ménagers !

The furniture which is present  was not included in apartment, but they were so often filled, to show the modernity of places. The city of Havre made long researches so that all the furniture and the objects are of period, and get closer as much as possible to what was proposed). However let us be honest. This show apartment is a dream for the bourgeois families : if my paternal grandparents were very early able to buy a refrigerator and a washing machine, because they had the money there, on the other hand it was necessary to wait for the end of the 60s so that my maternal grandparents can have the same comfort. Thus, at the end of the war, little of the havrais were doubtless able to reach the present modern comfort in the apartment, which is a real advertising for kitchen and bathrooms !

(les passages entre guillemets qui suivent sont extraits de l’article wikipédia dédié à l’appartement témoin, et décrivent le mobilier) / ( The passages in quotation marks which follow are extracted from the article Wikipedia dedicated to the show apartment, and describe the furniture)

Vous allez voir : le mobilier, c’est l’ancêtre de Ikea / You will see : the furniture, it is the ancestor of Ikea.

L’Entrée / Entry Hall

La Salle de séjour / Bureau / Coin repas / Living-Room

 » La salle de séjour reconstitue un ensemble de René Gabriel : les meubles (et leur positionnement) sont exactement identiques à ceux présentés par Auguste Perret pendant l’Exposition internationale de l’urbanisme et de l’habitation, en juillet et août 1947. Ce mobilier à destination des sinistrés s’inspire de prototypes réalisés dès 1945 pour le Salon des artistes décorateurs et a été créé spécialement pour la présentation du logement-type du Havre. Simples et robustes, ces meubles sont destinés à être produits en série puis vendus à des ménages aux revenus moyens. Leurs proportions facilitent un entretien sans aide domestique : surfaces lisses pour le dépoussiérage, passage du balai sous les bahuts, finitions cirées. Diffusés dans l’immédiat après-guerre, ils sont produits en série par la maison Lieuvin à Bernay (Eure) puis diffusés par des ensembliers-décorateurs dans les différentes provinces françaises (André Beaudoin au Havre).  »

La Cuisine / Kitchen

 » Élément de cuisine CEPAC (1946). Provenant des donations des habitants du Havre, les objets usuels (équipement ménager) retracent les différentes étapes dans l’émergence de la société de consommation. Si les premières années de l’après-guerre sont marquées par les restrictions et le prolongement des mesures de rationnement, le début des années 1950 voit l’émergence de nouveaux équipements (autocuiseur, réfrigérateur, etc.) qui, entre la fin des années 1950 et le début des années 1960, équipent la plupart des ménages.  »

La Salle de Bain / Bathroom

La Chambre des parents / First Room

La Chambre des enfants / Second Room

 » Reconstitution de la chambre aménagée par Marcel Gascoin en 1952. Située côté cour, la grande chambre centrale (16 m²) fait face au séjour et peut donc faire office de salle à manger. Elle pouvait également être destinée à des enfants, selon le taux d’occupation supposé pendant la reconstruction qui prévoyait six personnes pour quatre pièces. Une première chambre d’enfant est située près de la porte d’entrée afin que les enfants puissent sortir librement dans la rue.

Cette chambre pour deux enfants présente les meubles de Marcel Gascoin visibles à plusieurs reprises dans des appartements-types au Havre : en décembre 1952 (quartier du Perrey) et en août 1953 (immeuble de la Porte Océane). Conçus pour être réalisés en grandes séries sans pour autant adopter des formes trop mécanisées, rebutante pour la clientèle, ces meubles sont exécutés dans les ateliers parisiens de Marcel Gascoin à partir de 1949 (rue Rennequin), puis par l’ébéniste et fabricant de meubles havrais Loison frères entre 1952 et 1954 (rue du Maréchal-Gallieni). D’un faible coût, ces meubles sont largement diffusés par les magasins d’ameublement des villes moyennes et promus par les grandes revues de décoration (Maison Française, Arts ménagers, Meubles et décors, etc.) grâce à une campagne promotionnelle sans précédent.  »

La troisième chambre / Third room

Belle journée mes ptites licornes !

 

La céramique contemporaine, entre kitsch, mignonneries, détournement et pop-culture

La céramique contemporaine, porcelaine et autre, est hyper tendance, on en parle partout, et il y a des tas d’expos. Et en effet, on assiste à une véritable renaissance de ce médium, et de la sculpture en général (je voue renvoie à mon board pinterest « sculpture now »). Qu’il s’agisse de kitsch avéré, de pop-culture ou de jolies petites choses trop « cute », tout est ici affaire de détournement. La porcelaine, et la céramique sont en général associé à une idée de vieillot, pas du tout moderne. Des machins pour thé anglais avec petites fleurs, ou vases rococo top kitsch avec force dorures ultra-dorées. Pas folichon tout ça, et pas de quoi alarmer le monde de l’art. Sauf que, bien sûr, il y a toujours des artistes pour se réapproprier la chose, et en faire quelque chose d’autre, de bien plus intéressant. En effet, l’art du détournement, dans le monde de l’art contemporain, passe souvent par le choix d’un matériau traditionnel et désuet, réinterprété avec des sujets contemporains, ou une nouvelle manière de le travailler. C’est en quelque sorte mélanger le re-ennoblissement d’une matière devenue obsolète en sculpture avec la moquerie gentille de ce que cette matière était devenue… Voici un petit tour d’horizon de ce que qui se fait actuellement, dans le monde de la sculpture contemporaine en céramique, porcelaine…

The contemporary ceramic, the porcelain and other one, is hyper trendy, we speak about it everywhere, and there are heaps of exhibitions. And indeed, we attend a real revival of this medium, and the sculpture generally (I dedicate send back to my board pinterest « sculpture now »). That it’s kitsch turned out, of pop-culture or nice little things too much « cute », everything is here affair of diversion. The porcelain, and the ceramic are generally associated with an idea of old-fashioned. Things for English tea with small flowers, or kitsch rococo vases with strength ultra-golden gilts. Not pleasant all this, and not of that to alarm the world of art. Except that, of course, there are always artists to regain control the thing, and do something else, of more interesting. Indeed, the art of the misappropriation, in the world of the contemporary art, often passes by the choice of a traditional and old-fashioned material, reinterpreted with contemporary subjects, or new way of working it. It’s in a way to mix the re-ennoblement of a material  become obsolete in sculpture with the kind mockery of what this material had become… Here is a small overview of the fact that which is at present made, in the world of the ceramic contemporary sculpture, the china…

L’étrange et le bizarre

Choi Xooang

Garrett Kane

Johnson Tsang

Juliette Clovis

Kate MacDowell

Laurent Craste

Livia Marin

Sophie Kahn

Yee Sookyung

Le franchement gore

Jessica Harrison

Maria Rubinke

Ronit Baranga

Le cute, kawaï, mignon

Les petites créatures de Anya Stasenko et Slava Leontyev

Erika Sanada

Nichola Theakston

Yoshimasa Tsuchiya

La pop culture

Les nouvelles poupées de porcelaine, entre le art toys et la sculpture, certains sont vraiment magnifiques…

Brett Kern, et ce superbe dinosaure qu’on dirait gonflable et qui ne l’est pas…

Les blobs au couleurs acides de Dan Lam

Belle journée mes ptites licornes !

Avoir une déco de graphiste geek tout en étant adulte…

(article non disponible en anlais / Not available in english, sorry ! )

Ok, tous les graphistes ne sont des geeks, et tous les geeks ne sont pas graphistes. Mais j’en connais quand même pas mal qui réunissent les deux options. Leurs apparts sont totalement déments généralement. Non, le geek ne se limite à une espèce de croisement entre Yoda (ne jamais sortir parce qu’on « geek » ça rend le teint vert), Chewbacca (parce que quand on « geek », on n’a pas le temps de se raser, de se coiffer ou de s’épiler), un binoclard mal dans sa peau (Harry ???) et un bûcheron adolescent (chemise à carreaux powa). Non, le geek n’est pas un adolescent, il peut être aussi un adulte.

Nous voici en 2017, ère de la désormais très classique infantilisation de l’adulte. Vous aurez remarqué que depuis quelques années, on assiste à un essor incroyable des jouets pour adulte ? Jouets avec lesquels on ne joue pas non, bien sûr, on les collectionne, on peut même les customiser. Ajoutez à ça l’énorme développement d’univers de SF et de fantasy (oui, parce que le geek est forcément fan de Star Wars, ou Star Trek, ou Marvel, ou DC, ou Harry Potter, ou le Seigneur des Anneaux, ou Game of Thrones. Voire plusieurs à la fois), ainsi que l’essor d’une déco adaptée, plus le commerce très très lucratif des nouvelles technologies (un geek, c’est très très très souvent un gamer), et vous obtenez le geek des années 2020 (j’arrondis). C’est-à-dire un adulte qui se comporte très bien en adulte, à ceci près que la société de consommation l’infantilise au maximum. Ce qui est vraiment prendre les geeks pour des perches (ou tanches, ou cèpes, ou truites, ou faisans, ou truffes, ou vaches à lait). Car s’il reconnaît très facilement être victime plus qu’à fond de la société de consommation, le geek reconnaît également qu’il achète pour une super bonne raison : il se construit SON propre univers, inspiré de ses passions, un truc très personnel qu’il mixe avec les codes de la déco actuelle. Il aime vraiment ce qu’il achète, et s’il est l’heureux détenteur de la collec complète des lasers Star Wars, ou des baguettes de Harry Potter, voire du véritable trône de fer ou d’un gigantesque crâne de dragon, il ne le revendra pour rien au monde (même avec les huissiers aux fesses, il préfèrera se battre en duel magique, c’est dire s’il est à fond). J’admire ça, parce que ça fait de l’appart d’un geek adulte un terrain de jeux de déco exceptionnel.

Bon ok j’avoue : j’ai tendance à être une geek. A quelques détails près : je n’aime pas jouer aux jeux vidéos, je ne suis pas fan de Star Wars. Mais j’ai été graphiste (moi, le papier, la typo, la mise en page, c’est une love story), j’adore les affiches alternatives de films, Star Trek, Harry Potter, le Seigneur des Anneaux, Marvel et DC, Avatar (ben oui, franchement, Avatar…), les films de SF (mais pas les livres), j’aime le kitsch, le rétro (surtout en affiche), le pop art, la pop culture, je voue un culte à Ridley Scott et Guillermo Del Toro, et Peter Jackson, la figure du super-héros américain me fascine, je collectionne les artbooks, et j’adore les figurines (je me freine. Enfin, mon banquier me freine). En revanche, je ne suis définitivement pas une gameuse, que ce soit en jeux vidéos ou en plateaux, ou en jeux en ligne. Même les jeux gratos de facebook m’ennuient profondément. J’admire les graphismes de certains jeux vidéos (par contre).

Donc le geek adulte d’aujourd’hui, il est : cool, sympa, un peu timide peut-être, pas poilu sauf la barbe, il est tatoué souvent, il adore la pop culture et les jeux vidéos, il raffole du vintage, du rétro, il a un penchant pour le kitsch, mais se passionne quand même pour le design et l’industriel. Souvent, il a un truc avec les étoiles et les galaxies. Et aussi avec les grands espaces verts et les forêts profondes. Il aime les animaux, et à une nette tendance à délaisser la junkfood d’avant pour le veggie ou vegan d’aujourd’hui. Le geek est adulte, sans avoir à délaisser sa part d’enfance. C’est le pied.

Et sa déco est à son image : stylée et éclectique. Voyez plutôt… Et reproduisez chez vous, avec vos propres références pop culture ! Il vous faut

– des affiches, souvent grandes, en répétition, ou en total look sur un mur complet. JAMAIS d’affiches originales, préférez les versions alternatives que l’on via pinterest (vous y trouverez des liens vers les sites de ventes en ligne les proposant). Si vous êtes doués en dessin, vous pouvez toujours en faire vous-même.

– un meuble tv – bibliothèque adapté à votre mur, et avec un look très design, avec des jeux de couleurs et de matières. Le tout noir fonctionne aussi très bien pour mettre en valeur vos livres et objets déco, et si vous êtes un puriste de gamer, vous pouvez ajouter un néon bleu derrière la tv.

– des blocs de couleurs vives et de de la géométrie

– des meubles de geek, c’est-à-dire avec un look que tout le monde reconnaît, issu de la pop culture

– des accessoires de geek… Les photos parlent d’elles-mêmes…

– des toilettes de fous, lâchez-vous dans vos toilettes.

– des meubles adaptés à vos collections, pour qu’on arrête de les considérer comme des jouets…

Alors, vous aimez ?

(imgs : pinterest et la maison F5)

Belle journée mes licornes !

Pierre & Gilles au Muma : le kitsch absolu en majesté

Pour tous les amoureux du kitsch, et les autres aussi, cette expo est (était, puisqu’elle est terminée) une bouffée d’air frais dans les musées ! Forcément, le kitscg et la pop culture entre très peu au musée, spécialement dans les musées d’art contemporain. A part Koons et quelques autres, les relations entre l’art contemporain dit « officiel » (celui de Beaubourg, par exemple) et la pop culture sont compliquées. Très compliquées. Merci les critiques d’art. Bref. Le Muma du Havre a pris le parti d’organiser une big expo sur Pierre & Gilles (faut dire qu’ils sont havrais…). Merci le Muma d’avoir exposé la pop culture à côté des impressionnistes (qui sont rentrés dans la pop culture grâce aux boîtes de chocolats…). Parce que d’habitude, tout ce qui ne fait pas « art très sérieux » (ou qui se prend au sérieux), ça reste à la porte. Pour une fois, on a vu les gens sourire, faire la grimace et rire au musée (croyez-moi, ça n’arrive pas si souvent). En même temps, c’est Pierre & Gilles. Beaucoup de gens n’aiment pas : trop kitsch assumé. Les jeunes, et les enfants, y sont assez sensibles, ça reste familier de leur monde, bien qu’ils y voient juste le premier degré.

For all the lovers of the kitsch, and the others also, this exhibition is (was, because it’s ended) a breath of fresh air in museums ! Necessarily, the kitsch and the pop culture enters little the museum, specially in the museums of contemporary art. To part Koons and some others, the relationships between the contemporary said art « official » (that of Beaubourg, for example) and the pop culture are complicated. Very complicated. Thank you the art critics. In brief. Muma of Havre decided to organize a big exhibition on Pierre and Gilles (needs to say that they are havrais). Thank you Muma to have exposed the pop culture next to the impressionists (who returned into the pop culture, thanks to boxes of chocolates). Because usually, all which does not make  » very serious art  » (or which takes itself seriously), it stays in the door. For once, we saw people smiling, making a face and laughing to the museum (believe in me, it doesn’t arrive so often). At the same time, it’s Pierre and Gilles. A lot of people doesn’t like : too kitsch assumed. The young people, and the children, are rather sensitive to it, it remains familiar of their world, although they see just the first degree there.

J’ai adoré (comme on s’en doute). Beaucoup de photos, énormément, regroupées par thèmes. Un cabinet de curiosité made by Pierre & Gilles, avec plein de choses top kitsch sorties de leur appart (qui est un summum en terme de kitsch assumé), et qui dévoile quelques clés de leur univers : la musique, le cinéma, les séries B, l’imaginaire lié à la mer, les peluches et l’enfance, l’imagerie gay, les dieux indiens et Bollywood…

I adored (as we suspect it). Many photos, enormously, grouped by themes. A cabinet of curiosity made by Pierre and Gilles, with a lot of kitsch top things taken out of their apartment (which is a highlight in term of kitsch assumed), and which reveals some keys of their universe : the music, the cinema, the B-movies, the imagination connecte) to the sea, the fluffs and the childhood, the gay imaging, the Indian gods and Bollywood…

Vous avez forcément déjà vu une photo de Pierre & Gilles, elles apparaissent régulièrement dans les médias, et même en affiche. En gros : l’un fait les photos, elles sont imprimées en grand format (voire très grand), l’autre peint à l’huile en glacis par-dessus, afin de donner cette aspect très pur, lisse et sans défaut (le photoshop du pinceau, en quelque sorte), et ils réalisent le cadre, qui participe de l’œuvre elle-même (vous le verrez sur mes photos). C’est un vrai travail de titan. Que vous aimiez ou pas, ça ne vous laissera pas indifférent. Car le kitsch, c’est ça en fait : vous aimez, ou vous détestez. Mais ce n’est jamais tiède. Bienvenue au pays des roses, des paillettes, des gays forcément trop beaux, des dieux grecs (forcément trop beaux), des madones pleurant des larmes de cristal, des femmes fatales, des seins à l’air et des peluches qui saignent, de la neige de diamants, des marins, des dieux indiens, de la bible revisitée…

You necessarily already saw a photo of Pierre and Gilles, they appear regularly in the media, and even in poster. Roughly : the one makes photos, they are printed in large format (even very big), the other one paints in the oil in glacis over, to give this very pure, smooth and flawless aspect (the Photoshop of the brush, in a way), and they realize the frame, which participates of the work itself (you will see that on my photos). It’s a real titanic task. That you like or not, it will not leave unmoved you. Because the kitsch, that’s it in fact : you like, or you hate. But it’s never tepid. Welcome to the country of the pink, the glitter, the gays necessarily too beautiful, the Greek gods (necessarily too beautiful), Madonnas crying for crystal tears, Femmes fatales, breasts in the air and fluffies which bleed, some snow of diamonds, sailors, Indian gods, the revisited Bible…

(Marianne)

(Madone)

(La Chanson de la Mort)

(Le Dahlia Noir)

(Le Printemps Arabe)

(Les Larmes Noires)

(Maman !)

(La Gorgone Méduse)

(Mercure)

(Salomon et la Reine de Saba)

(Candy Paradise)

(la série des Ganymède)

PS : désolé pour les cadrages des photos, mais les lumières se reflétant dans les vitres, il a toujours fallu que je me décale sur le côté…

Belle journée mes ptites licornes !

Parodie et pastiche : comment l’art contemporain se moque gentiment de ses ancêtres…

(ci-dessus, Gérard Mas)

La parodie et le pastiche ont toujours fait partie du monde de l’art, mais pas forcément de l’art dit « officiel », qui se prend souvent bien trop au sérieux pour apporter un minimum d’humour. Pas grave, les autres artistes font ça très bien… C’est particulièrement vrai dans l’art contemporain, surtout chez les artistes travaillant sur le kitsch (je vous renvoie à mon article sur le kitsch, si jamais vous l’avez manqué). Beaucoup utilisent la parodie ou le pastiche (celui-ci étant l’appropriation d’un style à des fins soit humoristiques soit dénonciatrices, définition actuelle du pastiche, sinon, sans ces fins, c’est juste une copie d’un style) afin de provoquer le rire ou la prise de conscience, et parfois les deux en même temps, histoire de dédramatiser la chose. L’art contemporain, quand il est kitsch, est souvent très « geek ». Oui, les geekeries sont souvent kitsch en réalité, mais c’est pas grave, je les adore quand même ! La pop-culture est en effet fan de réutilisation et détournement d’art « ancien », que cela soit par ajout ou suppression d’élément typiquement contemporains, kitsch, geek, pop… En somme, les tableaux et techniques anciennes deviennent presque des symboles, à utiliser à foison et à réinterpréter, afin que l’art ne se prenne pas trop au sérieux. Et j’avoue : ça marche ! Qu’il s’agisse de peinture traditionnelle, peinture numérique, photographie ou sculptures, le résultat est souvent drôle et bluffant… Parmi les plus importantes réutilisations de ces symboles : la Joconde (récurrent !) et la Cène. Depuis peu, les artistes pompiers du XIXe siècle ont également la cote en terme de réappropriation… Et en plus : ce type d’œuvre est parfait dans une décoration contemporaine, car il apporte une touche de dérision décalée bienvenue dans un univers souvent trop aseptisé. Si vous ne pouvez vous payez un original, privilégiez les affiches (souvent, quand une photo me plaît énormément, mais qu’elle n’est pas disponible en originale, je l’enregistre, augmente sa résolution, et la fait imprimer sur papier photo : effet garanti !)

The parody and the pastiche always made part of the art, but not necessarily the art « official », which takes itself often very too seriously to bring a minimum of humor. Not grave, the other artists make that very well… It’s particularly true in the contemporary art, especially at the artists working on the kitsch (I send back to you to my article on the kitsch, if ever you missed it). Many use the parody or the pastiche (being this one the appropriation of a style in purposes or funny or informers, current definition of the pastiche, otherwise, without these purposes, it’s just a copy of a style) to provoke the laughter or the awareness, and sometimes both at the same time, just to take the drama out of the thing. The contemporary art, when it is kitsch, is often very « geek ». Yes, geekeries is often kitsch in reality, but it doesn’t matter, I adore them all the same! The pop-culture is indeed a fan of re-use and misappropriation of « old » art, that it’s by addition or abolition of element kitsch, geek, pop… As a matter of fact, paintings and old techniques become almost symbols, to use in abundance and to reinterpret, so that the art does not take itself too seriously. And I admit : it works ! That it’s about traditional painting, digital painting, photography or sculptures, the result is often funny and fooling… Among the most important re-uses of these symbols : the Mona Lisa (recurring!) and the Last Supper. Recently, the artists « pompiers » of the XIXth century are also popular in term of reappropriation … And this type of work is completed in a contemporary decoration, because it brings a touch of welcome mockery in an often too much « disinfected » universe. If you cannot you pay an original, favor posters (often, when I like a photo enormously, but when she is not available, I record him, increase his resolution, and her made print on paper photo : guaranteed effect!)

Quelques-uns de mes artistes préférées en terme de parodie et pastiche :

Artiste inconnu, images disponibles sur le site Worth1000.com

Alexey Kondakov

Angela Fraleigh

Studio Designcrowd

Dave Pollot

Freddy Fabris

Gérard Mas

Hendrik Kerstens

Léo Caillard

Jeff Koons

Jessica Harrison

Marco Battaglini

Ci-dessous Marcus Hofer

Penny Byrne

Pierre et Gilles

Pierre-Adrien Sollier

Gérard Rancinan

Sacha Goldberger

Shawn Huckins

Soasig Chamaillard (qui repeint des vierges, je n’ai pas pu résister : la vierge Sailor Moon, hommage à mes années Club Dorothée. Et ça y est, je suis un dinosaure)

Travis Durden

Belle journée mes ptites licornes !

Architecture, Géométrie et Bijoux : avoir du style en restant simple

Je ne sais pas pourquoi, mais les gens s’attendent toujours à me voir avec des bijoux hyper baroques ou gothiques (genre shoker en dentelle, grosse croix byzantine, etc). Bon, c’est vrai, j’en ai porté pendant pas mal d’années, mais j’ai changé. Parce que si j’aime, j’adore le baroque, en revanche, à porter tous les jours, c’est devenu « no way ». Je ne suis pas le genre de fille à me pomponner pendant des heures, à passer au bas mot une heure trois quart (pour pas dire deux heures) dans la salle de bain à me faire un make-up de la mort qui tue qui va finir en dégoulinade au bout de 4 heures (oui, j’ai testé, on se moque pas). Ce qui signifie que je ne suis pas le genre de fille à porter des jupes, des bas, des corsets, des bijoux compliqués. MAIS je ne sacrifie pas au style (oui quand même, j’ai ma fierté, et ressembler à un sac à patates, c’est pas une priorité dans la vie). Donc : il faut que ça aille vite, que ça claque sans en faire trop, et que ça donne du style. D’où mon amour des bijoux géométriques.

I do not know why, but people always expect to see me with baroque or Gothic hyper jewels (kind lace shoker, big Byzantine cross, etc.). Well, it’s true, I wore it during quite a lot of years, but I changed. Because if I like, I adore the baroque, on the other hand, to wear every day, it became « no way ». I am not girl’s kind to get dolled up for hours, to spend at least one hour and three quarter in the bathroom to make me a make-up which is going to end in trickle at the end of 4 hours (yes, I tested, we laugh not). What means that I am not girl’s kind to wear skirts, stockings, corsets, complicated jewels. BUT I do not sacrifice to the style (yes all the same, I have my pride, and look like a bag with potatoes, it is no priority in the life). Thus : that has to go fast, class without making it too much, and to give of the style. Where from my love of the geometrical jewels.

Bon, je vous explique la chose, si jamais vous êtes toujours là après ce pavé pas toujours très compréhensible.

Well, I explain you the thing, if ever you are always there after this pavement not always very understandable.

Avant, j’étais une fille qui collait à son style baroque : dentelle, noir, or, gros bijoux, talons hauts, etc. Oui, mais ça, c’était avant (non, je ne suis pas hantée par la pub, Alain, sors de ce corps !). En réalité je me suis rendue compte que ce n’était qu’une façade construite pour parfaitement coller à ce que les gens attendaient de moi et de ma personnalité. Mais ce n’est pas ce que je suis en réalité : je préfère largement miser sur une superbe paire de baskets, qui va me permettre d’associer style et confort, plutôt que sur des talons de 12, qui vont me permettre d’être stylée sans course à pieds. J’aime le style ET le confort. Aujourd’hui, après des problèmes de santé pas toujours très marrants, le confort est devenu essentiel. Je conserve mon style quoi qu’il arrive, même à un super gala top classe. Assez tomboy, un rien japonais (les japonais sont les pro du « no gender », je peux m’habiller chez les mecs, trop cool !), un peu « minimal », « neutral », pas mal d’oversized, un peu de flamand et de amish, un rien rock’n’roll. Noir, bleu, gris, beige, quelques touches de vert et de rouge… Plus du tout de baroque, de seventies, de choses compliquées qui ne servent qu’à m’énerver. Et des accessoires, car, dans ce type de look, c’est EUX qui donnent le style : d’où mon amour des pièces uniques, imposantes, géométriques, et color block, que ce soit en bijoux, en chaussures, en sac. Ajoutez à ça un chapeau, un gilet et une écharpe, et c’est parti. C’est sans doute mon goût pour l’art déco et l’architecture moderne et contemporaine qui parle…

Before, I was a girl who stuck on her baroque style: lace, black, yet, big jewels, high heels, etc. Yes, but that, it was before. In reality I realized that it was only a facade built to stick perfectly on what people expected from me and from my personality. But it is not what I am in reality : I widely prefer to bet on a magnificent pair of sneakers, which is going to allow me to associate style and comfort, rather than on heels of 12, which are going to allow me to be stylish without running. I like the style AND the comfort. Today, after health problems not always very funny, the comfort became essential. I keep my style whatever happens, same in a great classy top official reception. Enough tomboy, a Japanese mere nothing (Japanese are pro of  » no gender « , I can get dressed at the guy’s, too cool !), a little bit « minimal »,  » neutral « , oversized, a little of Flemish and Amish, a little rock ‘n’ roll. Black, blue, grey, beige, some touches of green and red… Anymore of the baroque, the seventies, the complicated things which serve only to irritate me. And accessories, because, in this type of look, it is THEM who give the style : where from my love of the unique, impressive, geometrical things, and color block, whether it is in jewels, in shoes, in bag. Add to that a hat, a vest and a scarf, and let’s go ! Perhaps it’s my love for Art Deco and architecture modern…

Voici donc quelques échantillons de mes bijoux géométriques, je n’ai guère les moyens de me payer du Marni, du Céline, du Vionnet et du Ellery, mais j’y crois, un jour peut-être !

Here is thus some samples of my geometrical jewels, I  have not the money to buy Marni, Céline, Vionnet and Ellery, but I believe in it, one day maybe!

Et ci-dessous, mes rêves en images (pinterest est ton meilleur ami) / And below, my dreams in images (pinterest is your best friend) :

Marni

Ellery

CONTOURstudio, via Etsy

Zimmerman

Zara

Vionnet

Salomé Charly

Belle journée mes ptites licornes !

Farrow and Ball et le XIXe siècle, une vision contemporaine

Vous êtes peut-être, comme moi, fan de décoration d’intérieur… Je me précipite chez le marchand de journaux chaque fois que sors le nouveau Milk Décoration et le nouveau Marie-Claire Maison, qui sont les deux seuls magazines de déco que j’achète (ben oui, il y a aussi les magazines de mode, comme Citizen K, L’Officiel, l’abonnement à Vogue, parfois Numéro, parfois Flow et Paulette… Bref. J’adore le papier et la photo mais ça, ce sera pour un autre post). Et force est de constater que l’on voit de plus en plus de parti-pris décoratifs audacieux en terme de couleurs. Le règne du tout blanc tout propre est terminé, place à une autre dictature : les couleurs sombres et mats, avec des accents colorés. Cette mode ne date pas d’hier. En tant qu’ex-étudiante en conservation et restauration du patrimoine bâti, je connais deux-trois trucs en terme d’histoire de la décoration d’intérieur, notamment en ce qui concerne le XIXe siècle (oui, parce que je suis une inconditionnelle du XIXe, faut le savoir). A la période néo-gothique, la déco était, comment dire… Surchargée. Et encore, le mot est faible. Imaginez des pièces (parquet au sol obligatoire) avec cheminées en marbre (le plus souvent), tapis à foison, meubles lourds, sombres, et massifs à dessins compliqués, tentures lourdes, tapisseries, le tout sur des murs tapissés également de motifs complexes et sombres. Une véritable cacophonie visuelle, à rendre foi n’importe qui, un rien oppressant, et censée rappeler les décors néo-gothiques du Moyen-Age (on en était loin, mais seule l’idée importait). C’est sans doute l’époque la plus moche de toute l’histoire de la déco. Dans ma vie, je n’ai rencontré qu’une seule personne qui s’épanouissait dans ce type de décor. Mais bon, c’était un vampire, c’est sans doute normal (les vampires, c’est très néo-gothique).

You are maybe, as me, a fan of interior design … I rush at the newsdealer every time take out new Milk Décoration and new Marie-Claire Maison, which are two only magazines of decoration which I buy (well, yes, there are also fashion magazines, as Citizen K, L’Officiel, the subscription to Vogue, sometimes Numero, sometimes Flow and Paulette … I adore the paper and the photo but that, it will be for another comment). And we have to admit that we see more and more bias ornamental audacious in term of colors. The reign of every quite own white is ended, places in another dictatorship: dark colors and matt, with colored accents. This fashion does not date of yesterday. As former student in preservation and heritage restoration, I know two-three things in term of history of the interior design, in particular as regards the XIXth century (yes, because I am an ardent supporter of the XIXth, needs to know him). In the neogothic period, the decoration was, how to say … Overloaded. And still, the word is low. Imagine rooms (parquet on the compulsory ground) with marble fireplaces (most of the time), hidden in abundance, heavy, dark furniture, and massive to complicated drawings, heavy hangings, tapestries, the whole on walls papered also with complex and dark motives. A real visual cacophony, to return faith anyone, an oppressive mere nothing, and supposed to call back the neogothic decorations of the Middle Ages (we were far from it, but only the idea imported). It is doubtless the ugliest time of all the history of the decoration. In my life, I met only a single person who bloomed in this type of decoration. Well, it was a vampire, it’s doubtless normal (vampires, it’s very neogothic).

De cette cacophonie, ne retenons aujourd’hui qu’une chose : les couleurs denses et intenses, qui donnent du caractère à une pièce, même sur un seul mur. Et c’est là que Farrow and Ball intervient, car ils ont sans doute les plus belles couleurs sombres et intenses de toutes les marques de peintures (ok, Dulux Valentine a AUSSI ma préférence). Il y a quelque chose de magique sur le site de Farrow and Ball : vous pouvez commander des échantillons de papiers peints (5 max par commande), qui sont livrés très rapidement au format A4. Je les collecte précieusement, et en fais des carnets à reliures japonaises. J’ai donc ressorti une série de vieilles photos, que j’ai classées par couleur, assorties de trouvailles pinterest, afin de vous proposer des ambiances contemporaines mais avec des couleurs très XIXe siècle. C’est dans les vieux pots, n’est-ce pas…

Of this cacophony, let us hold only a thing today : the dense and intense colors, which give of character to a room, even on a single wall. And it’s there that Farrow and Ball intervenes, because they doubtless have the most beautiful dark and intense colors of all the marks of paints (OK, Dulux Valentine also has my preference). There is something magic on the website of Farrow and Ball : you can command samples of wallpapers (5 max by order), which are very quickly delivered to the format A4. I collect them affectedly, and make it little notebooks. Thus I took out again a series of old photos, which I classified by color, matched of finds pinterest, to propose you of the contemporary atmospheres but with colors of XIXth century.

Les gammes de verts et de bleus  /  Blue and Green :

Mes carnets, réalisés avec les papiers paints Farrow and Ball

Des ambiances contemporaines avec les peintures Farrow and Ball :

Les gammes de crèmes et de rouges  /  Cream and Red :

Mes carnets, réalisés avec les papiers paints Farrow and Ball

Des ambiances contemporaines avec les peintures Farrow and Ball :

Les gammes de neutres  /  Neutrals :

Les gammes de jaunes / Yellow :

Belle journée mes ptites licornes !

 

Le Kitsch, c’est quoi ?

(Vogue Uk, dec 2012)

Question existentielle. Mes prochaines années d’études, et celles qui viennent de s’écouler, sont toutes entières tournées vers ce thème, inhérent à notre société postmoderne. Donc, j’ai pas mal lu sur le kitsch, et il m’en reste encore à lire. En discutant avec pleins de gens de ce thème, je me suis rendu compte que le kitsch engendre un réel problème de compréhension. Donc, le kitsch, c’est quoi ?

Existential question. My next years of studies, and those who have just passed by, are the whole turned to this theme, inherent to our postmodern society. Thus, I  read many many books on the kitsch, and I still have there to read. By discussing with peoples of this theme, I realized that the kitsch engenders a real problem of understanding. Thus, the kitsch, it’s what?

(Chris Braceys)

Déjà, il y a deux sortes de kitsch. D’abord, il y a le kitsch comme révélateur de goût personnel. Par exemple, je trouve qu’un nain de jardin c’est l’un des summum du kitsch en terme de goût, tout comme les dauphins en céramique, les poupées de porcelaine et les biches en plastiques. Mais c’est juste mon avis, et il y a des tas de gens qui trouve qu’un nain de jardin c’est très beau (si si si, je vous jure). Et ensuite, il y a le kitsch revendiqué, notamment par des artistes comme Pierre et Gilles, Wim Delvoye, Gilbert and Georges, Jessica Harrison, Jeff Koons, Mark Ryden et tous les artistes pop-surréalistes.

Already, there are two sorts of kitsch. At first, there is a kitsch for revelation of personal taste. For example, I find that a garden gnome is one of highlight of the kitsch in tasteful term, just like ceramic dolphins, porcelain dolls and hinds in plastics. But it’s just my opinion, and there are loads of people who finds that a garden gnome is very beautiful. And then, there is kitsch claimed, in particular by artists as Pierre and Gilles, Wim Delvoye, Gilbert and Georges, Jessica Harrison, Jeff Koons, Mark Ryden and all the pop-surrealist artists.

(David LaChapelle)

Je vais tenter d’expliquer la chose velue, probablement rose et très certainement pailletée qui me fait face en tonnant des « prout » retentissants en forme d’arc-en-ciel et qui fleurent bon la rose : le kitsch. La notion est complexe (la longue phrase bizarre qui précède vous aiguille un peu dans mon raisonnement).

I am going to try to explain the hairy, probably pink thing and very certainly spangled which faces me by thundering « fart » resounding in the shape of rainbow and which smell sweetly the rose : the kitsch. The notion is complex (the long strange sentence which precedes directs you a little in my reasoning).

(Jeff Koons)

J’ai lu des tas de choses sur le kitsch, pas toujours très bonnes à vrai dire. Dire que le vintage n’est pas kitsch est une aberration puisque qu’il n’y a pas plus kitsch que la vogue du vintage comme révélateur de notre rapport à l’objet en tant qu’individus postmodernes. Disons qu’il y a deux sortes d’écrits sur le kitsch : ceux qui sont contre, comme Greenberg, Kundera, Broch ou Dorfles, et ceux qui sont, disons pas forcément pour, mais en tout cas indulgents, comme Sternberg, ou Moles (ceux-là, curieusement sont plus rares).

I read heaps of things on the kitsch, not always very good to tell the truth. Say that the vintage is not kitsch is an aberration because that it more kitsch there than the fashion of the vintage as the revelation of our relationship in the object as postmodern individuals. Let us say that there are two sorts of papers on the kitsch : those who are against, as Greenberg, Kundera, Broch or Dorfles, and those who are, let us say not necessarily for, but in any case indulgent, as Sternberg, or Moles (those, curiously is rarer).

(Jessica Harrison)

Pour les premiers le kitsch est, au mieux une manifestation de très mauvais goût révélateur d’une culture pas très riche pouvant être une atteinte au grand Art, et au pire, un révélateur d’une société dictatoriale en matière de goût et de consumérisme. Cette dernière théorie est intéressante, car, bien que les auteurs précédemment cités aient écrits leurs théories il y a de cela pas mal d’années, on constate que la société postmoderne est en plein dedans !

Pour les seconds, le kitsch est juste une forme de recette du bonheur, l’art au service du peuple. Le kitsch est confortable, il rend heureux et il réenchante notre quotidien un peu tristounet (c’est son but premier en fait).

For the first ones the kitsch is, at best a demonstration of very bad revealing taste of a not very rich culture which can be an infringement on the big Art, and on the the worst, a revelation of a dictatorial society regarding taste and regarding consumerism. This last theory is interesting, because, although the authors previously quoted wrote their theories there is a lot of years, we notice that the postmodern society is in height inside !

For the second, the kitsch is just a shape of recipe of the happiness, the art in the service of the people. The kitsch is comfortable, it makes happy and it re-enchants our a little bit gloomy everyday life (its first purpose in fact).

(Kate Rohde)

Le terme kitsch, est à la base, dérivé de l’allemand. On n’est pas réellement certain de son origine exacte, mais en tous les cas, il induit une connotation négative : vieux, bricolé, attrape-touristes, fabriqué en masse… Cette connotation négative persiste encore aujourd’hui, et lorsque l’on qualifie une production de « kitsch », elle n’est alors plus considérée comme étant du grand Art.

The kitsch term, is derived of German. We are not really certain of its exact origin, but at any rate, it leads a negative connotation : old, tinkered, tourist trap, made massively… This negative connotation persists even today, and when we consider a production as « kitsch », it’s then more considered as being of the big Art.

(Kim Joon)

On peut lire parfois sur le web que le kitsch, c’est des couleurs vives, voire des paillettes, du doré à outrance, de l’accumulation, des sentiments exacerbées, voire du sentimentalisme, etc. C’est en partie vraie, mais la notion est plus complexe. Prenons chaque terme et analysons :

We can read sometimes on Web that the kitsch, it’s lively colors, even glitter, excessive gilt, accumulation, feelings aggravated, even of the sentimentalism, etc. It’s the partially true, but the notion is more complex. Let us take every term and let us analyze :

(Marion Peck)

« couleurs vives » : pas forcément, cela peut-être aussi des couleurs pastels, d’ailleurs le kitsch raffole des pastels, qui sont proches de la douceur de l’enfance.

« Paillettes », « Doré » : là oui, on est d’accord. Le kitsch premier, c’est le maniérisme, le baroque et le rococo, donc oui, le doré est outrancier et pratiquement récurrent, même aujourd’hui.

« Accumulation » : non pas forcément, et d’ailleurs aujourd’hui encore moins. Le foisonnement est souvent présent dans les œuvres d’art, mais pas toujours, et encore moins en décoration et en architecture (je démontrerai cette idée plus loin).

« Sentiments exacerbés » : oui, trois oui. Le kitsch, sa définition même, c’est effectivement ce sentimentalisme tombant parfois dans la mièvrerie, mais en tout les cas, les émotions sont très présentes.

(Mariele Neudecker)

 » Lively colors « : not necessarily, it maybe also colors pastels, moreover the kitsch is crazy about pastels, which are close to the sweetness of the childhood.

« Glitter », « Gilt »: there yes, we agree. Kitsch first, it’s the Manierism, the Baroque and the Rococo, thus yes, the gilt is exaggerated and practically recurring, same today.

« Accumulation »: not necessarily, and moreover today still less. The profusion is often present in the oeuvres of art, but not always, and even less in decoration and in architecture (I shall demonstrate this idea farther).

 » Aggravated Feelings « : yes, three yes. The kitsch, its definition, it is actually this sentimentalism sometimes falling in the preciousness, but in everything the cases, the feelings are very present.

(Maison Hello Kitty)

Je sens que je ne vais forcément me faire des potes : mais siiiiiiii, le kitsch, c’est FORCEMENT l’accumulation. EH NON. Bien sûr que non. Prenez le homard en plastique suspendu dans la galerie des glaces de Versailles, « œuvre » de Jeff Koons, il est tout seul, et c’est quand même du kitsch.

Ce qui m’amène à un point fondamental : le kitsch naît souvent de l’interaction de deux choses totalement opposées. Prenez un jardin tout ce qu’il y a de plus banal, c’est juste un jardin. Posez un nain de jardin dessus, et le jardin devient  kitsch. Les sculptures en porcelaine de Jessica Harrison joue là-dessus : des jolies demoiselles XVIIIe siècle en porcelaine et robes à fleurs, mais qui ont les intestins à l’air ou le cœur entre les mains, comme charcutées par un massacre à la tronçonneuse. C’est de la juxtaposition de ces deux éléments opposés que naît le kitsch.

(Craig Masson Home)

I feel that I am not necessarily going to be made buddies: but yeeeeessss, the kitsch, it is NECESSARILY the accumulation. HEY NO. Of course not. Take the plastic lobster suspended in the Hall of Mirrors of Versailles, Jeff Koons’s « work », it is alone, and it is all the same of the kitsch.

What brings me to a fundamental point : the kitsch often arises from the interaction of two totally brought into conflict things. Take a very commonplace garden, it is just a garden. Put a garden gnome above, and the garden becomes kitsch. Jessica Harrison’s porcelain sculptures play on that: attractive young ladies porcelain XVIIIth century and dresses with flowers, but which have intestines in the air or the heart in hands, as mangled by a massacre in the chain saw. It’s the interaction betwenn these two opposite elements which make the kitsch.

(Mark Ryden)

Analyser le kitsch dans les œuvres d’art, c’est facile, c’est pour cela que je ne le ferait pas : juxtaposition, accumulation, enfance, société de consommation, cadres dorées, syncrétisme religieux, etc. Les thèmes sont souvent récurrents.

Plus intéressante est l’analyse du kitsch au quotidien dans nos vies, kitsch que l’on finit par ne plus voir. L’individu postmoderne vit dans une société de consommation où il existe une véritable dictature du goût, avec des modes lancées perpétuellement, des besoins créés, des objets sans cesse renouvelés. Nous sommes, psychologiquement, dans une culture de l’immédiateté, de l’évènementiel, ce qui explique le grand succès à la fois des réseaux sociaux mais également des DIY, zen attitude, retour à la nature, kinfolk, natural, minimal, etc. L’Homme est à ce point perdu dans l’évènementiel qu’il cherche à tout prix à se rapprocher du passé et de ce qu’il a perdu, ne faisant par-là même que subir une sorte d’effet de mode, mais qui peut être percutant pour certains et signer un véritable changement positif de mentalité et de mode de vie (elle est trop belle cette phrase, faut que je la note pour mon mémoire). L’Homme postmoderne est donc l’essence même du kitsch s’il se conforme réellement à la société actuelle, qui joue énormément sur les apparences. Et parfois, il ne s’en rend même pas compte.

(Pansy Ass)

Analyze the kitsch in the oeuvres of art is easy, that’s why I would not make it : juxtaposition, accumulation, childhood, consumer societies, frames gilded, religious syncretism, etc. The themes are often recurring.

More interesting is the analysis of the kitsch to the everyday life in our lives, kitsch which we eventually see any more. The postmodern individual lives in a consumer society where there is a real dictatorship of the taste, with fashions thrown perpetually, created needs, ceaselessly renewed objects. We are, psychologically, in a culture of the immediacy, of the special event management, what explains the big success at the same time social networks but also DIY, Zen attitude, return to nature, kinfolk, natural, minimal, etc. Thus the postmodern Man is the « summum » of the kitsch if he really conforms to the current company, which plays enormously on appearances. And sometimes, he does not even realize it.

(Pierre et Gilles home)

Si vous avez suivi mon raisonnement, vous comprendrez alors qu’un intérieur que l’on souhaite minimal, de style kinfolk ou wasa-sabi, à influence scandinave ou bien un peu rétro, peut se transformer en kitsch selon les circonstances et les choix de l’individu y résidant. Si ce choix est dicté par un réel raisonnement en pleine conscience, de type moins de gaspillage, revenir à l’essentiel, se détacher de la consommation, arrêter d’acheter neuf, ça je peux le faire moi-même, etc, là, on n’est pas dans le kitsch, et c’est une très bonne chose, car cela voudra dire que l’effet de mode a engendré chez cet individu une réelle conscience de son environnement. Mais si les objets sont présents juste parce que c’est tendance, c’est joli, je les ai acheté en grande surface, etc, là on tombe dans le kitsch parce que l’intérieur devient la représentation de  l’individu : j’ai un ananas en céramique, DONC je suis dans la tendance, DONC je suis perçu comme quelqu’un qui se tient au courant, et qui vit avec son temps, DONC je suis moderne. La plupart du temps, le consommateur n’a même pas la sensation d’obéir à une mode, il est persuadé d’aimer ce qu’il achète (j’ai travaillé dans la pub, je connais les ficelles, et croyez-moi c’est HYPER vicieux). Ok, l’intérieur sera clean, propre, genre boho, un peu californien (il VOUS FAUT  des paniers remplis de plaids et de coussins, ça fait hyper californien), un peu hipster, genre je pars en voyage dans la seconde, et je suis hyper cool, j’ai de beaux livres sur ma table basse parce que ça prouve que je lis, donc que je suis instruit, etc. L’intérieur et la déco légitimisent le consommateur, et ne sont que surfaces propres à renvoyer une certaine image. C’est pour cette raison que le design peut être kitsch, et ce n’est pas forcément dû à la forme primant sur la fonction. Le kitsch, c’est surtout une histoire d’apparence : il est né avec le maniérisme, le baroque, le rococo, et il a trouve son apogée aujourd’hui, dans la société postmoderne héritière de la société du XIXe siècle, où régnait le culte des apparences de la bourgeoisie (je veux faire comme les nobles pour prouver ma valeur et mon goût, mais du coup, je tombe dans l’outrance, la surcharge et le mauvais goût).

(Russel Wrankle)

If you followed my reasoning, you will understand while an inside which we wish minimal, of style kinfolk or wasa-sabi, in Scandinavian either a little bit retro influence, can be transformed into kitsch under the circumstances and the choices of the individual living there. If this choice is dictated by a real reasoning in full consciousness, of type less wasting, to return to the main part, get loose from the consumption, stop buying nine, it I can do it myself, etc., there, we are not in the kitsch, and it is a very good thing, because it will mean that the latest fad engendered at these individual’s a real consciousness of its environment. But if objects are present just because it is trendy, it is attractive, I bought them in hypermarkets, etc., there we fall in the kitsch because the inside becomes the representation of the individual : I have a ceramic pineapple, THUS I am in the trend, THUS I am perceived as somebody who keeps posted, and who lives with his time, THUS I am modern. Most of the time, the consumer even has no sensation to obey a fashion, it is persuaded to like what he buys (I worked in the advertising, I know threads, and believe in me it is HYPER depraved). OK, the inside will be clean, boho, a little bit Californian kind (YOU NEED baskets filled with tartan rugs and with pillows, that makes hyper Californian), hipster,  I am hyper cool, I have beautiful books on my coffee table because that proves that I read, thus that I am educated, etc. The inside and the decoration « make » the consumer, and are only surfaces appropriate to give a certain image. This is why the design can be kitsch, and it is not necessarily due to the shape dominating on the function(office). The kitsch, it is especially a story of appearance : he was born with the Manierism, the Baroque, the Rococo, and it has find ,its peak today, in the postmodern society heiress of the society of the XIXth century, when reigned the cult of the appearances of the bourgeoisie (I want to make as the noble persons to prove my value and my taste, but as a result, I fall in the extravagance, the overload and the bad taste).

(Soasig Chamaillard)

J’arrête là ma démonstration. Tout en précisant que ce n’est parce qu’on se situe dans la deuxième catégorie que c’est mauvais. J’adore le kitsch et j’étudie les tendances à fond, mais en aucun cas je ne pénalise l’individu postmoderne qui va suivre ces tendances. Car chacun est libre, chacun est kitsch, et c’est très bien. Je n’ai pas d’ananas en céramique, et revanche j’ai plein de plaids et de coussins, une corne de mouflon et des bois de cerf. Je suis kitsch dans une certaine mesure, c’est-à-dire dans le sens où j’adore jouer avec les apparences et le futile, mais je le sais et je l’assume, parce qu’il y a quelque chose derrière. J’ai une passion pour les Décadents, qui sont un peu les individus les plus kitsch du monde, avec les dandys. Et j’adore ça.

(Suzanne Apgar)

I stop my demonstration there. While specifying that it is because we are situated in the second category that it is bad. I adore the kitsch and I study the trends completely, but on no account I penalize the postmodern individual who is going to follow these trends. Because each is free, each is kitsch, and it is very well. I have no ceramic pineapple, but I have full of tartan rugs and pillows, a horn of mouflon and some wood of deer. I am kitsch to a certain extent, that is in the sens where I adore playing with appearances and pointless, but I know it and I assume it, because there is something behind. I have a passion for the Decadents, who are a little the most kitsch individuals of the world, with the dandies. And I adore that.

(Wieskirche, Allemagne)

Je ferais d’autres articles sur le kitsch, dans des domaines plus précis, sur des artistes, etc. Et je continuerai aussi mes articles sur le Minimal, parce que pour moi, c’est une prise de conscience.

I would make other articles on the kitsch, in more precise domains, on artists, etc. And I shall also continue my articles on the Minimal, because for me, it is an awareness.

(Zoe Williams)

P.S. : cet article est né de mes lectures sur la société postmoderne et le kitsch. Il existe des tas de livres sur le sujet (tapez « kitsch » sur fnac ou amazon, vous verrez! !). Néanmoins, je serais éternellement reconnaissante à mes lecteurs d’éviter de prendre des morceaux de mon texte pour les plaquer sur un autre texte. Je respecte le travail et les droits d’auteurs des autres écrivains, j’entends que cela soit réciproque.

P.S. : this article arose from my readings on the postmodern society and the kitsch. There are heaps of books on the subject (type « kitsch » on fnac or amazon, you will see !! ). Nevertheless, I would eternally be grateful to my readers for avoiding taking pieces of my text to stick them on another text. I respect the work and the copyright of the other writers, I understand that it is mutual.

Belle journée mes ptites licornes !

Home and new books !

Parfois, lorsque je lis des blogs (et j’en lis pas mal, voir la très longue liste de liens se trouvant à droite…Hum. Bref), je constate quelque chose de récurrent : ils sont (souvent) bien orientés sur un seul domaine : mode, beauté, déco, art (plus rares ceux-là), DIY… Ou bien sur un même thème : bio, vegan, tendances, scandinave, etc. Le problème, c’est qu’on se retrouve très vite dans une case, une certaine catégorie. Pour moi, c’est problématique : qui, aujourd’hui, a envie de se retrouver dans une case, et d’en être prisonnier ?

Sometimes, when I read blogs (and I read it many many blogs, to see the very long list of links being to the right…), I notice something recurring : they are often directed on a single domain : fashion, beauty, decoration, art (rarer those), DIY… Either on the same theme : bio, vegan, trends, Scandinavian, etc. The problem is we find ourselves in a compartment, a certain category. For me, it’s problematic : who, today, wants to find himself in a compartment, and to be prisoner?

Je fais partie des jeunes trentenaires contemporains. Cela veut dire être né au début des annnées 80, avoir grandi dans les années 90, avec tout ce que cela comporte de kitsch et de société de consommation, avoir des parents de la génération 68 (dans mon cas ce fut un bien, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde), avoir connu le choc des années 2000 (ça veut dire pouvoir dire « je suis né au siècle dernier ». Au mieux ça en jette, au pire vous passez pour un vieux)… Une génération pas évidente : nous avons connu l’évolution technologique intense des années 2000 mais nous n’avons pas grandi avec, etc. Et je dois reconnaître une chose : on est paumés. Parce que nous sommes une génération intermédiaire. Mais nous avons une très grande force : les meilleurs créateurs actuels, notamment en terme de lifestyle, sont de ma génération. Cela signifie que nous avons plus de facilité à créer quelque chose à partir de rien. Cela signifie également que nous sommes une génération transversales, qui déteste les cases, et qui raffolent des concept-stores. J’aime ma génération, plus que toute autre (exception faite de mes soixante-huitards de parents, qui ont gardé en eux la folie de leur génération bénite).

I am a member of contemporary thirty-year old young people. It means having been born at the beginning of annnées 80, having grown in the 90s, with all that it contains of kitsch and of consumer society, credit note of the parents of the generation 68 (in my case it was the good, but it is not the case for everybody), to have known the shock of the 2000s (that means being able to say  » I was born in the last century « . At best it looks really great, in the worst you are thought of as an old man/woman)… A not obvious generation : we knew the intense technological evolution of the 2000s but we did not grow with, etc. And I have to recognize a thing : we are lost. Because we are an intermediate generation. But we have a very big strength : the best current creators, in particular in term of lifestyle, are of my generation. It means that we have an easier time creating something out of nothing. It also means that we are a generation transverse, which hates compartments. I like my generation, more than any other (exception made of my parents, who kept in them the madness of their blessed generation).

Bref. Tout ça pour dire que ce blog n’entre pas dans une case : c’est une sorte de concept-store qui vend aussi bien de l’art que de la déco… J’ai choisi deux thèmes, qui sont à priori très éloignés mais qui, en vrai, sont les deux symptômes de l’actuelle société post-moderne : le kitsch et le minimal. Je suis ces deux extrêmes, mon at home est à la fois minimal et kitsch. J’aime les deux, donc je ne les sépare pas. Des articles purement culturels (intello ?) viendront sur le kitsch et le minimal, mais pour l’instant, parlons de choses futiles… Je suis une fervente adepte des vide-greniers, brocantes et autres Emmaüs, donc je fouine sans cesse et déniche quelques pépites qui viennent harmonieusement compléter ma déco. Et des livres, toujours des livres. Le week-end dernier, mon père m’a mis au défi de les compter, ainsi que les dvds. Pour les dvds, je crois que je dois en être à environ 300 (je suis de la génération TV vous vous souvenez ?). Pour les livres, j’ai arrêté au bout de 300… Il y en a trop. Mais je m’en fiche, je suis une intello et je l’assume…

All this to say that this blog does not enter a compartment : it’s a kind of concept-store which sells as well some art as the decoration, and others things… I chose two themes, which are in priori very distant but which, in reality, are both symptoms of the current postmodern society : the kitsch and the minimal. I am these two extremes, my home is at the same time minimal and kitsch. I like both, thus I don’t separate them. Purely cultural articles (intellectual?) will come on the kitsch and the minimal, but at the moment, let us speak about pointless things… I am a fervent follower of attic sales, secondhand trades and other Emmaüs, thus I snoop about ceaselessly and find some nuggets which harmoniously come to complete my decoration. And books, always books. The last weekend, my father challenged me to count them, as well as DVDs. For DVDs, I believe that I have in approximately 300 there (I am of the TV generation you remember?). For books, I stopped at the end of 300… There is too much. But I don’t care, I’m a intellectual and I assume it…

New books and things !

Une paire de chaussures Kickers en cuir que je cherchais depuis longtemps, un vase en barbotine, et quelques livres…

Du rose, du féminin, de l’indépendance et des yaourts ! Merci maman pour le collier Vivienne Westwood !

Des slip-on panthères (top kitsch, i love it!), et des choses intéréssantes. Bon, le livre de Wilbur Smith s’avère un peu nul finalement, pas grave.

Encore des livres, et une paire de Bensimon fourrées pour l’hiver (on trouve des merveilles au Secours Catholique !)

Plus intello, beaucoup plus ! Et cette paire de boots extraordinaire, dont je rêve depuis des années (merci le Secours Catholique !).

Du style, du style, du style : un magazine Hasselblad avec des photos extraordianires, le livre de Terry Gilliam, un magazine sympa que je ne connaissais pas Reliefs », et des sneakers en forme de lapin rose que j’adore tellement elles sont kitsch !

Les étagères qui débordent de partout (et encore, là, c’est uniquement les rayons consacrés à l’art !)

Les DVDs attendant une étagère…

Belle journée mes ptites licornes !