La Catrina et la Santa Muerte, symboles de la contre-culture et expressions de la religiosité mexicaine

(Tom Bagshaw)

Halloween approche, je vois déjà de beaux paysages d’automne assortis de renards, citrouilles et autres soupes orangées. J’adore cette période de l’année, mais Halloween et moi, c’est un peu spécial comme relation. Les fêtes des morts existent dans beaucoup de civilisations, et celle-ci fait preuve d’une ténacité à toute épreuve, mais c’est loin d’être ma préférée. Je suis une grande adepte d’anthropologie sociale, j’adore vraiment l’étude des peuples et civilisations. Et ce qui est intéressant, c’est de constater le regain d’intérêt pour les fêtes des morts mexicaines, y compris dans des peuples et cultures étant très éloignés des préoccupations originelles mexicaines. La figure de la Catrina, et celle de la Santa Muerte, pululent en ce mois d’Halloween, et sont (parfois) mal interprétées. Donc, j’ai décidé de réecrire ici un texte présenté lors de mon master 1 (assorti d’un travail plastique), un texte qui traite de la Catrina, de la Santa Muerte mais aussi de contre-culture.

(Les festivités des fêtes des morts de Mexico)

La religion est pourvoyeuse, et commanditaire d’images depuis des siècles. Le thème des saints chrétiens est notamment ancré dans la culture artistique, à tel point que l’imagerie inhérente à ce thème a désormais conquis les domaines du kitsch et de la pop-culture, dont les artistes aiment à interpréter les symboles chrétiens. Cette interprétation, si elle passe par l’ironie, passe aussi par le syncrétisme. Ainsi, la figure de la Catrina, personnage emblématique des « Dias de los Muertos » mexicains, est régulièrement amalgamée à la Santa Muerte et à la Vierge de Guadalupe, dans un mélange à l’esthétique affirmée répondant aux codes du milieu de la pop culture. De symbole religieux issu du syncrétisme entre religion catholique espagnole,
danses macabres européennes et croyances aztèques païennes, la Catrina s’est muée en symbole de contre-culture, emblématique de la nation mexicaine, au même titre que la Santa Muerte.
Aujourd’hui, le succès des « Dias de los Muertos » a traversé les frontières. Dans les années 80, l’engouement, et la redécouverte de Frida Kahlo engendre une véritable passion pour le Mexique : en France, aux Etats-Unis, on découvre ce pays, ses coutumes, sa manière de vivre et ses croyances.

(publicité pour une collection de la joaillière Lydia Courteille)

La « mexico mania » envahit tous les domaines : l’art, mais également la
mode et le design d’intérieur. Aujourd’hui, même les maquillages d’Halloween s’inspirent de la fête des morts mexicaine.
Cependant, malgré cet engouement pour un esthétisme fort, et semblant très « exotique », les principales figures des « Dias de los Muertos » que sont la Catrina et la Santa Muerte sont assez peu comprises par le public occidental contemporain. Cette incompréhension naît du fait que les pays occidentaux comme la France ou les Etats- Unis ont une conception de la mort très différente de celle du Mexique, et une manière de la vivre radicalement opposée. Selon Louis-Vincent Thomas , nous avons tendance à fuir la mort
véritable, qui nous rappelle notre statut d’êtres mortels, et non de dieux trônant au sommet de la chaîne alimentaire, sentiment dû à la croyance démesurée de l’Homme dans le progrès technologique, qui le conforte dans son idée de supériorité. Hormis les visions gores de morts violentes, réelles ou non, et qui rassurent l’Homme (ce fameux sentiment du « cela n’arrive
qu’aux autres », psychologiquement indissociable de l’Homme occidental contemporain), la mort est tenue à l’écart. Crémations, assurances, cérémonies fastueuses, thanatopraxies et rites de deuil de plus en plus réduits tiennent la mort réelle à distance : on refuse aujourd’hui de penser odeurs, liquides et putréfaction du corps. L’Homme occidental contemporain refuse
de voir la mort en face. Ces différents sentiments expliquent donc pourquoi la mort mexicaine déroute les occidentaux. En effet, les croyances mexicaines donnent à la mort un caractère festif : elle est considérée non comme une finalité de l’existence mais comme une étape. Elle est certes l’issue fatale, mais les mexicains célèbrent la vie dans son entier, en y incluant la mort. L’impartialité de celle-ci les rassure : ils savent que, quoi que vous fassiez et qui que vous soyiez, vous mourrez, tout comme eux. Rire de la mort et en parler est une forme de catharsis, visant à annuler la peur terrible que l’Homme a de sa fin. Bien sûr, il existe des fêtes des Morts dans d’autres pays, y compris en France, cependant, on y honore peu (dans les pays occidentaux) de saints véritablement dédiés à la mort, comme c’est le cas au Mexique.

(la Santa Muerte)

L’une des figures principales des « Dias de los Muertos » est en effet la Santa Muerte. Elle est également fêtée tout au long de l’année et fait l’objet d’un véritable culte. Daniel Gutiérrez Martinez nous rappelle que la société mexicaine est une société tragique, pour qui la douleur et la souffrance font partie de la vie. C’est également une société profondément marquée par
le catholicisme intense espagnol, tout en étant consciente de ses racines païennes. La représentation de la mort au Mexique était présente bien avant l’invasion espagnole : les aztèques vénéraient Mictlantecuhtli, et son épouse Mictlancihuatl, dieux de la mort régnant sur Mictlan, sorte de royaume des ombres. Ainsi que l’explique Caroline Perrée , le crâne humain était très fréquemment utilisé lors des cérémonies et cultes aztèques. Lors de l’invasion espagnole, la culture catholique baroque, avec ses nombreux memento mori, a succédé aux représentations aztèques, en les assimilant. Ce mélange de deux cultures donne aujourd’hui à la figure du squelette et du crâne son statut de symbole national et identitaire, ainsi que le décrit Gabriela Torres-Ramos .
Cependant, le culte ouvertement populaire de la Santa Muerte est relativement récent. La Sainte est priée depuis très longtemps, mais elle restait dans l’ombre, et l’on sait relativement peu de choses sur ses origines exactes. Il faut attendre les années 60 pour que ce culte soit réellement public. Et c’est seulement en 2001 que la première statue de la Santa Muerte est érigée à Mexico dans le quartier de Tepico. Cet engouement soudain s’explique par le fait que, selon Gabriela Torres-Ramos, la Santa Muerte est la patronne des désespérés, des marginaux : on l’invoque contre les accidents, les morts violentes, les attaques. C’est une sainte qui accepte tous les fidèles, sans jugement. Elle est donc considérée comme la sainte la plus honnête et la plus pure. La Santa Muerte est le résultat d’une déification liée au danger et à la violence, et pour cette raison, la statue fut édifiée à Tepico, l’un des quartiers les plus dangereux de Mexico. La Santa Muerte est notamment la sainte patronne des gangs. Malgré la très grande vivacité de son culte, et sa facilité à dépasser toutes sortes de frontières, la Santa Muerte est condamnée par l’Eglise Catholique, pour plusieurs raisons. En effet, l’Eglise n’apprécie guère que l’on vénère un squelette qui n’est pas une martyre, ni une sainte
reconnue : c’est la mort que l’on vénère, et non une figure humaine. Ce type de culte est trop imprégné de cultures et croyances païennes pour que l’Eglise Catholique l’accepte. De plus, le culte de la Santa Muerte ne nécessite pas d’intermédiaires : il n’y a pas de prêtres, ni d’églises, et les autels se situent dans la rue. C’est donc à la fois un culte privé (on peut avoir un autel chez soi) et un culte public, qui s’affiche ouvertement. De ce fait, c’est un culte
difficile à contrôler, d’autant que la Sainte n’est pas dévolue à une tâche précise et ne fait pas de « miracles ». Elle rend des services de toutes sortes ayant trait à la vie quotidienne des habitants mexicains.
Cela la rapproche encore plus des dieux païens condamnés par l’Eglise.
Cependant, certains aspects du culte de la Santa Muerte sont proches des cultes rendus aux saints catholiques : les habits dont on pare la Sainte, les processions, les dons en argent et en nature, les symboles associés à la Sainte sont des éléments que l’on retrouve dans l’Eglise Catholique. Cependant, la Santa Muerte est entourée d’une aura de souffre : les dons en nature des habitants ne sont pas les ex-voto offerts aux autres saints. Dans le cas de la Santa Muerte, on peut voir sur les autels des cigarettes, de la drogue, des sucreries et du chocolat, de l’alcool, des bijoux… Les philtres et recettes associés à son culte sont trop proches de rites sorciers pour être acceptés par l’Eglise Catholique, qui condamne également les « Dias de los Muertos », comme manifestations hérétiques et païennes. On peut se demander si le fait que le culte soit populaire notamment chez les marginaux de la société mexicaine, n’est pas l’une des raisons de la condamnation du culte par l’Eglise Catholique (bien que la Santa Muerte soit vénérée par beaucoup de catholiques). Le taux de pauvreté étant très élevé à Mexico, le culte de la Santa Muerte est une évidence : las de croire en des saints qui sont assez loin de leurs préoccupations ordinaires, les marginaux et oubliés de la société mexicaine décident de faire revivre un culte plus populaire, plus accessible, avec une sainte plus proche d’eux. A ce titre, on peut considérer que la Santa Muerte est, en plus d’être un symbole de syncrétisme religieux, un symbole de contre-culture mexicaine, une culture de la rue.

(La Santa Muerte)

Ce qui nous amène à la seconde figure symbolique des « Dias de los Muertos » : la Catrina (ou Cavalera Catrina, ou Cavalera Garbancera). La figure de la Catrina ne cesse d’influencer les maquillages d’Halloween, les adeptes du tatouage (dont nous parlerons plus tard), et les artistes pop-surréalistes.
La « catrina » est dérivée de l’espagnol « catrin », qui désigne une personne élégante et habillée avec goût (ce terme désigne aussi, au Mexique, une sorte de dandy). Cette figure de squelette, habillée d’un grand chapeau à plumes d’autruche et mise à la mode européenne des années 1900/1910, est récurrente dans la tradition iconographique mexicaine, et aujourd’hui occidentale. L’Occident oublie cependant, à travers les ré-interprétations de la Catrina dont il use, que celle-ci est d’abord une caricature, et donc, un symbole de rébellion (à moins que cette fonction ne transparaisse inconsciemment, et qu’elle ne participe au succés de la Catrina en dehors du Mexique).
La première représentation de la Catrina est due au graveur et illustrateur mexicain José Guadalupe Posada en 1910. Il fut influencé par Manuel Marilla, également illustrateur, lui-même inspiré par les danses macabres européennes. C’est notamment pour cette raison que la Catrina possède une figure de squelette et par-là même une fonction de memento mori, puisque
elle rappelle que même les plus riches doivent mourir un jour, au même titre que les danses macabres médiévales européennes. C’est également une caricature de la femme du président Portifio Diaz, contesté pendant la révolution mexicaine, entre 1910 et 1920. La Catrina est en effet une « garbancera ». Le terme désigne des femmes indigènes vendant ou mangeant des produits à base de pois chiche (« garbanza » et « garbanzos »), méprisant leur classe sociale et leurs origines, et copiant les usages et modes européennes dans le but d’accéder à un rang social plus élevé. Pour cette raison, le dessin de Posada devint un symbole très fort de la culture du pays. La révolution étant liée à la redécouverte de l’héritage pré-hispanique, notamment aztèque, des mexicains, ceux-ci adoptèrent squelettes et crânes comme symboles nationaux, et donc également la Catrina comme symbole de l’indépendance culturelle des mexicains face à « l’impérialisme » européen. La Catrina est donc à la fois symbole empreint d’origines religieuses (les danses macabres), mais également symbole de contre-culture et de culture
populaire, comme la Santa Muerte.

(la Catrina originelle)

L’idée de la contre-culture est souvent liée à la contre-culture américaine des années 60 et 70, née pour contrecarrer une certaine idée de la société parfaite, avec ses règles et ses codes bien établis et stricts. La jeunesse s’étant rebellée contre la société des années 50 et ce qu’elle engendrait, une nouvelle culture est née, avec de nouveaux codes, de nouvelles idées. Même
si cette contre-culture a engendré la société actuelle, elle a également contribué au développement important et à l’exportation de la pop culture américaine.

(Pale Horse)

Aujourd’hui, dans un monde inhospitalier, la pop culture se réapproprie les figures religieuses, notamment de la Catrina et de la Santa Muerte, mais également l’esthétique de l’Art Nouveau. Selon Vincent Aubin et Denis Moreau, le christianisme s’apparente à une contre-culture, en tant que religion inspirant une nouvelle manière de vivre ensemble, de manière viable, concrète, ainsi que le suggérait la contreculture américaine des années 60. Il apparaît donc logique que la pop culture, issue de la contre-culture se soit approprié les figures des saints de la religion catholique, et que l’on retrouve dans les formes les plus extrêmes de contre-culture, telle que le tatouage très
utilisé par les membres des gangs adorant la Santa Muerte comme moyen de sacrifice votif en remerciement de services rendus, ainsi que le souligne Caroline Perrée . On remarque que dans toutes les « subcultures sombres », ainsi que les nomment Philippe Rigault , le corps et les artifices font partie intégrante de la culture et de l’esthétisme. Le « dolorisme revendiqué »
est un moyen de prouver son appartenance à une communauté. Dans ces tatouages se retrouvent fréquemment la figure de la Catrina. Ces représentations ne sont pas anodines dans des milieux où défier la mort et s’y complaire fait entièrement partie de l’esthétisme revendiqué. De plus, les « subcultures sombres » utilisent souvent le syncrétisme religieux dans le but de
créer un nouvel imaginaire et une esthétique forte : les figures catholiques et païennes, ainsi que leurs différents symboles, se côtoient volontiers. La Catrina s’intègre donc parfaitement dans ce syncrétisme.

Parmi les différents courants artistiques engendré par la pop culture, on trouve le pop surréalisme, qui a acquis une place importante car il développe un imaginaire foisonnant et visuellement très riche. En mêlant histoire de l’art, histoire, religions et pop culture, les artistes du pop surréalisme crée un syncrétisme particulièrement attractif. Il n’est donc pas anodin que la Catrina entre dans les représentations du pop-surréalisme, au même titre que l’Art Nouveau est aujourd’hui régulièrement employé par les artistes, notamment pour des affiches alternatives de films et séries télévisées.
Le syncrétisme religieux est présent dans la société contemporaine, et les exemples les plus frappants sont sans doute la Santa Muerte et la Catrina mexicaines, qui sont devenues de véritables figures de la pop culture. Leur popularité dépassent aujourd’hui les frontières du Mexique, comme le prouvent les parades des Fêtes des Morts ayant lieu à Los Angeles, San
Francisco ou au Texas. Malgré une volonté d’institutionnalisation de la part de la culture dite « officielle » (le Musée du Quai Branly ayant organisé une exposition sur le Mexique en 2007, et l’UNESCO ayant inscrit la Fête des Morts sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité en 2008), ces deux figures restent ancrées dans la contre-culture.
Choisir de réaliser une affiche, qui sera visible par un grand nombre de personnes, démontre une volonté d’inscription au sein de la pop-culture. Les artistes alternatifs contemporains et pop-surréalistes réinterprètent aujourd’hui la Catrina et la Santa Muerte, car elles possèdent une véritable puissance visuelle et évocatrice. En associant la Catrina à d’autres symboles
païens, existants ou imaginaires, et à l’Art Nouveau, on obtient un syncrétisme visuel propre à donner une image très forte, avec une réelle puissance évocatrice, beaucoup plus profonde que l’introduction de la Catrina et des symboles mexicains dans la décoration ou la publicité.

La Santa Muerte et la Catrina traditionnelles

Diego Riveira

Diego Riveira

Manuel Manilla

Mictlantecuhtli

La Catrina et la Santa Muerte dans la pop culture et le pop surréalisme

Brian Viveros

Krisztianna Ortiz

Gustavo Rimada

Patrick O Keefe

Rhys Cooper

Skyes

Jasmine Beck

Sylvia Ji

Brandon Maldonado

Charl

Sylvia Ji

Benjamin Lacombe (Frida)

Laurie Lipton

Nathalie Shau

La Catrina et la Santa Muerte version marketing

Dans la mode des podiums

Dans l’alcool

Dans la mode de la rue

Dans les bijoux (Lydia Courteille)

Livres et textes :

THOMAS Louis-Vincent, Mort et Pouvoir, Paris, Payot et Rivages, 1999

GUTIERREZ MARTINEZ Daniel, Sentiment d’appartenance au tragique : le culte de la Sainte Mort au Mexique, in Sociétés 2012/2 (n°11 6), p. 29-41

PERREE Caroline, Mexico, de San Judas à la Santa Muerte. Logiques votives et rituels transversaux en milieu urbain, in L’Homme 2014/3 (n° 211 ), p. 17-39

TORRES-RAMOS Gabriela, Un culte populaire au Mexique : la Santa Muerte, in Mortels ! Revue Socioanthropologie, 31 | 2015

THIEYRE Philippe, Les Années Psychédéliques, Paris, Desinge & Hugo & Cie, 2011

AUBIN Vincent, MOREAU Denis, Le christianisme est-il soluble dans la contre-culture ?, in Études 2011 /9, (Tome 415), p. 207-217

RIGAUT Philippe, Le corps dans les subcultures sombres, in Champ psy 2011 /1 (n° 59), p. 175-186

Le travail artistique réalisé pour ce cours :

Ce texte est soumis à des droits d’auteur. Soyez sympa, ne le copiez pas. Soyez vous-même, pas une copie d’un autre universitaire. Le monde de la recherche universitaire vous remerciera !

Belle journée mes licornes !

3 Replies to “La Catrina et la Santa Muerte, symboles de la contre-culture et expressions de la religiosité mexicaine”

  1. Excellent article que je me permets de partager (avec son lien pour aller directement sur votre site) sur ma page Facebook ^^
    Je souligne cependant une petite erreur concernant le nom du quartier où le culte de la Santa Muerte est devenu public: il s’agit du quartier de TEPITO et non « Tepico » 😉 à Mexico City (au 12 de la rue Alfareria, chez la fabuleuse Doña Enriqueta Romero). Merci encore pour ce superbe travail de recherche qui permettra à nombre de personnes de commencer l’étude de la Santa avec de bonnes bases.

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    1. Merci pour ton joli commentaire ! Même si ce post est un peu vieux, il m’a demandé beaucoup de recherches, notamment car il s’agit d’un résumé d’un écrit académique rédigé pour un cours de master 2.
      Merci encore à toi !

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