Une Histoire de Poils…

(la célèbre femme à barbe Clémentine Delait)

Aujourd’hui, parlons bien, parlons poils. Oui, nos poils à nous, les filles. C’est un problème depuis la nuit des temps (enfin, bon, pas aussi loin, mais presque), et encore plus aujourd’hui.

Soyons honnête : l’homo sapiens, et encore avant, n’en a rien à fiche de ses poils. Donc, il ne s’épile pas (il a d’autres préoccupations hyper plus importantes). On va passer sur tout un pan de l’histoire occidentale, et on s’arrête chez les romains.

Les romains s’épilent (ok, c’est pas un scoop). Et quand on dit « les romains », c’est en réalité « les romaines ET les romains ». Oui, les mecs s’épilent aussi. Un romain, c’est pas hirsute. Les grecs, pareil. Les égyptiens, pareil. A l’époque, l’épilation, c’est une marque de distinction : t’es épilé, t’es pas couvert de poils hirsutes, donc tu es civilisé, tu n’es pas un barbare, assimilé à un animal (donc poilu). Je résume, mais anthropologiquement parlant, c’est ça. Un peuple composé d’humains propageant une idée de supériorité sur les autres s’épile forcément. En gros, le poil, c’est ce qui sépare l’humain de l’animal, la civilisation de la barbarie. Évidemment, c’est en partie inconscient, mais à partir du moment où l’homo sapiens sapiens  se rend compte qu’il est plus intelligent que l’animal (ou du moins, qu’il se croit supérieur à lui), il cherche à s’en démarquer, d’où la nécessité d’enlever, d’éradiquer, ce qui relie l’homme à l’animal, donc, épilation obligatoire.

Alors, on va vous dire : les gaulois ne s’épilaient pas, les vikings non plus, les goths et les celtes non plus. Alors, pour les trois derniers je ne suis pas sûre, mais les gaulois ont commencé à s’épiler avec l’arrivée des romains. C’est une forme d’intégration, et d’assimilation malheureusement. Les romains arrivent (une fois les terres conquises), épilés, cheveux courts (pour les hommes), sans barbes, maquillés, parfumés (pour les riches), ils ont donc une force d’attraction : ils sont vainqueurs, donc, on va les imiter pour être comme eux, hyper forts. C’est caricatural, mais l’inconscient humain fonctionne comme ça en partie : si quelque chose est fort, plus fort que lui, a une force d’attraction, est connu, riche, etc, alors en l’imitant, l’esprit (et le corps humain) s’attache une partie de cette force. C’est en partie à cause de cette réflexion que certaines tribus mangeaient des organes appartenant à l’ennemi tué, afin de s’approprier son courage, idem pour les animaux tués. Et si on analyse bien, l’humain fonctionne toujours ainsi : c’est grâce à ça que les tendances peuvent être lancées par des célébrités, célébrités sur lesquelles le public projette ses propres fantasmes corporels.

(L’Origine du Monde, un sexe de prostituée épilée juste ce qu’il faut)

Bref. Sautons quelques siècles. Au XIXe siècle, en France, les bourgeoises, les nobles s’épilent. Les prostituées aussi. Les femmes du peuple ont autre chose à faire à mon avis, celles qui travaillent notamment dans les champs. Les femmes s’épilent. Les hommes non : on est passé depuis belle lurette du statut « homme épilé, homme civilisé » au statut « homme velu, homme viril ». Pratique. Désormais, seules les femmes vont souffrir en enlevant la moquette.

(Frida et ses poils)

Bien sûr, ça continue au XXe siècle. Le marché de la beauté est florissant, et on n’arrête pas le progrès en terme de « dépoilage » intensif : on invente même des motifs de pubis (un camélia Chanel peut-être au-dessus de votre string ?), des crèmes anti-repousse (arnaque total), etc. Et tout ceci est en réalité lié à la fonction vitale de l’humain 2.0 : il se croit le maître du monde, et d’une certaine façon, il l’est. Donc, femme épilée, femme civilisée. On met de côté les sportifs, qui, eux, s’épilent pour de « bonnes » raisons.

Et aujourd’hui, au XXIe siècle ? Ben, on s’épile toujours (femmes et de plus en plus d’hommes). Sauf qu’un mouvement se fait jour : #bodyhairdontcare. Retour à la nature, bio, végan, naturel, pas épilée, culte de l’enracinement culturel, retour des »sorcières »… Tout ceci procède du même inconscient collectif : le nomadisme.

Aujourd’hui, l’homme sait que le monde va mal, la planète va mal. Crises financières et économiques, famine, guerres, terrorisme, mondialisation, empoisonnement de la terre, scandales alimentaires, maladies… Il voit ça tous les jours. Or, dans ce type de contexte, l’humain a fortement tendance à se retourner vers des bases solides, le passé, ou du moins le passé revisité, fantasmé, et en tout cas, ce qui lui parait solide, inaltérable. D’où notamment le retour à la nature, aux valeurs. L’arrivée du hipster. Le grand retour des racines culturelles dont on est fiers. Le bio. Les sorcières occupées à préparer tout un tas de trucs avec plantes, huiles et cristaux. Le vintage. Etc. Donc, retour des poils.

Cela pourrait être anodin si nous n’étions pas dans la génération 2.0. C’est là que ça se corse : nomadisme. Bienvenue dans le monde merveilleux des années 2017, où on veut être ailleurs mais comme chez soi, où on veut être paumé mais avec le wifi, où on veut être libre mais attaché à ses racines, où on est amoureux mais sans attaches, où on veut être avec plein de monde mais quand même dans sa bulle. Le monde 2.0 a donner naissance à ça : l’humain hybride, foncièrement narcissique, à l’esprit tellement libre qu’il ne connaît pratiquement aucune attache, et qui possède cette extraordinaire faculté à sauter du coq à l’âne et à brûler aujourd’hui ce qu’il adorait hier. En clair : un humain à l’esprit dangereusement instable, nomade, donc. Les optimistes diront : bah, les générations futures feront preuve d’une redoutable capacité d’adaptation. Sauf que non, en fait, cela paraît impossible. Car si l’être humain actuel s’adapte remarquablement bien, il ne le fait qu’avec ce que la société lui propose, il a du mal à se séparer de son confort, du confort illusoire que lui procure notamment ce monde 2.0. L’être humain ne s’adapte à des situations extrêmes et compliqués que lorsqu’il y est obligé, très rarement de son plein gré et dans ce dernier cas, c’est parce qu’il aura choisi un changement qui ne peut que lui apporter du bien.

(la fameuse Femme à Barbe de Ribeira)

Bref, je m’égare, revenons aux poils. Ce nomadisme donc, ramenant l’humain proche de la nature, va de pair bien sûr, avec cette grande vague du #bodyhairdontcare.

Et là, je vais vous parler de MES poils. Sujet hautement important n’est-il pas ? (humour). Je m’épile depuis la troisième (si vous comptez bien et que vous vous doutez de mon âge, ça fait donc… Longtemps), à la cire, en institut. Tu douilles. Franchement. Ma mère ne connaît pas sa chance, elle qui est pratiquement sans poil au naturel, et encore, hyper bien ciblés. Moi, j’ai hérité du gène poilu de mon père, une véritable arnaque à la naissance. Encore s’ils étaient ciblés. Mais non. Quand je dis « épilation des jambes », c’est TOUTE la jambe, cuisses comprises, voyez ??? Et encore, j’ai vu pire que moi, notamment des femmes obligées de s’épiler les joues tellement ça se voit trop. C’est là que le fabuleux #bodyhairdontcare perd tout son sens pour moi. Si vous tapez ce hashtag dans instagram, vous allez trouver bien sûr des tas de dessins à la gloire du poil (c’est assez poilant la plupart du temps… Désolé, il fallait que je la fasse), et aussi des photos. Sauf que j’ai remarqué un truc : les femmes montrant leurs poils le font toujours de manière ultra-ciblée. La star des poils ici, c’est l’aisselle. De la très poilue à la petite repousse d’un mois, tout le monde y va de son dessous de bras. Bon, encore, les aisselles poilues, je pourrait gérer (sauf que je transpire pas mal et que même avec un déo, les poils, dans ce cas-là, ça peut devenir… Disons, envahissant, surtout pour les autres). On voit quelques gambettes aussi. Je ne les trouve pas très poilues honnêtement, pas de vrais gorilles en vue. Un peu déçue. Et alors, quand on parle du maillot, là, c’est un peu le désert : très très peu de slips ou strings avec des poils qui débordent de partout. Les autres endroits, on n’en parle même pas. C’est là que ça me gêne : c’est comme ci on voulait bien des poils, mais hyper ciblés, pas partout partout. Parce que, franchement, qui a envie de se promener avec des poils foncés sur les joues, un genre d’intermédiaire entre la barbe et le duvet, franchement agaçant (une vraie barbe de femme, là, vous pouvez l’assumer. Ou pas) ? Honnêtement, hein ? Ou le dos, alors, voilà, une femme avec un dos velu, vous en avez déjà vu ? Moi, oui, à l’institut, parce que la femme ne pouvait pas aller à la plage comme ça, et je la comprends. Donc, si on accepte les poils, on devrait TOUS les accepter. Mais c’est loin d’être le cas en fait (à quelques exceptions près quand même).

Pourquoi je me suis épilée ? Alors, d’abord, parce qu’ils étaient ultra-foncés et ultra-longs (des petites tresses auraient été hyper esthétiques, mais c’était pas à la mode, huhuhu). Donc, après des années en institut, là, ils sont normaux : pas épais, pas trop trop foncés, gérables quoi. Ensuite, à partir de ma première année de Beaux-Arts, j’ai commencé à me faire de l’argent de poche en posant nue comme modèle pour des ateliers privés ou des cours. Et là, ben t’es obligé de t’épiler. Je réagis ici en tant qu’artiste : le cours de modèle vivant, c’est fait à la base pour que les élèves maîtrisent l’anatomie. Et les poils, ça cache les ombres, et les muscles. On comprend beaucoup mieux l’attache de l’aisselle si elle n’est pas poilue. Donc, j’ai continué de m’épiler.

Et aujourd’hui ? Cela fait quatre mois que je n’ai pas touché à mes poils. Et je vais retourner à l’institut. Eh oui. Pourquoi me direz-vous ? Eh bien, parce que, non, il n’y a rien à faire, je refuse l’animal qui est en moi, ou du moins, je le domestique. Je n’essaie pas franchement de correspondre à un canon esthétique, dont je me fiche éperdument, mais je suis parfaitement consciente qu’en m’épilant, j’affirme ma domination d’être humain sur la nature animale de l’être humain (l’épilation c’est ça aujourd’hui, sous couvert de statut esthétique, c’est juste une domination de l’animal par l’humain). Et ça me convient très bien. En plus, j’assume pas du tout le regard des autres en ce qui concerne mes poils. Autant je peux être très excentrique en terme de mode, autant les poils, pas du tout.

Je pense qu’aujourd’hui, le mouvement de libération des poils, s’il peut être revendiqué comme féministe, va plus loin que cette simple revendication. L’ensauvagement de l’humain est de plus en plus présent : nomadisme, violence, suprématie de l’instinct sur la raison, réaction démesurée face une situation somme toute banale ou anodine… L’être humain est en train de redevenir sauvage (au sens « animal instinctif »). Sachant que ce phénomène ne peut que s’accentuer, il fait peur dans la mesure où l’homme risque de devenir un animal surarmé et suréquipé en technologie.

(Portrait d’Antonietta Gonsalvue, 16e siècle)

Donc, pour moi, l’épilation, c’est l’affirmation de ma raison sur mon instinct. Tant que je respirerai et que je ne vivrais pas dans une nation m’obligeant à mettre en premier lieu mon instinct de survie plutôt que ma raison, je continuerai de faire valoir la raison sur l’instinct. Et d’ailleurs, on remarque que même dans les favelas mexicaines, les femmes, même sans un sous, continuent de s’épiler. De ce fait, elle revendiquent leur dignité de femme contre tout ce qui leur manque, parce qu’il leur manque beaucoup de choses. La même chose s’est produite dans les camps de concentration de la seconde guerre mondiale : les prisonniers gardant le désir de vivre et de s’en sortir continuaient de se laver, de se raser, parce que c’était la seule et unique chose les rattachant encore à l’humain (relisez Primo Levi). La dignité de l’homme, dans ces cas-là, passe par ses poils enlevés, parce que c’est encore la seule chose qu’il peut faire contre l’animalité qui l’entoure. Même si l’épilation est pour beaucoup de gens un canon esthétique, elle ne l’est pas pour moi, je le vois d’une autre manière. Chaque femme est libre de ces opinions, donc, chaque femme fait ce qu’elle veut de ses poils. Mais avant de choisir l’une ou l’autre décision, comprenez pourquoi vous le faites. Parce que le féminisme est aujourd’hui devenu une tendance (société de consommation bonjour, récupération de toutes les contre-cultures possibles), les poils le sont également. Je trouve cela gênant.

(Marie-Madeleine poilue, un rappel de son « épisode sauvage »)

Quelques pistes théoriques si le cœur vous en dit :

Charles Melmann, L’Homme sans gravité (psy)

Gilles Lipovetsky, La Troisième Femme (socio) (plus tous ces autres livres)

Michel Maffesoli, Iconologies (socio)

Ce dernier est décrié ces temps-ci, donc, c’est vous qui voyez, mais franchement, je ne comprends pas pourquoi son concept de « nomadisme » fait bondir ses collègues sociologues, vu que c’est vrai, et qu’on est en plein dedans (faut être une taupe pour ne pas s’en rendre compte). Je crois que le crime du Monsieur, c’est de mettre la sociologie à portée de tous.

Belle journée !

 

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4 Replies to “Une Histoire de Poils…”

  1. Oh c’est rare d’avoir des articles aussi complets et complexes sur le sujet… J’ai un ressenti un peu différent du tien mais j’ai trouvé ça extrêmement intéressant. Je pense que le rapport aux poils peut reposer sur de multiples facteurs, difficile de savoir s’il faut y avoir systématiquement un « ré ensauvagement » (ce qui demanderait de définit le naturel et le non naturel, le sauvage et le domestiqué…on sait à quel point c’est compliqué !). Paradoxalement, le choix de ne pas s’épiler repose souvent sur une longue déconstruction et sur une démarche très consciente et très « rationnelle » tandis que bien souvent on ne sait pas bien pourquoi on s’épile, hormis parce qu’on l’a toujours fait que la pensée du regard extérieur nous crispe… Donc on pourrait aussi tout à fait inverser la donne, quel est le choix de la raison et le choix de l’instinct ! De mon côté je suis en pleine réflexion la dessus, je ne suis pas épilée depuis… Six mois je dirais. Forcément, plus facile en hiver. Je ne suis pas sûre du tout d’arrêter complètement, car ponctuellement je trouve assez marrant et agréable cette sensation de peau douce. Mais il y a un truc que j’apprécie vraiment dans ce processus de libération vis à vis de l’épilation , c’est que je ne ressens plus jamais ça comme un passage obligé, une condition pour faire une activité. Ca ne me freine jamais, ni pour aller à la piscine, ni pour avoir une activité sexuelle (le truc le plus injuste, s’empêcher de voir quelqu’un pour ça ! et ça arrive !), ni rien d’autre. Et c’est à ce moment là que j’ai capté à quel point c’était une contrainte qui dépassait ce que je pensais,qui devenait une angoisse profonde pour plein de femmes. J’espère qu’on verra le jour où ce choix sera tout simplement anecdotique, qu’on le fasse ou pas

    Aimé par 1 personne

    1. Oh, j’ai un long commentaire, merci ! (c’est assez rare, du coup je savoure). La question du poil est complexe, d’autant plus que je ne voulais pas du tout paraître offensante ou méprisante vis-à-vis des avis des autres femmes, je voulais avant tout instaurer un dialogue, ce qui parait difficile dés que l’on touche à l’esthétique (au sens général du terme). Je pense que le ré-ensauvagement est présent, mais c’est inconscient, ce sont des sentiments généraux présents dans la société qui influencent de manière durable les comportements (pas forcément en mal d’ailleurs), mais on n’a pas forcément conscience d’obéir à une sorte d’impératif biologique : ici, aujourd’hui, le ré-ensauvagement est parfaitement logique dans la mesure où l’Homme est dépassé par la modernité qu’il a créé, par le monde qu’il a façonné, et du coup, on constate un retour flagrant à la Nature, au naturel (dans le sens sans artifices, l’Homme à l’état brut), retour qui est évidemment récupéré par la société de consommation mais ça c’est un autre problème ^^. Évidemment, cela reste une théorie et donc, comme toute théorie, elle se discute. Donc, le but de mon article, c’était d’avoir des ressentis différents, des histoires différentes, une forme de partage. J’ai tenté d’expliquer mon ressenti et le « pourquoi je m’épile », mais je reconnais que la plupart des femmes ne savent pas pourquoi elles s’épilent, hormis par habitude (ce qui est effrayant : l’inconscient collectif féminin façonne les comportements à un point horrible). Je m’épile pour une certaine raison, et j’assume, tout comme je trouve admirable de ne pas s’épiler et d’avoir ses raisons (et non pour suivre la tendance, parce que, il faut reconnaître qu’il y a une certaine tendance poils, mais ce n’est pas forcément un mal, les tendances peuvent dans certains cas être de bonnes choses). Le tout est de connaître à fond ses raisons et pourquoi on le fait : jamais je ne me suis épilée pour un homme et le seul qui m’a fait une remarque là-dessus, il est devenu mon ex illico presto (avec une remarque bien salée en plus, sur son torse velu façon moquette). Je comprends ton ressenti, et pourquoi tu ne t’épiles plus. Et ta dernière phrase est très belle : effectivement, on peut rêver d’un monde où se moquera du poil et du fait de s’épiler ou pas. Car le fait que cela devienne une sorte de phénomène de société révèle l’horrible vérité : depuis le Moyen-Age, on n’a pas avancé d’un iota (bon, je remonte peut-être à trop loin, disons depuis le XIXe siècle) en terme de regard sur l’autre… Merci pour ton long commentaire et ton ressenti, c’est un plaisir de te lire ! ^^

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      1. Oh et bien merci à toi pour ta réponse, aussi ! Je comprends ce que tu veux dire pour les commentaires, quand j’en reçois des vraiments longs et fouillés sur mon blog je suis ravie. Mais j’aime beaucoup commenter ailleurs, en ce moment je suis vraiment dans une démarche de fouiller le web pour trouver les blogs qui partagent des réflexions un peu fouillées (comme le tien), et qui ont moins de visibilité que les blogs aux images parfaites qui saturent beaucoup de réseaux sociaux. Et je ne suis pas déçue du voyage, j’ai trouvé de belles choses 🙂

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