Le Château d’Eu, un rêve néo-gothique…

Le Château d’Eu abrite un musée, et pas des moindres : le musée Louis-Philippe. Si vous vous intéressez un peu à l’histoire de France et que vous suivez le blog depuis un petit moment, vous savez que Louis-Philippe, c’est une époque néo-gothique par excellence. Donc, ce musée c’est un peu THE PLACE TO BE, si vous vous voulez vous immerger dans cette atmosphère si particulière. Beaucoup la trouveraient oppressante, lourde. D’ailleurs pendant la visite, j’ai entendu une dame dire à son mari : « Quand même c’est pas terrible pour faire les poussières, et c’est tellement sombre… ». Oui, ben oui. Si votre truc c’est le minimalisme américain ou scandinave avec plein de trucs blancs et d’immenses baies vitrées, c’est sûr que le Château d’Eu ça va pas être un rêve pour vous…

Pour moi c’est un rêve. Je ne pourrai pas y vivre, soyons clair, car je suis plutôt dans un style « modern dark », qui allie ce fameux minimalisme (toutes proportions gardées) à des éléments issus de la culture gothic/witch/romantisme noir. Mais c’est le pied de voir ce décor si parfaitement conservé…

Voici un résumé de l’histoire du château, à découvrir sur le site internet du musée :

« Le comté d’Eu, au fil des siècles, fut la propriété de prestigieuses familles. L’actuel château d’Eu fut bâti au XVIe siècle par Henri de Lorraine, troisième duc de Guise, et embelli, au siècle suivant, par la Grande Mademoiselle, la célèbre cousine de Louis XIV. Le XIXe siècle apparaît comme une période faste pour le château. Il est agrandi par Pierre-Léonard Fontaine pour le roi Louis-Philippe, restauré et décoré par Eugène Viollet-le-Duc pour le comte de Paris. Depuis 1973, le château d’Eu abrite l’Hôtel-de-ville et le Musée Louis-Philippe. Celui-ci redonne vie à cette demeure royale grâce à des collections réunissant mobilier, porcelaine, orfèvrerie, tableaux et souvenirs historiques attachés à Louis-Philippe et sa famille, à la première Entente Cordiale, mais aussi au Brésil grâce à des souvenirs issus de la famille impériale de ce pays. »

J’y suis allée lors des Journées du Patrimoine il y a environ 5 ans. Oui je sais, les photos que vous allez voir dorment depuis 5 ans dans mon pc… Je ne pouvais pas m’arrêter de mitrailler, aussi, j’ai fait une sélection des photos… Enjoy !

L’entrée est bien sûr somptueuse, on est chez Louis-Philippe, donc, il faut de la place. On en profite au passage pour admirer ce fabuleux carrosse. Il est impossible de le prendre en photo en entier, il n’y pas assez de recul, mais j’ai fait ce que j’ai pu…

Les salons successifs et salles à manger sont d’une beauté stupéfiante : la restauration des murs, sols et plafonds vaut vraiment le coup d’œil, tant les couleurs et les motifs sont parfaits. Clin d’œil au Brésil avec ce croco.

Le Château d’Eu est d’une incroyable modernité en ce qui concerne les sanitaires : l’eau courante y est installée très tôt, et les salles de bains sont essentielles pour les résidents…

La galerie des ancêtres… En toute simplicité bien sûr !

En période Louis-Philippe, comme chez Napoléon III d’ailleurs et en gros pendant tout le XIXe siècle, on attache énormément d’importance aux repas. La salle à manger d’apparat était donc dressée pour accueillir les convives. Avec sous verre, un menu : le lunch du 22 octobre 1885. Admirez au passage l’eau courante froide et chaude dans la cuisine.

Galerie des ancêtres bis (ben oui, vu la généalogie du lieu…). C’est un peu l’apothéose : dorures, lustres extraordinaires, miroirs, statues, etc. L’ambiance y est fabuleuse. Au Château d’Eu, il y a aussi des éléphants au détour des couloirs…

Bien sûr, le Château a aussi son théâtre privé…

La Chapelle du Collège des Jésuites n’est rien moins qu’exceptionnelle : d’une blancheur irréelle rehaussée d’or, elle contient beaucoup d’éléments extraordinairement bien conservés et restaurés. Elle n’est pas à proprement parler rattachée au Château, elle est indépendante, mais il faut absolument la visiter si vous passez à Eu. A noter notamment : les mausolées d’Henri de Guise et Catherine de Clèves. Ils sont représentés deux fois : une fois en prière, et une deuxième fois en gisants (précision : le corps d’Henri de Guise ayant été brûlé, ce tombeau n’est en réalité qu’un cénotaphe).

Avec la Chapelle, visitez également la Collégiale Notre-Dame-et-Saint-Laurent. Tout est dans le même coin, il n’y a pas long à faire, et celle-ci possède un trésor : une crypte immense, magnifique, et visitable ! (au moins pendant les Journées du Patrimoine, le reste du temps, se renseigner)

Et voilà, j’espère que cela vous donne envie de venir voir ces merveilles, à Eu, en Seine-Maritime, c’est-à-dire en Normandie !

Belle journée…

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