Mea Culpa (mais j’ai fait des achats !)

Mea Culpa, mea maxima culpa pour ce retard extraordinaire de publication. Bon, le doctorat me prend un temps fou, plus mes interventions à droite à gauche, plus les créations plastiques et éditoriales. Voilà. La vie quoi. Bon, et puis cette succession de « on confine-on-déconfine-on-reconfine-on-redéconfine-on-rereconfine-on-reredéconfine » n’a pas arrangé les choses. Mais bref. J’ai beaucoup de choses à vous faire partager, notamment tous mes derniers achats, les nouvelles entrées toute fraîches dans la collection !

Quelques cadeaux de Noël : le livre « Des Goûts » de Martin Parr (IN LOVE), qui va parfaitement dans une cuisine, un livre sur Dieter Roth édité par le FRAC Bretagne, le livre sur la collection de zines KIOSK (une mine d’or, et en plus, l’édition est très belle (je suis FAN de ces pages en dégradé de rose-violet), et un livre sur les affiches de Pierre Mendell, fort intéressant.

Un ensemble de cartes sérigraphiées, de Pierre Alferi et Jacques Julien, édité par Le Quartier (Centre d’art contemporain de Quimper), acheté au FRAC Bretagne.

J’ai acheté le catalogue de l’expo « Please Save the Date. Calendriers d’artistes », initiée par Marie Boivent à Lendroit Editions, à Rennes (2018). Lendroit est un endroit (ben oui) génial, Place du Colombiers à Rennes, à la fois galerie, maison d’édition et librairie. J’ai acheté ce catalogue via le net lors du deuxième confinement, avant Noël. Je l’ai reçu hyper vite (genre 48h après il était dans ma boîte aux lettres), et avec des goodies en plus ! Je collectionne les goodies : cartes postales, autocollants, etc. Ce catalogue est génial, car les calendriers d’artistes sont très méconnus, alors que c’est un médium très utilisé et vraiment très intéressant à utiliser (j’en ai fait un aussi d’ailleurs). Et la mise en page est très belle, autant au niveau typo qu’au niveau impression (la qualité du rendu des dégradés, my god). Franchement, je vous le conseille (en plus il est pas cher).

A la suite d’une intervention à l’INHA sur La Nourriture Imprimée, Nicolas Boulard m’a envoyé très gentiment l’intégralité des numéros du fanzine Specific Cheeses, édité par ses soins. Ce fanzine est à mon sens l’un des plus remarquables édité par un artiste : il va avec toute une réflexion conceptuelle sur le fromage. Pour en savoir plus, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site internet de Nicolas Boulard.

Je me suis payé le nouveau numéro de Club Sandwich, ainsi que le calendrier 2021, pour Noël. Forcément, il est consacré au chocolat. Je suis fan du travail d’Anna Broujean, autant artistique d’éditorial, donc il me fallait au moins un numéro de Club Sandwich. Je vous conseille d’aller faire un tour sur le site du magazine, qui est un mélange d’articles extrêmement fourni et documenté, à contenu plutôt sociologique, et des interventions artistiques. Ici, je vous ai mis la double page de Clara Prioux, dont j’adore le travail photographique-éditorial. Le calendrier est extra, avec ce parti prix hyper kitsch, que j’adore ! Il est actuellement sold-out, mais Anna prépare une édition dans le même style il me semble… A surveiller, donc !

La revue ALLTAR, dont j’ai acheté les deux premiers numéros, éditée par Croatan Editions, et écrite par le collectif KUK.

KUK est un collectif d’artistes du monde entier, qui se réunissent régulièrement (ou pas) afin de créer des évènements-performances, dans des lieux parfois étranges et souvent non-associés à l’image de l’art contemporain. Ils investissent les lieux, font leurs trucs, et repartent ensuite en évitant de laisser des choses sur leurs passages. La revue est là pour être un compte-rendu de ces performances, avec textes, images, etc. C’est vraiment un objet de recherche artistique, imprimé en risographie, et qui est vraiment un bel objet éditorial. Le numéro deux est livré avec une mini-clé USB, qui contient des sons et de la musique en prolongement de la revue. J’ai reçu le tout avec des goodies, précieusement conservés bien sûr (carte postale, autocollants).

Voilà pour le moment, bientôt de nouveaux articles, promis !

Souvenirs de Poitiers, Strasbourg, Rennes et Rouen

Deux articles en un. On est efficace ou on ne l’est pas.

Je me suis rendu (ok, c’était l’année dernière) à Poitiers dans un but précis, pour mes recherches académiques de doctorat : aller à la Fanzinothèque. Bon, autant vous prévenir, si vous ne connaissez pas le lieu : on peut y passer une semaine non-stop et ne pas avoir fait le tour de tout ce qu’il y a à y voir, tellement c’est foisonnant. Pour ne pas dire tentaculaire. Aussi, j’avais prévu le coup, vu que je n’avais qu’un après-midi à y consacrer, et j’avais potassé le site, afin de sélectionner les zines que je voulais voir et prendre en photo. Et bien sûr, à la Fanzino, vous pouvez acheter des choses. J’aime beaucoup fouiller dans les coins, débusquer THE truc extraordinaire dont personne ne veut plus, et en plus, il y a des petits prix…. Petit tour d’horizon de ce que j’ai rapporté (mon budget était limité à 50 euros, j’ai donc dépensé 50 euros tout rond, enfin d’après mes souvenirs. A moins que ce ne soit 40. Je sais plus. Bref)

Carte postale psyché de la Fanzino, et une sérigraphie dont je suis tombée amoureuse, de 58°Galbés. Comment ne pas ? C’est tramé, y a des palmiers, c’est bleu et orange, avec une forme faisant irrésistiblement penser à une planche de surf. La fille pas obsédée du tout par la Californie.

Le catalogue d’une ancienne expo de la Fanzino, sur des fanzines franco-québecois. Il y a des interviews, ce qui vient nourrir grandement ma recherche…

Outre des goodies, toujours les bienvenus (je vous ai dis que j’adorais les autocollants ?), voici THE badge. Vert, irisé-pailleté, avec une phrase qui me définit bien (outre les autocollants, je raffole des badges). Il a été fait par les petites mains de La Maculée Conception.

Une chose extraordinaire, qui a un peu souffert, mais que j’ai pris quand même. Il s’agit d’un ensemble d’images de maladies étranges et d’affections bizarres. Bon, c’est de l’anatomie, c’est légèrement tramée, et ça a été fait par le studio Les Editions du Parasite, que j’adore (le studio, pas le parasite). Détails ci-dessous, âmes sensibles s’abstenir.

Une vue globale de tout ce que j’ai rapporté de la Fanzino… Outre des petits goodies (cartes postales, flyers divers, autocollants) et des éditions d’artistes, j’ai acheté le livre de la Fanzino, Fanzinorama.

Et maintenant, direction Strasbourg. J’y étais en février, juste avant mon anniversaire, afin d’étudier le fonds « éditions d’artistes » du Centre de l’Illustration de la médiathèque Malraux (les rayonnages de la bibliothèque consacrés au design d’édition sont hallucinants, il y a TOUT), et notamment le fond très important Gfeller + Hellsgard (vous pouvez également aller faire un tour sur le shop Beuys on sale). Bien sûr, j’y suis resté deux jours, ce qui m’a également laissé le temps de faire un tour de ville (que je connaissais déjà), aller faire un musée, manger de la forêt noire (sans mentir, celle de Gruber est une tuerie, avec en plus des parts plus que généreuses, hum, et le resto est d’un kitsch extraordinaire, franchement prenez des photos !!!!). Et de compléter ma collection de livre Le Cabinet de l’amateur. Édités par les musées de Strasbourg, ces carnets purement visuels et en grands formats regroupent des images d’un même thème avec des objets provenant de tous les musées de la ville. Une belle idée, graphiquement superbe. J’en ai donc 5 à mon actif. Mon premier était celui sur les animaux albinos, le second sur les objets en os et en argent, et j’ai acheté celui sur les mains, la publicité et la boîte-en-valise de Duchamp. Mais il y en a d’autres…

Ensuite re-direction Rennes. J’ai pu enfin admirer durant un dimanche différents musées de Rennes, notamment le FRAC que j’ai adoré (et pas seulement parce qu’il y a trois éléphants Eames qui se balade dans le resto). Et la boutique de celui-ci est géniale, vraiment, il y a des tas d’éditions d’artistes, je voulais tout acheter !!!!!

Une vue d’ensemble de ce que j’ai rapporté du FRAC : les affiches A4 faisaient partie d’une installation et étaient en libre service, j’ai pris les deux formules. Outre des prospectus, j’ai acheté le Tract’ édité par Incertain Sens, le Journal Centre du Monde, édité par le FRAC et l’Association R1 (en fait, le Centre du Monde est une résidence d’artiste sur Belle-Ile-en-mer), et un livre de Didier Petit et Gilbert Mao, édité à l’occasion d’une expo à Saint-Brieuc.

Et maintenant, une page d’actualité :

D’abord, les nouvelles éditions qui sont entrées dans la collection ces derniers mois :

Au Centre de l’Illustration de Strasbourg, j’ai récupéré, outre un super dossier fort utile, deux zines qui, faute de personne à contacter, se retrouvent en libre service, gratuitement (il s’agit de La Crampe numéro 2, et de 8012). Il y a également deux livres que j’ai récupéré gratuitement aux Archives de la Critique d’art (le Géographe Inscrit des éditions Incertain Sens, et une édition Orange Rouge, réalisée grâce à un atelier avec des artistes et des ados, à l’occasion d’une expo aux Grands Voisins). Et bien sûr, il y a des exemplaires d‘Eau de Javel, très gentiment envoyés par Violette (on a fait échange de fanzines, à l’ancienne).

Au mois de mars, juste avant le confinement, j’ai récupéré pas mal de choses, qui définissent assez bien une énorme partie de ma personnalité (50% je dirais) :

A savoir mon amour du kitsch, de l’humour absurde, de l’architecture moderniste, de la typo et des paillettes. Vous mettez dans un gros shaker et ça vous donne des éditions qui vont bientôt sortir, Creamy, Ostalgia et Glama en tête. Ici, il y a un superbe cadeau de Catherine (du duo Force de Vente), le gros livre pailleté rouge (IN LOVE) qui est un récap du labo de recherche EDITH de l’ESADHaR de Rouen. En dessous, un mini-catalogue d’une expo de céramiques à Limoges, envoyé par Christelle, expo dédiée à la céramique de nourriture, c’est kitschoune à mort, j’adore. Le reste, c’est des flyers, glanés ici et là. On collectionne le papier ou on ne le collectionne pas. Point.

Le bureau du début du confinement. Einstein a dit : « On nous dit qu’un bureau encombré est signe d’un cerveau encombré. Mais alors, que faut-il penser d’un bureau vide ? » ET TOC.

Et puis il y a cette image. Lors de ma journée passée à la bibliothèque de l’ESADHaR de Rouen, qui est une petite mine d’or pour l’édition, au détour de pages tournées, je tombe sur cette image. C’est le coup de foudre immédiate, j’adore, c’est tellement 70s. Je l’aime tellement que je vais la faire imprimer en grand format et l’encadrer.

Voilà, un looooonnnng article avec beaucoup de liens !

Bonne journée mes paillettes !

Souvenirs de Brest

C’est honteux, je sais je sais… Mon dernier article date de février. Bon, j’ai une excuse : je suis surchargée de travail pour le doctorat : appels à textes, compte-rendus, rapport d’activité, création… Finalement, le confinement a du bon dans le sens où je suis obligée de rester chez moi, donc, j’ai plus de temps.

Comme vous connaissez mon amour extrême du papier et la collectionnite aiguë développée depuis 2005 pour tous les supports papiers gratuits ou peu cher, forcément, pendant mon CDD à Landerneau, j’ai rempli mon sac. Voici donc le butin :

Le livre Nord Sud Est Ouest est un catalogue d’expo, incluant les œuvres de SuperTerrain, Autonomes, C’est tous les jours les vacances et SuperBanco.

Le livre d’artiste rose s’intitule Love At First Sight, et vous pouvez voir d’autres choses sur danslecieltoutvabien. J’avoue que j’ai un poil craqué sur le rose… La carte verte va avec le livre.

Les deux autres cartes sont de Nathalie Bihan, et c’est Presto qui les a faites, en riso (note : Presto a malheureusement définitivement fermé. Une minute de silence pour tous les petits éditeurs qui ferment).

Le bagde avec les oeufs au plat (merci Cyrius !!!!!!!) est fabriqué par KUUUTCH, THE magasin de micro-éditions à Brest…

Pendant une journée parfaite à tous points de vue, j’ai fait le plein de cartes à Crozon et Morgat.

Les traditionnelles cartes de La Loutre, que l’on ne présente plus.

Une petite pub en passant pour le fabuleux concept-store Thé à l’Ouest de Morgat, qui fait 1/ Le meilleur chocolat chaud viennois de la côte brestoise 2/ la meilleure tarte aux noix de pécan 3/ les meilleurs scones salés au cheddar de toute ma vie.

Les très jolies cartes sur Crozon et ses environs sont disponibles au Thé à l’Ouest, elles sont imaginées par Marin Zhadok.

Et enfin, à Brest, j’ai craqué sur le travail de Pappus Editions. TOUT est fait à Brest, impression comprise, car ils conçoivent l’intégralité de leur travail. Cyrius a acheté l’affiche BOOM BOOM. Elle déchire. J’avoue que j’ai hésité, mais je me suis tapée sur les doigts « pas bien Alex pas bien t’achètes trop de papier ». Surtout que maintenant, elle est dispo en rose. Fluo. In Love quoi.

Voilà, bientôt de nouveaux article apparaîtront (un sur mes souvenirs de Poitiers, de Rouen, sur le salon Multiples de Caen… Et d’autres sur les côtés techniques de la micro-édition, et aussi sur mes dernières micro-éditions). D’ici là, portez-vous bien, évitez de trop sortir, mettez-vous aux fenêtres pour le soleil, faites du DIY, mettez-vous au yoga, faites la cuisine, lisez… Enfin, tous les trucs que vous n’aurez pas le temps de faire en temps dit « normal ». Profitez de ce temps confiné pour le mettre à profit, ce temps.

Belle journée

Souvenirs de Chartres et Paris…

Juste après la fin de mon CDD, début novembre, la décompression s’est faite durement sentir (faut dire que j’enchaîne direct avec un doctorat…). Donc, une semaine après ce fameux CDD qui m’a laissé sur les genoux (médiatrice culturelle, oui, c’est dur, certes, c’est passionnant, mais c’est vraiment dur et très très fatiguant, aussi bien moralement que physiquement et psychologiquement. Franchement, au bout d’une mission de plusieurs mois, je vous mets au défi de ne pas avoir envie de tuer la quasi totalité des visiteurs…), j’ai retrouvé une collègue médiatrice devenue amie (ça ce fut le point positif de cette mission, les amis trouvés pendant ces longs mois de stress. Dans la sueur nous sommes unis !) pour trois jours de décompression complète entre Chartres et Paris. Ce fut l’occasion notamment de faire le plein d’expos…

Bien sûr, il y a eu l’expo Charlotte Perriand à la Fondation Vuitton. Je n’aime pas tout chez Charlotte, et les modernistes ne me passionnent pas forcément au-delà d’une certaine limite. Il y a des choses chez eux que je n’aime pas, voire que je trouve difficile à vivre à la longue. Mais l’expo était vraiment superbe. Bon, c’était un peu blindé de monde, faut pas être claustro, car malgré la taille des salles, le monde peut être vite fatiguant… Mais vraiment très belle expo. Ma préférence va aux meubles organiques en bois, à la période japonaise (je suis pas objective, le Japon fait partie de mes passions), ainsi qu’au travail photographique autour des formes et de la matière que je trouve très très très inspirant…

Les photos de recherche de matières, associées aux meubles organiques en bois

Le pavillon sur l’eau, tout en bois, d’une beauté, simplicité et praticité extraordinaires

Le Japon

La période moderniste, plus connue

(j’avoue un énorme faible pour cette table basse…)

Et ensuite, après une pause croque-madame/frites/cookies-maison bien méritée (les françaises, c’est-à-dire les parisiennes pour les touristes, puisque visiblement toutes les françaises sont parisiennes dans leurs esprits, ne connaissent pas le régime, mot barbare signifiant un asservissement à la mode. Donc on boit du vin, du champagne, et on mange des croque-madame), visite de l’expo Otto Wagner à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine. Où il n’y a jamais personne ou si peu. Ce qui est fort dommage. L’expo était magnifique, mais enfin, je suis pas objective non plus sur ce coup-là puisque tout ce qui touche de près ou de loin à la Sécession Viennoise me passionne.

La mise en scène était très belle, couleurs superbes, efforts typographiques et reprises de motifs chers à Otto…

(les serpents notamment étaient de toute beauté !!!)

Et puis, comme elle était aussi gratuite, on a fait aussi l’expo sur les dessins d’architectes, qui était plutôt pas mal, on a vu de petites merveilles…

Josef Frank

Frank Lloyd Wright

Un projet de maison de Joséphine Baker par Adolf Loos… Elle est rayée, fatalement on adore…

(les photos des expos ont été prises par Cyrius, car je n’avais pas emporté mon reflex et la qualité photo de mon téléphone pique un poil les yeux… Merci Cyrius !!!)

Et ce que j’ai rapporté de mon séjour (ben oui, vous savez bien que je rapporte toujours du papier…)

Voilà, un condensé de trois jours de décompression réussie !

Belle journée !

 

Le Salon de la micro-édition « Multiples », à Morlaix

Comme j’ai raté le Marché Noir de Rennes de cette année (enfin, pardon, de l’année dernière), je me suis rattrapé avec le salon Multiples de Morlaix, qui a eu lieu en novembre 2019.

J’adore les salons de la micro-édition, je trouve toujours quelques petites choses à rapporter. J’y ai rencontré cette année Samuel Etienne, spécialiste du fanzine musical ! Ainsi que des collectifs d’artistes produisant de la micro-édition, et tout ceci était très intéressant. L’entrée au salon est gratuite, et je le précise car ce n’est pas toujours le cas. En tout, il y avait environ 70 exposants, ce qui n’est pas rien quand même par rapport à d’autres salons.

Voici donc mes trouvailles :

Une micro-édition du collectif Athanor (Rennes), ainsi que deux badges (Athanor également). Athanor est un collectif travaillant autour de la micro-édition sur des supports variés : livres, affiches, badges… Et en plus, des conceptions d’expositions autour du travail du collectif. J’ai trouvé ça très beau, avec une ligne éditoriale (si on peut appeler ça comme ça) très forte et cohérente… A suivre donc !

Le site d’Athanor : http://www.athanor-collectif.com

(ci-dessus, deux extraits du livre Oculus)

Un extrait d’une édition du collectif Lundi a Mal (Rennes, duo issu des Beaux-Arts). La couverture de l’édition est sur la première image ci-dessus. Il s’agit d’un concept assez intéressant : retravailler des images de comics américain, en leur apportant de la modernité, une nouvelle vision colorée, et en supprimant les textes (qui sont franchement mauvais la plupart du temps, en plus de véhiculer racisme sexisme, ils sont vraiment l’archétype du western). Cela donne une nouvelle vision de la chose, et je trouve cela très beau… J’aurais bien acheté d’autres choses, mais pas assez de sous…

Le site de Lundi a Mal : https://cargocollective.com/lundiamal

https://pierre-mace.jimdofree.com/

https://mariannerivierre.jimdofree.com/lundi-a-mal/

https://www.facebook.com/lundiamal/

Une affiche des éditions PPAF (Première Pression à Froid), qui n’est pas un collectif mais une seule personne, , qui travaille sur le tampon afin de créer un alphabet universel (le modulographe). Vous pouvez donc acheter des jeux de tampons pour imprimer vous-même votre propre alphabet, un fort joli concept qui n’est pas sans rappeler la conception de la typographie du Bauhaus… Mais PPAF ce n’est pas que des tampons, c’est aussi des livres et des affiches.

Le site ineternet de PPAF : http://www.ppafeditions.fr/

Un carnet ressemblant à un flip-book, issu d’un travail d’impression… Et comme il n’est pas signé, ben, je sais plus qui c’est !!!! (c’est malin, je sais)

Toutes les cartes prises et archivées consciencieusement dans un carnet spécial, qui ne cesse de grossir… Cela peut faire sourire, mais franchement, impossible de se rappeler de tout, et quand vous devez organiser un truc ou citer des sources, c’est bien pratique !

Outre ce que j’ai acheté, j’ai eu des coups de cœur pour le travail de :

Pauleen K, un beau travail de gravure sur l’architecture

Atelier Brume, micro-édition

Mathilde Seguin, gravure et architecture

Julie Aybes, de la photographie et de la micro-édition, très beau travail sensible

Voilà pour ce compte-rendu ! Bon, par contre, il pleuvait des cordes, c’est hyyyyyyper-pratique pour transporter du papier et des achats. Mais bon. Faut faire avec. La prochaine fois je prierai Toutatis.

Belle journée !

 

 

Le Voyage à Nantes de février 2019 (comment ça, j’ai du retard ????)

Tout d’abord, mes petits chats, je vous souhaite une très belle année 2020, remplie de toutes les choses que vous pouvez désirez. J’espère que vous avez passés de bonnes fêtes, que le papa Noël a été sympa etc etc. (je suis en avance pour les vœux, mais visiblement, wordpress n’a pas pris en compte la planification de l’article, donc, il sort maintenant…)

Les premiers articles de l’année 2020 sont des récap de mes derniers voyages (voyages français hein, trop occupée pendant l’année pour partir à l’étranger), avec les petites merveilles de papiers que j’ai pu glaner ici et là…

Tout d’abord, Nantes. Ouais bon, c’était en février. J’ai vécu un an à Nantes et je suis définitivement fan de cette ville. Mais comme je n’avais pas eu l’occasion d’aller voir ces très fameuses Machines de l’Ile, je me suis fait une journée nantaise… Les Machines, c’est vraiment extraordinaire, je ne comprends pas comment des personnes, dans le public, pouvaient être aussi blasée. C’est quand même une création extraordinaire, des animaux en bois et en métal qui font des mouvements si fluides qu’on les dirait réels !!! (deux ptites mémés derrière nous : « je ne comprends pas pourquoi les gens s’extasient, c’est juste des machines! », avec petite voix grinçante et nasillarde, twin-set et collier de perles. Beurk) C’est vrai qu’à l’heure du virtuel et des prouesse numériques du cinéma (Avatar…), ces machines peuvent sembler désuètes, mais elles ont un truc en plus. Elles sont RÉELLES. Et ça, ça n’a pas de prix….. Bon, j’ai une préférence pour le paresseux, mais je suis pas objective, j’adore les paresseux.

Ensuite, je suis allé à l’expo Rock au château des Ducs de Bretagne (très beau au demeurant). Bon, j’ai adoré la scénographie, le fait de pouvoir garder son gobelet (gobelet permettant d’écouter des pistes de sons et interviews dans l’expo), qui bien sûr est calqué sur celui des festivals. Il est dommage que l’on ne parle pas assez de supports papiers dans l’expo, des fanzines notamment, qui ont été très importants dans la propagation du rock nantais, punk notamment, je m’attendais justement à pouvoir en photographier plein. Mais dans l’ensemble, c’était une belle expo. Juste une bande d’ado braillard n’y connaissant rien, accompagnés d’un prof complètement dépassé, qui m’a un rien gonflé.

Et puis bien sûr, shopping, avec passage obligé par la boutique du Voyage à Nantes. Lorsque j’étais à Nantes, le Voyage existait déjà, mais il était beaucoup moins développé qu’il ne l’est aujourd’hui, et il n’y avait pas de boutique. Honnêtement, il a fallu que je me réfrène sur le papier, sinon, j’achetais toutes les affiches…

J’ai donc rapporté de Nantes :

De la boutique des Machines : une affiche (je suis fan de Led Zeppelin, d’où mon choix du Zeppelin, mais toutes les affiches sont magnifiques), deux badges (moi et les badges, c’est une longue histoire d’amour), quelques marque-pages avec les fameux dessins techniques des Machines (dessins de François Delaroziere), et des cartes postales également. Et des insectes en carton à monter. La librairie est démente.

La boutique en ligne des Machines : http://boutique.lesmachines-nantes.fr/fr/

De la boutique du Château, de sublimes cartes postales. Les animaux dans les teintes pastels (mention spéciale au chat sphinx, mon chat favori) sont de Delphine Vaute, qui avait exposé au Château une sorte de calendrier de l’avent en dessin nommé Ysabeau – Le jardin des songes. Malheureusement pas d’affiche, sinon j’aurais craqué !!!! Mais les cartes sont grandes et belles.

Le site de Delphine Vaute : https://www.delphinevaute.com

Les autres cartes sont de InkFactory, ce sont des sérigraphies. Là encore, pas d’affiches et c’est bien dommage, le poulpe (oui, en plus des paresseux, des loutres, des chats sphinx, je fais une fixette sur les poulpes. Ainsi que sur les méduses et les ratons laveurs. Bref)

Le site de InkFactory : https://www.ink-factory.be/

Mes souvenirs Rock : le flyer de l’expo, le fameux gobelet (j’en ai rapporté un pour mon père également, puisque je lui dois ma culture rock, très marquée 70s) et le badge, que je trouve vraiment sympa, en forme de vinyle…

La boutique du Château : http://boutique.chateaunantes.fr/

Le Voyage à Nantes : forcément, ma légère obsession des 70s me conduit à l’obsession du Bus Volkswagen… D’où la prolifération de ce motif chez moi (et encore, je me réfrène). Donc, la miniature officielle Volkswagen (ici, le modèle 60s, mais j’ai en orange le modèle 70s. Mon but étant d’avoir pratiquement toutes les couleurs. On se moque pas). Plus un tout petit tout mini-bus ! La grande carte avec le bus est de Docteur Paper. Ainsi que le porte-clé. Franchement « team beurre salé », à moi qui suis mi-bretonne mi-normande (c’est-à-dire mi-caramel mi-camembert, ceci est un slogan déposé officiellement), franchement, fallait pas me le dire deux fois !!!! Bon, j’ai résisté aux affiches Docteur Paper, qui sont superbes. Mais j’ai craqué sur le tote-bag gris sérigraphié par Appelle-Moi Papa (ceux qui m’ont vu cet été avec ont été unanimes : il est canon !), que je n’ai pas photographié mais voici ci-dessous une image extraite du site du Voyage à Nantes.

Le site du Voyage à Nantes (il n’y a pas de boutique en ligne malheureusement) : https://www.levoyageanantes.fr/

Docteur Paper : http://www.docteur-paper.com/

Appelle-Moi Papa : https://appellemoipapa.fr/

Voilà pour ce premier périple 2019, d’autres à suivre !

Belle journée !

 

 

Mise à jour du blog…

Mes petits choux, vous l’aurez remarqué, je ne suis pas très présente actuellement. Ce qui va s’arranger.

J’ai eu une grosse vague de fatigue qui m’est tombée dessus après la fin d’un CDD exténuant (enrichissant cela dit, et puis, je me suis fait des potes, et c’est pas si souvent… Bisous à vous mes chatons si vous me lisez !!!). Et puis le doctorat a commencé, après quelques galères administratives. Du coup, beaucoup de lectures, d’organisation, de voyages à préparer, tout ça tout ça.

J’ai retrouvé des exemplaires enfouis de mes premiers zines, donc, j’ai pas mal de photos à faire aussi, pour vous les montrer et changer la présentation que j’en ai faites sur mon behance (c’est par là)…

Vous remarquerez que j’ai changé la présentation du blog, et les liens également. J’ai tenté de faire des listes de liens en les séparant selon quelques principes de print différents, mais c’est loin d’être évident. Et bien sûr, d’autres liens vont bientôt arriver, j’en ai des cartons virtuels entiers… Je vous ferais également prochainement un petit récap des salons de la micro-édition où je suis allée.

Voilà pour les nouvelles, je reviens ici très vite !

Belle soirée !

La nouvelle broderie gothique

(cet article est une spéciale dédicace à Justine, l’une de mes collègues médiatrices supers sympas au FHEL de Landerneau, et qui fait de la broderie en mode F*CK)

Vous l’avez peut-être remarqué (ou pas), mais la broderie connaît actuellement un renouveau. Et là, je vous renvoie à mon article sur les artistes féministes qui se réapproprient la broderie, traditionnellement médium féminin dans les cultures d’Europe occidentale. Today, je suis particulièrement amoureuse de la nouvelle broderie à tendance gothique, à cause notamment des motifs. La plupart des brodeuses (oui, ce sont en majorité des femmes) sont douées en dessin, et cela se ressent dans leurs broderies. Les quelques artistes que je partage ci-dessous ont des styles très différents. Certaines font des broderies uniques, d’autres font des broderies téléchargeables, mais toutes ont des styles admirables. J’espère que cela vous plaira…

Adipocere (un classique, mais commençons pas le classique)

Your gothic granny (aka Rachel Dreimiller, des modèles téléchargeables vraiment sympa, dans un style très pur)

Fevernest (aka Elsa Olsson, artiste textile que j’adore) (et son tumblr)

Veiled Mirrors (aka Anna, dont j’adore à la fois les broderies, très mystiques, et aussi les collages, vraiment superbes)

Alifera (aka Alina Fera, dont tous les modèles sont téléchargeables)

Mila Rosha (brodeuse et dessinatrice dans un style glam goth et mystique)

J’espère que vous ferez de belles découvertes, il y a énormément de talentueuses brodeuses dans un style gothique…

Belle journée !

 

Teagan White, le nouvel art naturaliste…

Si vous aimez les cabinets de curiosités, l’anatomie animale, la taxidermie, les choses un peu étranges, le naturalisme, les voyages et les explorateurs du temps jadis (DANS MES BRAS !), bienvenu dans l’ère du « nouveau naturalisme ». Je ne sais pas si ce terme existe réellement, je l’appelle comme cela car je trouve que c’est le titre qui convient le mieux.

Avec le retour de la valorisation du fait-main, de la Nature, de la Déesse Mère, notre société, empreinte de paganisme diffus fortement teinté de rock’n’roll, voit naître depuis quelques temps des artistes travaillant sur la Nature : animaux, végétaux, créatures. Jessica Roux par exemple. Ou Teagan White, dans un style un peu plus « morbide » peut-être, ou un peu plus rock’n’roll justement. Il y en a plein d’autres, je pourrai faire une liste ! Leur maîtrise de l’aquarelle est extraordinaire pour moi. D’habitude, quand on dit « aquarelle », tout de suite viennent en tête des fleurs un peu gnangnan, des ribambelles de chatons, de chiots, des portraits d’enfants (qui font peur), des nus pas très vivants, des paysages pas très réussis, le tout saupoudré d’une niaiserie sucrée qui me fait grincer des dents. MAIS. Avant d’être un passe-temps pour retraités en mal d’inspiration (non non, je ne suis pas méchante, je constate que c’est ainsi), l’aquarelle fut le must pour les naturalistes. Facile à transporter et facile d’utilisation, elle permet bien des effets, à condition de la maîtriser. (et là, vous allez faire un tour sur mon article sur Edith Holden et vous comprenez) Moi, c’est pas mon truc l’aquarelle, je n’y arrive pas. Raison de plus d’admirer ceux qui font des merveilles avec cette pâte colorée à imbiber d’eau.

Comme Teagan White. Chez elle, j’admire déjà sa maîtrise du dessin et de l’anatomie animale, sans parler des végétaux, tout sauf gnian-gnian et très très réalistes. Plus cette ambiance un rien Art Nouveau. Il y a de l’art nouveau, du rock’n’roll, des animaux morts ou vivants, des motifs décoratifs. J’aime. Et, en plus, on peut acheter des objets Teagan White. Et en plus, elle fait aussi quelques zines, qui sont de toute beauté…

Sa bio dit que Teagan travaille sur la faune, la flore, avec un rappel du cycle vie/mort et de la coexistence homme/animal ou de la cruauté inhérente à la Nature. Elle a longtemps vécu dans le Midwest et la région des Grands Lacs, ce qui a influencé sans doute son travail sur la Nature. Actuellement, elle a déménagé dans l’Oregon, c’est sans doute ce qui a motivé l’apparition des oiseaux dans ses dessins. Elle travaille à l’aquarelle et à la gouache, et réalise parfois des commandes (voir plus bas). Elle est membre du collectif THE VACVVM (foncez voir leur insta, c’est de la tuerie), et elle réalise également des illustrations pour enfants.

Je vous laisse apprécier :

Des commandes :

Les zines :

Son site : https://www.teaganwhite.com/

De là, vous pouvez accéder aux réseaux sociaux, au shop, ainsi qu’au site de THE VACVVM (via la page bio).

P.S. : mardi prochain, je commence un CDD m’amenant jusqu’au 3 novembre, comme médiatrice culturelle pour la nouvelle expo du Fonds Leclerc pour la Culture (Landerneau), une magnifique expo sur les Cabinets de Curiosité (trop hâte !). Cela signifie qu’à partir de dimanche et jusqu’au 3 novembre je vais être coupée d’internet (déconnexion totale, ça va pas faire de mal). Ne vous étonnez donc pas si vos coms ne sont pas visibles ou si je n’y réponds pas. Je vous porte tous dans mon coeur, vous êtes des lecteurs adorables, et je vous retrouve donc en novembre. J’aurais commencé mon doctorat sur les zines, la vie sera belle, j’aurais plein de choses à vous montrer et plein de choses à poster. Passez donc de bonnes vacances, et on se verra peut-être à l’expo…

EDIT : En fait, je peux me connecter sur la wifi de mon hébergeur, donc, je peux continuer le blog pendant l’été (enfin, c’est en théorie, en pratique je vais sans doute être fatiguée…) !!! Donc, les commentaires sont ouverts !

 

 

José Naranja, ou l’art de vous dépiter de vos propres carnets de voyage…

Bon, vous avez sûrement déjà croisé des images de ces superbes carnets de voyage. J’adore les carnets de voyage (et je n’en fais jamais, vous comprenez le principe…), et j’adore en voir. Il en existe de très beaux, mais finalement, ils finissent par plus ou moins tous se ressembler, c’est assez rare de tomber sur quelque chose de vraiment original. Mais José Naranja a ce don du carnet de voyage, il en fait de petits livres ultra-détaillés, très précis. C’est peut-être pas le summum de l’originalité en matière de dessin, mais c’est assez beau car toute la page est parfaitement maîtrisée et ordonnée, la double-page est pensée comme une œuvre en elle-même, pouvant exister indépendamment des autres pages et du carnet en entier, c’est ça qui me plaît. Il utilise le même principe que pour tous les carnets de voyage : mix and match, dessin, collages, écriture.

A la base, José Naranja est ingénieur en aéronautique, peut-être que sa précision vient de là. Mais il a laissé tomber ce domaine pour se consacrer uniquement à ses carnets et donc, à ses voyages. A ce jour, 12 sont remplis, depuis 2005. L’aéronautique, ça mène à tout. Et il a n’a jamais pris de cours de dessin. C’est dépitant.

« À chaque page, je raconte ce qui m’arrive : idées, expériences, anecdotes… Chacune est complètement différente. L’histoire, c’est la vie et, dans la vie, chaque jour est différent. »

« Je le fais parce que j’aime ça. je n’ai jamais pensé à faire de l’argent avec ça. Les originaux ne sont pas à vendre. Je pense que je ne pourrai jamais me débarrasser d’eux. »

Instagram : https://www.instagram.com/jose_naranja/

Blog : http://josenaranja.blogspot.com/

Maintenant, vous comprenez pourquoi je ne fais jamais de carnets de voyage….

Belle journée !