J’avais dit que je le ferais… Donc je le fais.

Derrière ce titre un rien étrange se cache un petit article sans images, une information dirons-nous.

Non, ce titre ne cache pas un énième article de développement personnel sur la procrastination, sur le fait de savoir dire non, sur le fait de créer de ses petites mains, etc.

Une mésaventure. C’était une fort désagréable mésaventure, dont je subis toujours les conséquences (c’est dire).

C’était il y a quelques mois, quelques temps. Un pote (ex-pote depuis bien sûr) vient me rendre visite. Jusque là, tout va bien. Il me demande s’il peut envoyer un mail depuis mon pc, vu que sa box a rendu l’âme et que c’est urgent. Jusque là tout va bien. Moi, bien sûr, je lui dis que oui, pas de problème. Jusque là tout va bien. Sauf que, c’est là que ça se gâte, j’avais complètement oublié de me déconnecter de mes comptes google / wordpress /etc. Il est reparti une petite demi-heure après et je n’y ai plus pensé. Jusqu’à ce moment fatidique où je regarde ma boîte mail le lendemain et je tombe des nues en recevant, soit un message de la part de blogueurs qui n’ont pas compris mon dernier commentaire, soit des messages d’insultes fort désagréables de la part d’autres blogueurs par rapport donc à mes derniers commentaires. J’ai rien compris. Et là, deux secondes après environ, ça a fait tilt. Ben oui. Monsieur avait profité de ma connexion wordpress pour poster des commentaires immondes sur les blogs où j’ai l’habitude d’aller (et qu’il connaît, puisqu’il les lit aussi, mais sans jamais commenter, ben tiens). Et j’ai passé des heures à m’excuser en racontant des dizaines de fois ma mésaventure.

Sauf que, depuis, il y en a qui me snobent. Ils ne m’ont pas cru certainement. Comme Saint-Thomas, ils ne croient que ce qu’ils voient sans doute. Je ne peux pas prouver évidemment, puisqu’il s’est servi de mon compte wordpress. Donc, maintenant, il y a des tas de personnes (enfin, une petite dizaine) qui pensent que je suis une raciste égoïste et immonde, qui parle sans savoir, qui donne son avis sur un truc qu’elle ne connaît pas, et ce, sans m’avoir JAMAIS rencontré. Bon. Je ne peux pas passer mon temps à m’excuser, mais quand même ça m’a ouvert les yeux sur un truc : les gens ont tendance à juger sans connaître. Ce qui n’est pas, franchement, une preuve d’intelligence. Pourquoi est-ce que j’aurais écrit des trucs pareils (certains ont fait l’effort de me mettre les dits-commentaires en copié-collé dans leurs mails, c’est franchement immonde ce qui est écrit), pour ensuite inventer une excuse étrange et improbable ? Cela n’a aucun sens (enfin pour moi). Alors, si vous faites partie des blogueurs qui ne m’ont pas cru, qui me font la tête, ne me répondent plus ou sont hyper froids avec moi depuis cette mésaventure, eh bien, sachez que je ne m’excuserai plus. Si vous pensez que je suis assez stupide pour inventer une histoire pareille, c’est que vous vous faites une opinion de moi alors qu’on ne s’est jamais rencontré. Ce qui veut dire que vous jugez sur du virtuel, ce qui est absurde pour moi. Est-ce que je vous juge par rapport à ce que vous écrivez ? Non. Le blogging est pour moi un partage, pas une tribune, donc je ne juge pas la personne qui blogue sur ce qu’elle écrit, même si je ne suis pas toujours d’accord avec ce qui est écrit. On a toujours une très bonne raison d’écrire ou ne pas écrire, aussi, comme je ne connais pas ses raisons, je ne juge pas. Or là, j’ai vraiment l’impression, vu l’ambiance que je reçois en commentant des blogs, que vous me jugez sur quelque chose que je peux jurer ne pas avoir écrit. Étonnée d’être condamnée si vite, j’ai donc décidé que je ne posterai plus que de rares commentaires, chez ceux qui m’ont cru (merci les gens !!!). Les autres, tant pis (je ne peux gaspiller du temps et de l’énergie à m’excuser pour un truc que je n’ai pas fait).

Il m’est déjà arrivé d’être battue froid par des « collègues » (au sens large), dans la real life. Pour quelque chose, un ptit mail que j’avais écrit. Je me doutais bien pourquoi cette froideur, sauf que pas un n’a eu les « balls » de venir me le dire en face. Peut-être une mauvaise conscience ? Lorsque l’on décide de faire un truc qui concerne le groupe sans tenir compte de l’avis de ce groupe au complet, ça s’appelle de la dictature. Or, on vit en démocratie, et celle-ci s’applique à tous les groupes, y compris les classes. J’ai juste envoyé un mail informatif spécifiant qu’il était anormal de prévoir un truc pareil sans tenir compte de la vie (l’avis) de chacun. Ce qui est vrai, en plus. Et je ne regrette rien. Parce que battre froid quelqu’un sans avoir le courage de lui dire en face pourquoi, c’est de la bêtise humaine. Pas de temps à perdre avec ça.

Voilà, c’était une petite mise au point qui soulage. Les programmes vont reprendre le cour normal des choses.

Ah si, une dernière chose : mon projet de thèse a été accepté. YOUHOUUUUUU !!!!!!

Belle journée !

Boris Servais, la micro-édition made in Germany…

La culture de la micro-édition est différente selon le pays où vous vous trouvez. Elle foisonne et pousse à peu près partout dans le monde, alors on va rester européen pour simplifier ici le panorama. En France, c’est littéralement hyper foisonnant. La micro-édition, qu’il s’agisse de livre, d’affiche ou autre fanzines, y est vraiment très importante, et la nouvelle culture du DIY (plus ou moins imposé mais ça c’est un autre sujet) arrange bien les choses. Un livre, une affiche, une gravure, c’est assez simple à faire tout seul, mais en étant sous-équipé, vous pouvez réussir à faire quelque chose de bien. Et surtout, c’est immédiat ou presque. Cette culture de l’urgence a trouvé son apogée dans le fanzine, mais là n’est pas le sujet aujourd’hui./

Boris Servais est allemand, vis à Aix-La-Chapelle. Si la micro-édition est foisonnante en France, elle y est encore un peu souterraine, car malgré des manifestations dédiés et quelques expos, elle ne trouve pas encore sa place réelle dans le monde de l’art dit officiel. En Allemagne, la micro-édition a plus de chances : elle est reconnue comme pratique artistique à part entière et a donc une visibilité beaucoup plus grande qu’en France par exemple, elle n’est pas réellement underground ou souterraine. Boris Servais fait donc du dessin, de la peinture, des estampes, et des livres. J’aime beaucoup son style, entre vintage et contemporain. Je remarque aussi avec surprise que son trait est proche du mien : il dessine avec des traits comme si ce dessin était une gravure…

Boris est l’un des membres du collectif allemand et belge La Poste Aérienne, composé d’artistes-graphistes travaillant en priorité l’illustration, le dessins, les gravures… Il est aussi l’initiateur du festival de l’illustration de Cologne (Illustratoren Festival), et donne des cours dans diverses institutions.

Son site : http://boris-servais.com/

Instagram : https://www.instagram.com/borisservais/

Son blog de Travelbook  : https://bs-travelblog.tumblr.com/

Quelques expos du collectif Poste Aérienne :

Belle journée !

Benjamin Guyet, le fou de la gouge…

Oui oui, Benjamin Guyet est un foufou, un vrai, comme j’en ai vu très peu. On parle ici de folie artistique due à une utilisation répété d’un outil sur très grand format nécessitant des heures de travail pour arriver à un résultat extraordinaire. J’ai déjà vu ce type de cas, en dessin notamment, mais jamais en gravure auparavant, plus spécifiquement en linogravure.

Car Benjamin fait de la linogravure, mais attention, sur grands formats. Voire très grands formats. Des affiches quoi. ENTIÈREMENT réalisées en linogravure, y compris pour le lettrage. Un truc de dingue. Si vous essayez de faire pareil, affutez super bien vos gouges sous peine de choper une tendinite carabinée.

Benjamin est nantais. Sa rencontre avec la lettre et le lettrage en général, date des années 2000 lorsqu’il se met à pratiquer le graffiti (sachez qu’aujourd’hui une discipline entière du graffiti est consacrée à l’art du beau lettrage, que l’on nomme « calligraffiti ». Tapez ça en hashtag, vous allez voir des merveilles). Puis, en 2007, il passe à l’affiche, en noir et blanc, histoire d’affiner un peu le truc. Et puis, en 2013, tadaaaaaaaaam, la lino débarque. On peut tout mettre sur une même affiche, et pour lui, c’est la révélation.

Benjamin imagine alors Les Éditions de l’Étau. Et ça marche super bien…

En 2017, Benjamin est l’un des dix nominés du Prix Gravix, THE prix de la gravure française (enfin, l’un des trois qui existent). Et on lui souhaite le meilleur. Vive la lino ! Longue vie aux fous de la gouge !

le site : https://leseditionsdeletau.wordpress.com/

 

Rachel Urquhart et son Pony Gold

Non, ce n’est pas un article traitant d’une attirance sexuelle marquée pour les jeux de rôles avec poneys fictifs.

Moi aussi (et peut-être vous aussi), j’avais des poneys quand j’étais jeune (je suis une enfant des années 80, les PREMIERS millenials, donc, ça date un petit peu). Je me souviens avec nostalgie des petits poneys en plastiques, avec des couleurs hautement improbables, des crinières ultra longues et tout un tas d’accessoires ultra-kitsch et top désirables. J’étais fan. J’avais même des cassettes vidéos avec les dessins animés narrant les incroyables aventures pleines d’arc-en-ciel et d’étoiles des petits poneys (des CASSETTES VIDEOS, oui, je sais, c’est la préhistoire). Et je passais des heures à jouer avec tout ça.

Bref. L’univers de Rachel, australienne, est empreint de ce kitsch enfantin qui fleure bon la nostalgie, qu’elle a très joliment patiné avec du rock et du hippie des 70s (dans mes bras ! Je suis une enfant de hippies!), et mixé avec les aventures australiennes de cow-girls en perdition. En gros : j’aime ! C’est peut-être, voire sans doute, un peu kitsch et surtout ultra-tendance (oui, il y a des tendances en matière d’illustrations et de print, qui suivent les tendances générales de la déco, c’est fort regrettable mais c’est comme ça, il n’y a plus qu’à espérer que Rachel conserve son style malgré les sirènes du bizness, mais je ne me fais pas trop de soucis là-dessus, son style est tout de même reconnaissable entre mille), mais que voulez-vous, quand on aime… J’aime surtout les couleurs psyché qu’elle utilise, ça apporte une petite touche d’originalité à cet univers.

Son site (avec un onglet shop, my god…) : http://www.ponygoldstudio.com/

Son blog : http://www.ponygoldstudio.com/journal

Son instagram : https://www.instagram.com/raychponygold/

Son pinterest : https://www.pinterest.fr/ponygold/

 

 

DabsMyla, un duo cartoonesque qui fait du bien !

Je dois me confesser : j’adore le graff. Tous types de graff. Du plus riquiqui tout petit que personne ne remarque à la plus gigantesque des fresques. J’ai commencé à m’y intéresser aux Beaux-Arts, mais à l’époque, aimer le graff et l’art urbain, cela ne se faisait pas. Le vent a bien tourné depuis puisque l’art urbain est « à la mode » (tant mieux, on voit fleurir des fresques un peu partout, et je suis absolument fan de certains artistes exposant dorénavant leurs toiles en galerie, comme MadC, SatOne, Jan Kalab, L’Atlas et tant d’autres…). DabsMyla, c’est un duo que j’ai découvert il y a finalement assez peu de temps, mais j’adore leur univers, très cartoonesque, avec de profonds accents vintage. C’est joyeux, coloré, enfantin, ça fait du bien. Et j’aime l’idée que leur maison ressemble à leurs créations : vintage, coloré, cartoonesque. Un petit truc de foufou, où les geeks sont les bienvenus (qui n’a jamais été un nerd au lycée ne peut pas comprendre à mon avis).

(images extraites de l’excellent site The Hundreds, où vous pouvez lire une intervew de nos deux artistes : https://thehundreds.com/blogs/content/dabsmyla-interview)

(Il existe également un grand article sur eux dans un ancien numéro de la très belle revue Graffiti Art)

D’origine australienne, Dabs et Myla sont mari et femme, et travaillent également ensemble. Ils ont accédé à un nouveau stade de notoriété suite à leur installation-décor pour les MTV Awards. A la base créateurs de fresques, ils sont très vite passé à plus ambitieux, combinant illustrations, peintures, et installations.

Quelques extraits :

Site internet : https://dabsmyla.com

Instagram : https://www.instagram.com/dabsmyla/

 

Cally Conway, linogravure, nature et mythologie…

J’ai tellement de choses à partager que je ne savais même pas ce que j’allais écrire.

Je comptais parler de ce temps de latence du blog qui m’a fait du bien, et accessoirement parler un peu de moi, des trucs que j’aime dans la vie, ce qui me définit (ou pas), histoire de briser la glace (il paraît que les gens me trouvent froide au premier abord, ce que je ne suis absolument pas, j’ai une carapace mais c’est un réflexe de protection). Mais il y a des choses plus importantes dans la vie que ma personne, donc ça attendra encore un peu.

Une artiste que je ne connaissais pas (il y en a plein, je tombe sur un nouveau truc chaque semaine, internet est excellent pour ça). Mais comment j’ai fait pour passer à côté ???? (vous allez comprendre en voyant les images)

Bon, vous le savez maintenant, je suis une dingue de papier. Imprimé, coupé, plié, n’importe quoi avec du papier. Et j’aime aussi beaucoup la gravure. Et donc, forcément, je suis tombé amoureuse du travail de linogravure de Cally Conway. C’est une artiste anglo-saxonne qui a découvert la gravure et le print en général pendant ces études à l’université de Kingston, mais qui y est revenue après avoir enseigné les arts plastiques pendant quelques années (Thanks God !!!!). C’est une dingue du mouvement Art and Crafts (dans mes bras!), et elle admire également tous les artistes contemporains qui continuent de produire dans cette même veine, comme Marthe Armitage. Elle s’inspire donc très logiquement de la nature et de la mythologie pour créer ces linogravures. A noter qu’elle a collaboré il y a peu avec la maison de fournitures déco Cocoon Home, notamment pour des papiers peints (je meurs).

J’admire beaucoup son niveau de précision, c’est très impressionnant…

Le site : https://www.callyconwayprints.com/

Pinterest : https://www.pinterest.fr/callyconway/

Twitter : https://twitter.com/callyconway

Instagram : https://www.instagram.com/callyconwayprints/

J’ai découvert Cally Conway via le site People of Prints, que, si vous ne connaissez pas, vous ratez quelque chose de vachement bien !

Belle journée !

Re-bonjour, c’est gentil d’être revenu…

Finalement, le blog va renaître de ses cendres… Je n’efface pas toutes les archives, je change un peu de cap, c’est tout. Ce changement correspond à une envie profonde et à un déclic survenu il y a quelques mois. Ayant fréquenté le milieu de l’art contemporain dit « officiel » (c’est-à-dire celui que vous trouvez dans les grandes galeries d’art et dans les musées d’art contemporain en règne générale, ainsi que dans les FRAC), je peux dire que, si je l’aime toujours autant (forcément c’est mon truc, sinon, faut être maso pour y bosser et ne pas l’aimer), en revanche, le déni de la pop culture y a tendance à m’agacer un rien. Je suis pour la pop culture, pour l’art urbain, pour le lowbrow et autres noires sucreries biberonnées aux comics, super-héros, et marques bien connues… Si aujourd’hui, on constate un revirement de la part de certaines galeries et foires d’art, qui mettent désormais en avant des artistes issus de la pop culture, et/ou qui s’en servent pour créer, le déclic est quand même long à venir en France (et quand on dit long… On a toujours des années de retard là-dessus par rapport aux US). MAIS, ne nous affolons pas : il existe un domaine issu de la pop culture que les français maîtrisent aussi bien que leurs homologues européens ou anglo-saxons… LE PRINT. Le papier n’est pas mort, les affiches sont un terrain de jeux sans fin pour les fanas de print. J’en suis, et j’en fais, depuis… Houlà, ça me rajeunit pas dis donc…

Tout ça pour dire que. Le blog se tourne vers le print, l’art et la pop culture, l’art urbain. My love forever quoi. Et pour fêter ça, je vous reposte ci-dessous un article paru il y a longtemps sur le blog…

Mark Ryden est l’un de mes peintres favoris. Déjà, je suis une grande fan du lowbrow / pop surréalisme, mais ce que j’aime, en plus, chez Mark Ryden, c’est le fait qu’il soit un inconditionnel des cabinets de curiosités et de l’histoire de l’art (passions dont on trouve de très larges traces dans son œuvre). Et j’aime voir les lieux de création, je trouve que souvent, la maison d’un artiste en dit long sur lui, et donc sur son œuvre. La maison de Mark Ryden (et de son épouse Marion Peck, artiste lowbrow également) est un véritable musée, à la fois de l’étrange et du kitsch, assez surchargé (ami du minimal chic, passez votre chemin), et délicieusement rétro. Une véritable merveille, où votre œil est sollicité de tous les côtés. Je rêvais qu’un magazine publie un article consacré à cette maison, qui est tout autant un chef-d’œuvre artistique que les peintures du couple qui y habite ! Et bien, le site internet L.A. Curbed, dédié à l’habitat, l’a fait !!! (l’article complet)… Je partage donc avec vous les photos de ce superbe reportage !

La maison détonne complètement dans le paysage : les Ryden-Peck habitent une rue de L.A. remplie de maisons de type années 50 aux couleurs pastels (genre Edward aux Mains d’Argent, voyez)… La maison est gris foncé, et paraît un peu austère…

Le jardin de derrière, rempli de superbes détails…Et cette piscine en forme de pagode chinoise !

 

L’entrée-salon, avec une ambiance plutôt asiatique.

La salle à manger, avec ses rayures roses et blanches de marchand de glaces…

L’escalier, en galerie de portraits et souvenirs…

Les toilettes sont bien sur prodigieuses ! Avec une belle collection d’Abraham !

 

L’atelier, pièce maîtresse de la maison, superbe je dois dire, si je pouvais avoir la moitié de cet espace, je serai contente !

Le jardin d’hiver, avec cette Sainte Thérèse monumentale veillant jalousement sur le bar…

La chambre du couple, très Conte des Mille et Une Nuits !

Une salle de bain. Si vous avez vu le film « Big Eyes » de Tim Burton, vous reconnaîtrez sans peine l’artiste qui a peint ses portraits d’enfants aux grands yeux…

L’artiste au travail… En plus de ses peintures, Mark Ryden fait aussi des sculptures et installations pour certaines expositions…

Le couple d’artistes…

Belle journée, et belles fêtes de Noël !

Changement de direction

Nous sommes aujourd’hui le 30 janvier, et il est plus que temps de vous souhaiter à toutes et à tous une très très bonne année 2019.

Vous avez sans doute remarquer que le blog est en berne depuis décembre, et ce, pour plusieurs raisons.

La première, c’est que j’ai déménagé (Bretagne power), et donc, s’installer prend pas mal de temps.

La deuxième, c’est que la préparation de mon doctorat me prend du temps (voui, créer, lire, faire des recherches, tout ça tout ça, ça prend pas mal de temps).

La troisième est un peu indépendante de ma volonté : wordpress refuse catégoriquement de charger mes images, je ne sais pas pourquoi, j’ai essayé des tas de trucs, rien n’y fait.

La quatrième, c’est que j’ai reçu des mails suite à plusieurs de mes articles, des mails fortement méchants sans aucune raison (enfin si, les gens ont forcément des raisons d’envoyer ce type de mail). Ce type de message ne me touche que très peu, je suis suffisamment blindée pour m’en fiche complètement, mais le problème, c’est que je déplore le manque de curiosité, de logique, et de culture des gens qui m’ont envoyé ces mails. Il s’agissait, d’une part, de réactions violentes par rapport à mon article sur l’architecte argentin Francisco Salamone, et également de gens qui n’ont pas trop aimé mon article sur les artistes féminines.

Alors, évidemment, on peut pas plaire à tout le monde (le contraire serait inquiétant). Sur ce blog, je ne suis ni consensuelle ni forcément objective ou subjective selon les sujets. Sachez que je ne juge JAMAIS une œuvre selon les opinions de son auteur, car je trouve qu’il n’est pas juste de se couper de certaines découvertes ou créations uniquement parce que le créateur est facho, macho ou autre. Même si les opinions peuvent être mises à jour d’une certaine façon dans une œuvre, elles n’entravent en rien mon appréciation de cette œuvre. En tant que spécialiste en arts plastiques (ce qui implique des connaissances en histoire de l’art, sociologie, anthropologie, psychologie, histoire et économie), je dois être objective face à une œuvre. Bien que, lorsque vous rédigez votre mémoire de master 2 dans cette matière, vous avez le droit de ne pas être objectif (c’est d’ailleurs la seule matière où vous avez ce droit, puisque vous parlez en premier lieu de votre travail), il vous faut quand même faire preuve d’ouverture d’esprit et de vastes connaissances en ce qui concerne le contexte des œuvres. D’où le mélange d’objectivité et de subjectivité dont ce blog peut faire preuve. Je ne prend pas réellement parti en ce qui concerne les œuvres, je peut très bien faire une démonstration sur Basquiat alors que son travail ne me parle absolument pas (évitez le j’aime/j’aime pas en art, car cela est trop réducteur. Une œuvre évoque quelque chose en vous, ou pas. Ou alors, tentez de démêler le pourquoi du comment du pourquoi vous aimez). Bref.

Le fait d’être à la fois objectif ou subjectif est également un problème pour mon article sur les femmes artistes. On m’a reproché le fait que mon article fustige (à ce point-là ????) les femmes artistes, et donc, d’être macho. Euh, vous avez bien lu l’article, ou juste en diagonale, comme ça en passant ? Cet article est une partie de mon mémoire de master, qui fut une véritable prise de tête pendant plusieurs mois, et qui m’a à jamais dégouté de la question féministe en art. La question est fichtrement complexe, et aboutit à la triste conclusion qu’une femme, lorsqu’elle est artiste, a forcément du mal à s’extraire d’une partie de sa condition féminine. Si elle traite du féminisme, ou de la femme en général, ben oui, c’est normal pour le milieu, puisque c’est une femme. Et si elle se hisse à la hauteur (ironie en mode on) des avant-gardistes masculins, elle doit refuse une part de se féminité pour réussir à se faire entendre. C’est une boucle sans fin, profondément agaçante. Mais je vais vous dire : la plupart des artistes féminines se fichent de tout ça, elles n’y pensent même pas en créant. C’est lorsque qu’il s’agit de réaliser le discours sur l’œuvre que tout ceci se complexifie. Bien sûr, il y a des artistes féministes, mais leurs œuvres ne font-elles pas d’une certaine manière l’apologie d’une forme de faiblesse dans laquelle on catégorise les œuvres des femmes, à savoir que les femmes ne peuvent créer que par rapport à leurs vécus, leurs sentiments, leurs psychisme (une idée héritée du Moyen-Age et reconduite depuis le XIXe siècle, y compris aujourd’hui). Donc, une artiste féminine et féministe dont l’œuvre porte sur sa nature de femme n’est pas une surprise pour le milieu : donc, au lieu de dénoncer, d’une certaine façon, on ne fait que corroborer cette opinion. C’est aussi à cause de cette fameuse idée ancrée dans l’inconscient collectif depuis des décennies en matière d’art que les trois artistes les plus citées (et adulées) sont Camille Claudel, Artemisia et Frida Kahlo. Les trois ont en commun des vies emplies de souffrance, souffrance qui se voit dans leurs œuvres de manière flagrante. On les porte aux nues car elles sont non seulement le reflet de la parfaite femme artiste créant à partir de son vécu mais également car ces vies sont aussi le reflet de l’image parfaite de l’artiste maudit devant souffrir pour créer. L’accident de Frida, les amours de Camille, le viol (réel ou pas) d’Artemisia, sont la sainte trinité des artistes féminines au sein du milieu, et également en dehors de ce milieu (Sainte Frida, priez pour nous, pauvres consommateurs asservis à ton image). C’est un débat sans fin que cette question de la femme artiste, assez agaçant je dois dire. Mais voir les œuvres de ces artistes de manière objective, par rapport à leur contexte, ce n’est pas forcément les rejeter. Ces œuvres sont extraordinaires, chacune à sa manière, et je ne le conteste pas. Mais je suis réaliste et lucide sur cette question de féminisme et de féminin dans l’art : c’est un serpent qui se mord la queue. A la limite aujourd’hui, pour vraiment dénoncer le système machiste de l’art, il faudrait être super féminine et créer en même temps de l’avant-garde ou du contemporain « hyper masculin » (mode ironie activé). Mais serait-on pour autant prise au sérieux ??? Bref, après d’amères constatations, je me suis détournée de ce sujet, le débat est pour moi clos.

Ce qui m’amène à la question de l’arrêt du blog. Je n’écris pas ici pour me faire insulter. C’est le piège d’internet, on le sait tous : les gens vous jugent sur du virtuel. Ils ne vous connaissent pas, ne savent rien ou presque de votre vie, alors ils jugent sur ce qu’ils voient/lisent, ce qui est profondément absurde, mais c’est ainsi. Inutile de se battre contre ça, cela ne sert à rien. Je sais comment je suis : je peux être pédante parfois, un rien madame-je-sais-tout aussi, je suis une donneuse de leçons professionnelle. Il y a des raisons à cela. Déjà, je me permet de donner des leçons (principalement en art et dans certaines autres matières) parce que je SAIS. Je ne connais pas tout évidemment, mais j’en sais suffisamment pour reprendre quelqu’un s’il se trompe sur tel ou tel sujet. Ensuite, je reproche souvent aux gens de ne pas lire les bons livres. Par exemple, les livres de sociologie, d’anthropologie ou de philosophie à la petite semaine se vendent super bien, mais sont inconsistants par rapport aux sujets qu’ils traitent. S’il n’y a qu’un livre à lire sur la société dans laquelle nous vivons actuellement et le pourquoi de cette société, lisez Michel Clouscard, Le capitalisme de la séduction. Écrit en 1981, il a valu à son auteur beaucoup de répressions, car il était de ceux qui, lucides sur la société de consommation ultime et de libéralisme qui s’amorçait alors (vive les gouvernements de gauche, mode ironie activée), fustigeait le libéralisme libertaire. Si vous n’en lisez qu’un, lisez celui-ci. Il vous ouvrira le yeux, si ce n’est déjà fait, sur ce que l’on vit actuellement, c’est-à-dire une société libérale où vous n’êtes en réalité libre de pas grand chose, si ce n’est consommer, rentrer dans le rang, vous indignez quand on vous le dit, adhérez à des comportements soi-disant libres mais récupérés par la société de consommation qui fait de vous un agneau de plus dans une tribu déterminée (ah, la grande histoire des tribus, vaste sujet amenant à débat, qui m’a valu aussi pas mal de remarques). Ce qui fait qu’à chaque fois que l’on pourrait exprimer un raz-le-bol, ça vire au drame si c’est pas « encadré » (rappelez-moi, combien de morts et de blessés depuis le début des gilets jaunes ?). C’est triste bien sûr, mais la société est ainsi conçue qu’il est extrêmement difficile aujourd’hui de sortir du lot. Tout est permis mais rien n’est possible (c’est pas de moi). Mes parents, qui ont eu 25-30 ans dans les années 70, vivent très difficilement ce retour à une forme de censure hyper-vicieuse. Parler de sexe, c’est compliqué. Parler de religions, encore plus. Se moquer de tout ? No way ! La liberté d’expression ne peut plus se faire, on ne sait plus comment parler de certains sujets, de peur de se heurter à des fâcheux. Alors, les insultes se font personnelles, mesquines, les grandes questions sont absentes, le narcissisme bat son plein (culte de la personnalité et de l’individualité oblige). Comment sortir vraiment du lot, seul ou à plusieurs, dans une société qui verrouille implicitement chacun de vos gestes, de vos actes, de vos paroles, à tel point que vous correspondez malgré vous à une catégorie, une tribu, un type de consommateurs ? Pensez-vous vraiment avoir encore votre libre-arbitre?

Ce sont des questions rhétoriques, ne vous sentez pas obligé de répondre. Si vous le faites, restez polis, je vous en remercie.

Bref. Le manque de connaissances, et de culture, me rebute toujours autant. J’aime partager la culture, mais j’aime aussi qu’il y est un retour. Or, ce retour ne fait que sous la forme agressive, ici. Enfin, pas uniquement, j’ai eu aussi des commentaires très agréables, heureusement (Merci Marie ! ^^). Mais ces mails agressifs m’ont fatigué, et écœuré, j’en suis venu à me demander si les personnes qui m’ont écrites étaient des êtres doués d’intelligence ou bien des robots mis en place par le grand capitalisme (amis de la conspiration, bienvenue !!! ^^). Vous savez que des chercheurs ont analysé les comportements de plus de 200 jeunes (entre 15 et 18 ans), et que cette analyse a donné ce jugement inquiétant : en moyenne, ils s’adaptent hyper facilement à n’importe quelle situation, mais par contre, leur capacité de réflexion par rapport à ces situations est catastrophique. Ce qui est un comportement franchement inquiétant : ça veut dire qu’ils sont manipulables à souhait, et c’est pas terrible du tout pour leur avenir…

Bref. Donc, ce blog s’arrête ici. Il reste ouvert, au cas où j’aurais envie de le reprendre et si vous voulez éplucher les archives. Je bascule dorénavant sur tumblr, plus facile d’utilisation pour moi, que je vais relier à twitter (qui ne servira donc qu’aux notifications en fait, puisque ça fait un bail que je ne twitte plus et que je n’nstagramme plus), pour les notifications de parutions. Il n’y aura sans doute que des images, et très peu de textes, à priori.

Bonne route à toutes et à tous, gardez l’oeil et l’esprit ouvert, soyez créatifs, éclatez-vous !

Belle journée,

Alexandrine

Le Château Bardou, merveilles des merveilles Art Nouveau…

Comme vous le savez sans doute maintenant, je suis une accro de l’esthétique, dans TOUS les domaines (je crois que c’est bel et bien une maladie, mais ça se soigne pas visiblement…). Et j’ai un gros gros gros faible pour tout ce qui touche au XIXe siècle et jusqu’au années  50 pour le XXe siècle (avec en plus les 70s british…). Comme mon mémoire de master 1 portait sur l’image de la Jeune Fille et la Mort (sur le sujet, le livre Vénus et la Mort de Gert Kaiser est une mine d’or), forcément sont revenus sur le tapis mes obsessions d’ex-étudiante aux Beaux-Arts, c’est-à-dire le post-mortem, le spiritisme (sur le sujet, le livre Les Voix d’Outre-Tombe de Guillaume Cuchet est fabuleux, ainsi que le catalogue de l’expo l’Europe des Esprits des musées de Strasbourg) , le romantisme noir et les décadents. Les décadents menant naturellement au début du XXe siècle et aux débauches décoratives de l’Art Nouveau, au gré de mes pérégrinations sur la toile (vous savez ce que c’est, un lien en amenant un autre etc etc, et ça fait planter le pc), j’ai bizarrement découvert cette merveille sur la toile… Je ne sais pas trop comment j’ai atterri sur cette page, mais j’y ai découvert une merveille absolue, la chose la plus merveilleuse jamais conservée en terme de patrimoine Art Nouveau. Vous connaissez sans doute les merveilles Art Nouveau de Paris, notamment les chefs-d’œuvre du Musée d’Orsay, du Musée des Art Déco, le Musée Maxim’s, etc. Mais là, c’est autre chose…

Il s’agit d’un château ENTIER dédié à l’Art Nouveau, resté intact depuis sa construction en 1900… Il se situe non loin de Perpignan, et appartenait, à la base, à Pierre Bardou, fils du très célèbre créateur du papier à cigarettes JOB (d’ailleurs, Mucha a réalisé une affiche très célèbre pour JOB). Passionné d’Art Nouveau, il veut un château entièrement dédié à cet art. Rien que ça. Chose faite : le château lui fut livré en 1900.On a la folie des grandeurs ou pas… Absolument tout est pensé dans les moindres détails, du plus petit élément décoratif et majestueuses cheminées… Et en plus, il est entièrement complet et intact car perdu en pleine brousse vers Perpignan, donc, personne n’y a touché depuis sa construction.

Aujourd’hui, les propriétaires cherchent à le vendre. Forcément, ce truc est magnifique mais c’est un gouffre sans fond… C’est Century 21 qui s’en charge. 21 millions. Pas d’acheteur, le château descend à 12 millions, mais toujours pas d’acheteur. En désespoir de cause, les propriétaires le louent actuellement à une star du sport qui en a fait sa résidence principale. Enfer et damnation, j’espère qu’il ne va pas nous faire une piscine dans le parc et un écran tv géant au-dessus de la cheminée du salon…

La seule chose qui vaille la peine avec ce château, c’est de le faire entièrement inscrire MH, si ce n’est déjà fait, et d’en faire un musée… En attendant ce jour béni des dieux, voici les photos de l’agence… Et franchement, ça fait rêver…

Belle journée !

 

 

 

 

Le Gothique et la Mode, une histoire d’amour qui dure…

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Lorsque j’ai commencé à être présente sur les réseaux sociaux et à tenir un blog, mon univers était très marqué « gothique ». J’ai longtemps eu du mal avec cette étiquette, qui, immédiatement, fait surgir des images d’Épinal pas toujours très glorieuses dans l’esprit de la plupart des gens, des images très très réductrices et qui sont très bien vendues par la société de consommation et la société de sur-information (donc de désinformation) dans lesquelles nous vivons. Aux Beaux-Arts où j’ai passé trois ans afin d’obtenir ma licence, on n’aimait pas trop les gothiques, suspects d’avoir toujours les mêmes sempiternelles sources d’inspirations. Sauf que ces inspirations sont toujours d’actualité, et sont inépuisables ! Même la maison de prêt-à-porter de luxe Loewe revisite en un coffret limité des classiques de la littérature considérés comme « gothiques » : Dracula, Le Portrait de Dorian Gray, Les Hauts de Hurlevent, font partie des titres choisis par la maison et recouverts pour l’occasion de photographies signées Steven Meisel (le rendu n’est pas du tout « gothique » par contre). C’est vrai que je m’habille souvent en noir, avec deux styles très distincts, mais il y a rarement de la couleur (ça m’arrive hein, j’ai du bleu, du vert, du violet et du beige dans mon dressing). C’est vrai que j’ai un gros faible pour le style « baroque » à la D&G, et aussi pour le style « Modern Witch », et pour le style « flamand », et aussi pour le « post-apocalyptique » (tous ces styles faisant partie du milieu gothique d’une certaine façon aujourd’hui). C’est vrai que mes goûts me portent plutôt vers des esthétiques sombres, romantiques, décadentes et néo-gothique, voire moyenâgeuses, avec une pincée d’Art Nouveau et d’Art Déco. C’est vrai que je suis gothique, dans un certain sens. Mais je ne suis pas que ça, ben non, ça serait trop simple : j’ai un gros faible pour le glam-rock, les 70s, les films des années 50, et l’humour de manière générale (ceci dit, j’ai horreur de l’humour bien gras et bien lourd dispensé notamment dans certains films…). Et quand on est gothique, et qu’on aime la mode, eh bien, la photographie de mode, c’est le pied total à regarder. Car, quand même, il faut admettre que les ambiances gothiques sont très souvent les inspiratrices de séances photos magnifiques, et faisant référence à tout un tas d’iconographies différentes mais qui correspondent toutes au milieu gothique.

Le gothique, à la base, c’est le néo-gothique, surtout. Le roman noir anglais (Chéri, prépare ton suaire !). Les ambiances extrêmes, le tout ayant abouti au Romantisme allemand, relayé très largement en Angleterre et en France, où la folie néo-gothique saisi tout un énorme pan de la bourgeoisie et de la noblesse. Cela s’est accentué avec la vague du spiritisme, le post-mortem, le bien glauque et dégoulinant, et le décadentisme fin-de-siècle décidément hyper marquant pour tout le milieu artistique qui suivra. Ce qui inclut la mode donc.Et la photo de mode, donc. Celle-ci se nourrit de toutes les facettes du gothique. Oui, il y a plusieurs gothiques : dans les années 90, un gothique aimait rarement le métal et vice-versa, un métalleux n’était pas un gothique. Mais depuis les années 2000, le milieu gothique s’est élargi à beaucoup de styles différents, incluant le post-apocalyptique, le steampunk et autres tendances fort intéressantes et qui nourrissent le milieu gothique d’autres influences, c’est ce qui fait en quelque sorte la force du mouvement. Il est capable de se régénérer de lui-même, grâce à ces influences multiples. Bon, c’est aussi un peu sa faiblesse : le gothique vit souvent en vase clos (non, pas dans un cercueil), il sort souvent peu de son univers ou de ses univers. Ils sont déjà bien vastes certes, mais un peu d’ouverture manque peut-être au milieu. Quoi qu’il en soit, je vous ai concocté un medley de grands photographes de mode, pour illustrer la chose, et vous allez voir que toutes les facettes du gothique sont représentées au sein de la mode, et que cela donne souvent des séances photos de dingue…

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Stevie Westgarth, et son illustration sauvage de la sorcière gothique moderne

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Une campagne de pub signée Steven Klein pour McQueen, très « la reine seule en son château »

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Olivier Stalmans, « Edwardian elegance », pour Luxury Aficionados

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Michael Morrison, et sa version très « sexy dark » (I Love)

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Matthew Brooks, et ses contrastes extraordinaires accentuant l’effet « gothic drama » !

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Bon, ben là, je ne sais plus qui est le photographe, si jamais quelqu’un sait, n’hésitez pas à le mettre en commentaire! J’ai adoré cette série make-up, très bien vue et assez gonflée je trouve…

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Tina Patni et son ambiance mi-Tim Burton, mi-Del Toro…

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Katarzyna Konieczka et ses costumes et créations d’avant-garde donnent toujours lieu à des séances photo de foufous (images via Beautiful Bizarre et son article sur son travail)!!!

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Hiroshi Nonami

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Le magazine DRAMA est un grand repaire de gothiques en tous genres…

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« Delineated »,  Victoria Anderson by Robert John Kley for Schön, numéro 26

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« Un Conte d’Hiver », ici également, impossible de me souvenir du photographe tellement ça fait longtemps que j’ai cette série photo en archive… Mais l’ambiance y est divine !

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Chris Anthony, découvert dans Elegy (aaaaaaah, Elegy… RIP bouhouuuuu, monde injuste et sort cruel !).

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Les bijoux Bella & Chloé mis en scène par Moss and Meadows, un duo très branché « modern californian witch »…

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Antonella Arismendi pour Numéro, une série make-up qui me rend vraiment très très enthousiaste !!!! (ça doit dater de ma période black-métal je pense…)

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Anita Bartos et son très joli travail façon « vieille photo »…

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Le duo Andrew Yee et Damian Foxe, pour How to Spend It Magazine, un style trés « gothique baroque » …

Voilà, en espérant que ce petit tour dans mon (très vaste) univers vous aura plu et que vous aurez découvert ces talentueux photographes…

Belle journée !