Souvenirs de Poitiers, Strasbourg, Rennes et Rouen

Deux articles en un. On est efficace ou on ne l’est pas.

Je me suis rendu (ok, c’était l’année dernière) à Poitiers dans un but précis, pour mes recherches académiques de doctorat : aller à la Fanzinothèque. Bon, autant vous prévenir, si vous ne connaissez pas le lieu : on peut y passer une semaine non-stop et ne pas avoir fait le tour de tout ce qu’il y a à y voir, tellement c’est foisonnant. Pour ne pas dire tentaculaire. Aussi, j’avais prévu le coup, vu que je n’avais qu’un après-midi à y consacrer, et j’avais potassé le site, afin de sélectionner les zines que je voulais voir et prendre en photo. Et bien sûr, à la Fanzino, vous pouvez acheter des choses. J’aime beaucoup fouiller dans les coins, débusquer THE truc extraordinaire dont personne ne veut plus, et en plus, il y a des petits prix…. Petit tour d’horizon de ce que j’ai rapporté (mon budget était limité à 50 euros, j’ai donc dépensé 50 euros tout rond, enfin d’après mes souvenirs. A moins que ce ne soit 40. Je sais plus. Bref)

Carte postale psyché de la Fanzino, et une sérigraphie dont je suis tombée amoureuse, de 58°Galbés. Comment ne pas ? C’est tramé, y a des palmiers, c’est bleu et orange, avec une forme faisant irrésistiblement penser à une planche de surf. La fille pas obsédée du tout par la Californie.

Le catalogue d’une ancienne expo de la Fanzino, sur des fanzines franco-québecois. Il y a des interviews, ce qui vient nourrir grandement ma recherche…

Outre des goodies, toujours les bienvenus (je vous ai dis que j’adorais les autocollants ?), voici THE badge. Vert, irisé-pailleté, avec une phrase qui me définit bien (outre les autocollants, je raffole des badges). Il a été fait par les petites mains de La Maculée Conception.

Une chose extraordinaire, qui a un peu souffert, mais que j’ai pris quand même. Il s’agit d’un ensemble d’images de maladies étranges et d’affections bizarres. Bon, c’est de l’anatomie, c’est légèrement tramée, et ça a été fait par le studio Les Editions du Parasite, que j’adore (le studio, pas le parasite). Détails ci-dessous, âmes sensibles s’abstenir.

Une vue globale de tout ce que j’ai rapporté de la Fanzino… Outre des petits goodies (cartes postales, flyers divers, autocollants) et des éditions d’artistes, j’ai acheté le livre de la Fanzino, Fanzinorama.

Et maintenant, direction Strasbourg. J’y étais en février, juste avant mon anniversaire, afin d’étudier le fonds « éditions d’artistes » du Centre de l’Illustration de la médiathèque Malraux (les rayonnages de la bibliothèque consacrés au design d’édition sont hallucinants, il y a TOUT), et notamment le fond très important Gfeller + Hellsgard (vous pouvez également aller faire un tour sur le shop Beuys on sale). Bien sûr, j’y suis resté deux jours, ce qui m’a également laissé le temps de faire un tour de ville (que je connaissais déjà), aller faire un musée, manger de la forêt noire (sans mentir, celle de Gruber est une tuerie, avec en plus des parts plus que généreuses, hum, et le resto est d’un kitsch extraordinaire, franchement prenez des photos !!!!). Et de compléter ma collection de livre Le Cabinet de l’amateur. Édités par les musées de Strasbourg, ces carnets purement visuels et en grands formats regroupent des images d’un même thème avec des objets provenant de tous les musées de la ville. Une belle idée, graphiquement superbe. J’en ai donc 5 à mon actif. Mon premier était celui sur les animaux albinos, le second sur les objets en os et en argent, et j’ai acheté celui sur les mains, la publicité et la boîte-en-valise de Duchamp. Mais il y en a d’autres…

Ensuite re-direction Rennes. J’ai pu enfin admirer durant un dimanche différents musées de Rennes, notamment le FRAC que j’ai adoré (et pas seulement parce qu’il y a trois éléphants Eames qui se balade dans le resto). Et la boutique de celui-ci est géniale, vraiment, il y a des tas d’éditions d’artistes, je voulais tout acheter !!!!!

Une vue d’ensemble de ce que j’ai rapporté du FRAC : les affiches A4 faisaient partie d’une installation et étaient en libre service, j’ai pris les deux formules. Outre des prospectus, j’ai acheté le Tract’ édité par Incertain Sens, le Journal Centre du Monde, édité par le FRAC et l’Association R1 (en fait, le Centre du Monde est une résidence d’artiste sur Belle-Ile-en-mer), et un livre de Didier Petit et Gilbert Mao, édité à l’occasion d’une expo à Saint-Brieuc.

Et maintenant, une page d’actualité :

D’abord, les nouvelles éditions qui sont entrées dans la collection ces derniers mois :

Au Centre de l’Illustration de Strasbourg, j’ai récupéré, outre un super dossier fort utile, deux zines qui, faute de personne à contacter, se retrouvent en libre service, gratuitement (il s’agit de La Crampe numéro 2, et de 8012). Il y a également deux livres que j’ai récupéré gratuitement aux Archives de la Critique d’art (le Géographe Inscrit des éditions Incertain Sens, et une édition Orange Rouge, réalisée grâce à un atelier avec des artistes et des ados, à l’occasion d’une expo aux Grands Voisins). Et bien sûr, il y a des exemplaires d‘Eau de Javel, très gentiment envoyés par Violette (on a fait échange de fanzines, à l’ancienne).

Au mois de mars, juste avant le confinement, j’ai récupéré pas mal de choses, qui définissent assez bien une énorme partie de ma personnalité (50% je dirais) :

A savoir mon amour du kitsch, de l’humour absurde, de l’architecture moderniste, de la typo et des paillettes. Vous mettez dans un gros shaker et ça vous donne des éditions qui vont bientôt sortir, Creamy, Ostalgia et Glama en tête. Ici, il y a un superbe cadeau de Catherine (du duo Force de Vente), le gros livre pailleté rouge (IN LOVE) qui est un récap du labo de recherche EDITH de l’ESADHaR de Rouen. En dessous, un mini-catalogue d’une expo de céramiques à Limoges, envoyé par Christelle, expo dédiée à la céramique de nourriture, c’est kitschoune à mort, j’adore. Le reste, c’est des flyers, glanés ici et là. On collectionne le papier ou on ne le collectionne pas. Point.

Le bureau du début du confinement. Einstein a dit : « On nous dit qu’un bureau encombré est signe d’un cerveau encombré. Mais alors, que faut-il penser d’un bureau vide ? » ET TOC.

Et puis il y a cette image. Lors de ma journée passée à la bibliothèque de l’ESADHaR de Rouen, qui est une petite mine d’or pour l’édition, au détour de pages tournées, je tombe sur cette image. C’est le coup de foudre immédiate, j’adore, c’est tellement 70s. Je l’aime tellement que je vais la faire imprimer en grand format et l’encadrer.

Voilà, un looooonnnng article avec beaucoup de liens !

Bonne journée mes paillettes !

Souvenirs de Brest

C’est honteux, je sais je sais… Mon dernier article date de février. Bon, j’ai une excuse : je suis surchargée de travail pour le doctorat : appels à textes, compte-rendus, rapport d’activité, création… Finalement, le confinement a du bon dans le sens où je suis obligée de rester chez moi, donc, j’ai plus de temps.

Comme vous connaissez mon amour extrême du papier et la collectionnite aiguë développée depuis 2005 pour tous les supports papiers gratuits ou peu cher, forcément, pendant mon CDD à Landerneau, j’ai rempli mon sac. Voici donc le butin :

Le livre Nord Sud Est Ouest est un catalogue d’expo, incluant les œuvres de SuperTerrain, Autonomes, C’est tous les jours les vacances et SuperBanco.

Le livre d’artiste rose s’intitule Love At First Sight, et vous pouvez voir d’autres choses sur danslecieltoutvabien. J’avoue que j’ai un poil craqué sur le rose… La carte verte va avec le livre.

Les deux autres cartes sont de Nathalie Bihan, et c’est Presto qui les a faites, en riso (note : Presto a malheureusement définitivement fermé. Une minute de silence pour tous les petits éditeurs qui ferment).

Le bagde avec les oeufs au plat (merci Cyrius !!!!!!!) est fabriqué par KUUUTCH, THE magasin de micro-éditions à Brest…

Pendant une journée parfaite à tous points de vue, j’ai fait le plein de cartes à Crozon et Morgat.

Les traditionnelles cartes de La Loutre, que l’on ne présente plus.

Une petite pub en passant pour le fabuleux concept-store Thé à l’Ouest de Morgat, qui fait 1/ Le meilleur chocolat chaud viennois de la côte brestoise 2/ la meilleure tarte aux noix de pécan 3/ les meilleurs scones salés au cheddar de toute ma vie.

Les très jolies cartes sur Crozon et ses environs sont disponibles au Thé à l’Ouest, elles sont imaginées par Marin Zhadok.

Et enfin, à Brest, j’ai craqué sur le travail de Pappus Editions. TOUT est fait à Brest, impression comprise, car ils conçoivent l’intégralité de leur travail. Cyrius a acheté l’affiche BOOM BOOM. Elle déchire. J’avoue que j’ai hésité, mais je me suis tapée sur les doigts « pas bien Alex pas bien t’achètes trop de papier ». Surtout que maintenant, elle est dispo en rose. Fluo. In Love quoi.

Voilà, bientôt de nouveaux article apparaîtront (un sur mes souvenirs de Poitiers, de Rouen, sur le salon Multiples de Caen… Et d’autres sur les côtés techniques de la micro-édition, et aussi sur mes dernières micro-éditions). D’ici là, portez-vous bien, évitez de trop sortir, mettez-vous aux fenêtres pour le soleil, faites du DIY, mettez-vous au yoga, faites la cuisine, lisez… Enfin, tous les trucs que vous n’aurez pas le temps de faire en temps dit « normal ». Profitez de ce temps confiné pour le mettre à profit, ce temps.

Belle journée

Souvenirs de Chartres et Paris…

Juste après la fin de mon CDD, début novembre, la décompression s’est faite durement sentir (faut dire que j’enchaîne direct avec un doctorat…). Donc, une semaine après ce fameux CDD qui m’a laissé sur les genoux (médiatrice culturelle, oui, c’est dur, certes, c’est passionnant, mais c’est vraiment dur et très très fatiguant, aussi bien moralement que physiquement et psychologiquement. Franchement, au bout d’une mission de plusieurs mois, je vous mets au défi de ne pas avoir envie de tuer la quasi totalité des visiteurs…), j’ai retrouvé une collègue médiatrice devenue amie (ça ce fut le point positif de cette mission, les amis trouvés pendant ces longs mois de stress. Dans la sueur nous sommes unis !) pour trois jours de décompression complète entre Chartres et Paris. Ce fut l’occasion notamment de faire le plein d’expos…

Bien sûr, il y a eu l’expo Charlotte Perriand à la Fondation Vuitton. Je n’aime pas tout chez Charlotte, et les modernistes ne me passionnent pas forcément au-delà d’une certaine limite. Il y a des choses chez eux que je n’aime pas, voire que je trouve difficile à vivre à la longue. Mais l’expo était vraiment superbe. Bon, c’était un peu blindé de monde, faut pas être claustro, car malgré la taille des salles, le monde peut être vite fatiguant… Mais vraiment très belle expo. Ma préférence va aux meubles organiques en bois, à la période japonaise (je suis pas objective, le Japon fait partie de mes passions), ainsi qu’au travail photographique autour des formes et de la matière que je trouve très très très inspirant…

Les photos de recherche de matières, associées aux meubles organiques en bois

Le pavillon sur l’eau, tout en bois, d’une beauté, simplicité et praticité extraordinaires

Le Japon

La période moderniste, plus connue

(j’avoue un énorme faible pour cette table basse…)

Et ensuite, après une pause croque-madame/frites/cookies-maison bien méritée (les françaises, c’est-à-dire les parisiennes pour les touristes, puisque visiblement toutes les françaises sont parisiennes dans leurs esprits, ne connaissent pas le régime, mot barbare signifiant un asservissement à la mode. Donc on boit du vin, du champagne, et on mange des croque-madame), visite de l’expo Otto Wagner à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine. Où il n’y a jamais personne ou si peu. Ce qui est fort dommage. L’expo était magnifique, mais enfin, je suis pas objective non plus sur ce coup-là puisque tout ce qui touche de près ou de loin à la Sécession Viennoise me passionne.

La mise en scène était très belle, couleurs superbes, efforts typographiques et reprises de motifs chers à Otto…

(les serpents notamment étaient de toute beauté !!!)

Et puis, comme elle était aussi gratuite, on a fait aussi l’expo sur les dessins d’architectes, qui était plutôt pas mal, on a vu de petites merveilles…

Josef Frank

Frank Lloyd Wright

Un projet de maison de Joséphine Baker par Adolf Loos… Elle est rayée, fatalement on adore…

(les photos des expos ont été prises par Cyrius, car je n’avais pas emporté mon reflex et la qualité photo de mon téléphone pique un poil les yeux… Merci Cyrius !!!)

Et ce que j’ai rapporté de mon séjour (ben oui, vous savez bien que je rapporte toujours du papier…)

Voilà, un condensé de trois jours de décompression réussie !

Belle journée !

 

Le Voyage à Nantes de février 2019 (comment ça, j’ai du retard ????)

Tout d’abord, mes petits chats, je vous souhaite une très belle année 2020, remplie de toutes les choses que vous pouvez désirez. J’espère que vous avez passés de bonnes fêtes, que le papa Noël a été sympa etc etc. (je suis en avance pour les vœux, mais visiblement, wordpress n’a pas pris en compte la planification de l’article, donc, il sort maintenant…)

Les premiers articles de l’année 2020 sont des récap de mes derniers voyages (voyages français hein, trop occupée pendant l’année pour partir à l’étranger), avec les petites merveilles de papiers que j’ai pu glaner ici et là…

Tout d’abord, Nantes. Ouais bon, c’était en février. J’ai vécu un an à Nantes et je suis définitivement fan de cette ville. Mais comme je n’avais pas eu l’occasion d’aller voir ces très fameuses Machines de l’Ile, je me suis fait une journée nantaise… Les Machines, c’est vraiment extraordinaire, je ne comprends pas comment des personnes, dans le public, pouvaient être aussi blasée. C’est quand même une création extraordinaire, des animaux en bois et en métal qui font des mouvements si fluides qu’on les dirait réels !!! (deux ptites mémés derrière nous : « je ne comprends pas pourquoi les gens s’extasient, c’est juste des machines! », avec petite voix grinçante et nasillarde, twin-set et collier de perles. Beurk) C’est vrai qu’à l’heure du virtuel et des prouesse numériques du cinéma (Avatar…), ces machines peuvent sembler désuètes, mais elles ont un truc en plus. Elles sont RÉELLES. Et ça, ça n’a pas de prix….. Bon, j’ai une préférence pour le paresseux, mais je suis pas objective, j’adore les paresseux.

Ensuite, je suis allé à l’expo Rock au château des Ducs de Bretagne (très beau au demeurant). Bon, j’ai adoré la scénographie, le fait de pouvoir garder son gobelet (gobelet permettant d’écouter des pistes de sons et interviews dans l’expo), qui bien sûr est calqué sur celui des festivals. Il est dommage que l’on ne parle pas assez de supports papiers dans l’expo, des fanzines notamment, qui ont été très importants dans la propagation du rock nantais, punk notamment, je m’attendais justement à pouvoir en photographier plein. Mais dans l’ensemble, c’était une belle expo. Juste une bande d’ado braillard n’y connaissant rien, accompagnés d’un prof complètement dépassé, qui m’a un rien gonflé.

Et puis bien sûr, shopping, avec passage obligé par la boutique du Voyage à Nantes. Lorsque j’étais à Nantes, le Voyage existait déjà, mais il était beaucoup moins développé qu’il ne l’est aujourd’hui, et il n’y avait pas de boutique. Honnêtement, il a fallu que je me réfrène sur le papier, sinon, j’achetais toutes les affiches…

J’ai donc rapporté de Nantes :

De la boutique des Machines : une affiche (je suis fan de Led Zeppelin, d’où mon choix du Zeppelin, mais toutes les affiches sont magnifiques), deux badges (moi et les badges, c’est une longue histoire d’amour), quelques marque-pages avec les fameux dessins techniques des Machines (dessins de François Delaroziere), et des cartes postales également. Et des insectes en carton à monter. La librairie est démente.

La boutique en ligne des Machines : http://boutique.lesmachines-nantes.fr/fr/

De la boutique du Château, de sublimes cartes postales. Les animaux dans les teintes pastels (mention spéciale au chat sphinx, mon chat favori) sont de Delphine Vaute, qui avait exposé au Château une sorte de calendrier de l’avent en dessin nommé Ysabeau – Le jardin des songes. Malheureusement pas d’affiche, sinon j’aurais craqué !!!! Mais les cartes sont grandes et belles.

Le site de Delphine Vaute : https://www.delphinevaute.com

Les autres cartes sont de InkFactory, ce sont des sérigraphies. Là encore, pas d’affiches et c’est bien dommage, le poulpe (oui, en plus des paresseux, des loutres, des chats sphinx, je fais une fixette sur les poulpes. Ainsi que sur les méduses et les ratons laveurs. Bref)

Le site de InkFactory : https://www.ink-factory.be/

Mes souvenirs Rock : le flyer de l’expo, le fameux gobelet (j’en ai rapporté un pour mon père également, puisque je lui dois ma culture rock, très marquée 70s) et le badge, que je trouve vraiment sympa, en forme de vinyle…

La boutique du Château : http://boutique.chateaunantes.fr/

Le Voyage à Nantes : forcément, ma légère obsession des 70s me conduit à l’obsession du Bus Volkswagen… D’où la prolifération de ce motif chez moi (et encore, je me réfrène). Donc, la miniature officielle Volkswagen (ici, le modèle 60s, mais j’ai en orange le modèle 70s. Mon but étant d’avoir pratiquement toutes les couleurs. On se moque pas). Plus un tout petit tout mini-bus ! La grande carte avec le bus est de Docteur Paper. Ainsi que le porte-clé. Franchement « team beurre salé », à moi qui suis mi-bretonne mi-normande (c’est-à-dire mi-caramel mi-camembert, ceci est un slogan déposé officiellement), franchement, fallait pas me le dire deux fois !!!! Bon, j’ai résisté aux affiches Docteur Paper, qui sont superbes. Mais j’ai craqué sur le tote-bag gris sérigraphié par Appelle-Moi Papa (ceux qui m’ont vu cet été avec ont été unanimes : il est canon !), que je n’ai pas photographié mais voici ci-dessous une image extraite du site du Voyage à Nantes.

Le site du Voyage à Nantes (il n’y a pas de boutique en ligne malheureusement) : https://www.levoyageanantes.fr/

Docteur Paper : http://www.docteur-paper.com/

Appelle-Moi Papa : https://appellemoipapa.fr/

Voilà pour ce premier périple 2019, d’autres à suivre !

Belle journée !

 

 

La nouvelle broderie gothique

(cet article est une spéciale dédicace à Justine, l’une de mes collègues médiatrices supers sympas au FHEL de Landerneau, et qui fait de la broderie en mode F*CK)

Vous l’avez peut-être remarqué (ou pas), mais la broderie connaît actuellement un renouveau. Et là, je vous renvoie à mon article sur les artistes féministes qui se réapproprient la broderie, traditionnellement médium féminin dans les cultures d’Europe occidentale. Today, je suis particulièrement amoureuse de la nouvelle broderie à tendance gothique, à cause notamment des motifs. La plupart des brodeuses (oui, ce sont en majorité des femmes) sont douées en dessin, et cela se ressent dans leurs broderies. Les quelques artistes que je partage ci-dessous ont des styles très différents. Certaines font des broderies uniques, d’autres font des broderies téléchargeables, mais toutes ont des styles admirables. J’espère que cela vous plaira…

Adipocere (un classique, mais commençons pas le classique)

Your gothic granny (aka Rachel Dreimiller, des modèles téléchargeables vraiment sympa, dans un style très pur)

Fevernest (aka Elsa Olsson, artiste textile que j’adore) (et son tumblr)

Veiled Mirrors (aka Anna, dont j’adore à la fois les broderies, très mystiques, et aussi les collages, vraiment superbes)

Alifera (aka Alina Fera, dont tous les modèles sont téléchargeables)

Mila Rosha (brodeuse et dessinatrice dans un style glam goth et mystique)

J’espère que vous ferez de belles découvertes, il y a énormément de talentueuses brodeuses dans un style gothique…

Belle journée !

 

Teagan White, le nouvel art naturaliste…

Si vous aimez les cabinets de curiosités, l’anatomie animale, la taxidermie, les choses un peu étranges, le naturalisme, les voyages et les explorateurs du temps jadis (DANS MES BRAS !), bienvenu dans l’ère du « nouveau naturalisme ». Je ne sais pas si ce terme existe réellement, je l’appelle comme cela car je trouve que c’est le titre qui convient le mieux.

Avec le retour de la valorisation du fait-main, de la Nature, de la Déesse Mère, notre société, empreinte de paganisme diffus fortement teinté de rock’n’roll, voit naître depuis quelques temps des artistes travaillant sur la Nature : animaux, végétaux, créatures. Jessica Roux par exemple. Ou Teagan White, dans un style un peu plus « morbide » peut-être, ou un peu plus rock’n’roll justement. Il y en a plein d’autres, je pourrai faire une liste ! Leur maîtrise de l’aquarelle est extraordinaire pour moi. D’habitude, quand on dit « aquarelle », tout de suite viennent en tête des fleurs un peu gnangnan, des ribambelles de chatons, de chiots, des portraits d’enfants (qui font peur), des nus pas très vivants, des paysages pas très réussis, le tout saupoudré d’une niaiserie sucrée qui me fait grincer des dents. MAIS. Avant d’être un passe-temps pour retraités en mal d’inspiration (non non, je ne suis pas méchante, je constate que c’est ainsi), l’aquarelle fut le must pour les naturalistes. Facile à transporter et facile d’utilisation, elle permet bien des effets, à condition de la maîtriser. (et là, vous allez faire un tour sur mon article sur Edith Holden et vous comprenez) Moi, c’est pas mon truc l’aquarelle, je n’y arrive pas. Raison de plus d’admirer ceux qui font des merveilles avec cette pâte colorée à imbiber d’eau.

Comme Teagan White. Chez elle, j’admire déjà sa maîtrise du dessin et de l’anatomie animale, sans parler des végétaux, tout sauf gnian-gnian et très très réalistes. Plus cette ambiance un rien Art Nouveau. Il y a de l’art nouveau, du rock’n’roll, des animaux morts ou vivants, des motifs décoratifs. J’aime. Et, en plus, on peut acheter des objets Teagan White. Et en plus, elle fait aussi quelques zines, qui sont de toute beauté…

Sa bio dit que Teagan travaille sur la faune, la flore, avec un rappel du cycle vie/mort et de la coexistence homme/animal ou de la cruauté inhérente à la Nature. Elle a longtemps vécu dans le Midwest et la région des Grands Lacs, ce qui a influencé sans doute son travail sur la Nature. Actuellement, elle a déménagé dans l’Oregon, c’est sans doute ce qui a motivé l’apparition des oiseaux dans ses dessins. Elle travaille à l’aquarelle et à la gouache, et réalise parfois des commandes (voir plus bas). Elle est membre du collectif THE VACVVM (foncez voir leur insta, c’est de la tuerie), et elle réalise également des illustrations pour enfants.

Je vous laisse apprécier :

Des commandes :

Les zines :

Son site : https://www.teaganwhite.com/

De là, vous pouvez accéder aux réseaux sociaux, au shop, ainsi qu’au site de THE VACVVM (via la page bio).

P.S. : mardi prochain, je commence un CDD m’amenant jusqu’au 3 novembre, comme médiatrice culturelle pour la nouvelle expo du Fonds Leclerc pour la Culture (Landerneau), une magnifique expo sur les Cabinets de Curiosité (trop hâte !). Cela signifie qu’à partir de dimanche et jusqu’au 3 novembre je vais être coupée d’internet (déconnexion totale, ça va pas faire de mal). Ne vous étonnez donc pas si vos coms ne sont pas visibles ou si je n’y réponds pas. Je vous porte tous dans mon coeur, vous êtes des lecteurs adorables, et je vous retrouve donc en novembre. J’aurais commencé mon doctorat sur les zines, la vie sera belle, j’aurais plein de choses à vous montrer et plein de choses à poster. Passez donc de bonnes vacances, et on se verra peut-être à l’expo…

EDIT : En fait, je peux me connecter sur la wifi de mon hébergeur, donc, je peux continuer le blog pendant l’été (enfin, c’est en théorie, en pratique je vais sans doute être fatiguée…) !!! Donc, les commentaires sont ouverts !

 

 

José Naranja, ou l’art de vous dépiter de vos propres carnets de voyage…

Bon, vous avez sûrement déjà croisé des images de ces superbes carnets de voyage. J’adore les carnets de voyage (et je n’en fais jamais, vous comprenez le principe…), et j’adore en voir. Il en existe de très beaux, mais finalement, ils finissent par plus ou moins tous se ressembler, c’est assez rare de tomber sur quelque chose de vraiment original. Mais José Naranja a ce don du carnet de voyage, il en fait de petits livres ultra-détaillés, très précis. C’est peut-être pas le summum de l’originalité en matière de dessin, mais c’est assez beau car toute la page est parfaitement maîtrisée et ordonnée, la double-page est pensée comme une œuvre en elle-même, pouvant exister indépendamment des autres pages et du carnet en entier, c’est ça qui me plaît. Il utilise le même principe que pour tous les carnets de voyage : mix and match, dessin, collages, écriture.

A la base, José Naranja est ingénieur en aéronautique, peut-être que sa précision vient de là. Mais il a laissé tomber ce domaine pour se consacrer uniquement à ses carnets et donc, à ses voyages. A ce jour, 12 sont remplis, depuis 2005. L’aéronautique, ça mène à tout. Et il a n’a jamais pris de cours de dessin. C’est dépitant.

« À chaque page, je raconte ce qui m’arrive : idées, expériences, anecdotes… Chacune est complètement différente. L’histoire, c’est la vie et, dans la vie, chaque jour est différent. »

« Je le fais parce que j’aime ça. je n’ai jamais pensé à faire de l’argent avec ça. Les originaux ne sont pas à vendre. Je pense que je ne pourrai jamais me débarrasser d’eux. »

Instagram : https://www.instagram.com/jose_naranja/

Blog : http://josenaranja.blogspot.com/

Maintenant, vous comprenez pourquoi je ne fais jamais de carnets de voyage….

Belle journée !

Rachel Urquhart et son Pony Gold

Non, ce n’est pas un article traitant d’une attirance sexuelle marquée pour les jeux de rôles avec poneys fictifs.

Moi aussi (et peut-être vous aussi), j’avais des poneys quand j’étais jeune (je suis une enfant des années 80, les PREMIERS millenials, donc, ça date un petit peu). Je me souviens avec nostalgie des petits poneys en plastiques, avec des couleurs hautement improbables, des crinières ultra longues et tout un tas d’accessoires ultra-kitsch et top désirables. J’étais fan. J’avais même des cassettes vidéos avec les dessins animés narrant les incroyables aventures pleines d’arc-en-ciel et d’étoiles des petits poneys (des CASSETTES VIDEOS, oui, je sais, c’est la préhistoire). Et je passais des heures à jouer avec tout ça.

Bref. L’univers de Rachel, australienne, est empreint de ce kitsch enfantin qui fleure bon la nostalgie, qu’elle a très joliment patiné avec du rock et du hippie des 70s (dans mes bras ! Je suis une enfant de hippies!), et mixé avec les aventures australiennes de cow-girls en perdition. En gros : j’aime ! C’est peut-être, voire sans doute, un peu kitsch et surtout ultra-tendance (oui, il y a des tendances en matière d’illustrations et de print, qui suivent les tendances générales de la déco, c’est fort regrettable mais c’est comme ça, il n’y a plus qu’à espérer que Rachel conserve son style malgré les sirènes du bizness, mais je ne me fais pas trop de soucis là-dessus, son style est tout de même reconnaissable entre mille), mais que voulez-vous, quand on aime… J’aime surtout les couleurs psyché qu’elle utilise, ça apporte une petite touche d’originalité à cet univers.

Son site (avec un onglet shop, my god…) : http://www.ponygoldstudio.com/

Son blog : http://www.ponygoldstudio.com/journal

Son instagram : https://www.instagram.com/raychponygold/

Son pinterest : https://www.pinterest.fr/ponygold/

 

 

DabsMyla, un duo cartoonesque qui fait du bien !

Je dois me confesser : j’adore le graff. Tous types de graff. Du plus riquiqui tout petit que personne ne remarque à la plus gigantesque des fresques. J’ai commencé à m’y intéresser aux Beaux-Arts, mais à l’époque, aimer le graff et l’art urbain, cela ne se faisait pas. Le vent a bien tourné depuis puisque l’art urbain est « à la mode » (tant mieux, on voit fleurir des fresques un peu partout, et je suis absolument fan de certains artistes exposant dorénavant leurs toiles en galerie, comme MadC, SatOne, Jan Kalab, L’Atlas et tant d’autres…). DabsMyla, c’est un duo que j’ai découvert il y a finalement assez peu de temps, mais j’adore leur univers, très cartoonesque, avec de profonds accents vintage. C’est joyeux, coloré, enfantin, ça fait du bien. Et j’aime l’idée que leur maison ressemble à leurs créations : vintage, coloré, cartoonesque. Un petit truc de foufou, où les geeks sont les bienvenus (qui n’a jamais été un nerd au lycée ne peut pas comprendre à mon avis).

(images extraites de l’excellent site The Hundreds, où vous pouvez lire une intervew de nos deux artistes : https://thehundreds.com/blogs/content/dabsmyla-interview)

(Il existe également un grand article sur eux dans un ancien numéro de la très belle revue Graffiti Art)

D’origine australienne, Dabs et Myla sont mari et femme, et travaillent également ensemble. Ils ont accédé à un nouveau stade de notoriété suite à leur installation-décor pour les MTV Awards. A la base créateurs de fresques, ils sont très vite passé à plus ambitieux, combinant illustrations, peintures, et installations.

Quelques extraits :

Site internet : https://dabsmyla.com

Instagram : https://www.instagram.com/dabsmyla/

 

Re-bonjour, c’est gentil d’être revenu…

Finalement, le blog va renaître de ses cendres… Je n’efface pas toutes les archives, je change un peu de cap, c’est tout. Ce changement correspond à une envie profonde et à un déclic survenu il y a quelques mois. Ayant fréquenté le milieu de l’art contemporain dit « officiel » (c’est-à-dire celui que vous trouvez dans les grandes galeries d’art et dans les musées d’art contemporain en règne générale, ainsi que dans les FRAC), je peux dire que, si je l’aime toujours autant (forcément c’est mon truc, sinon, faut être maso pour y bosser et ne pas l’aimer), en revanche, le déni de la pop culture y a tendance à m’agacer un rien. Je suis pour la pop culture, pour l’art urbain, pour le lowbrow et autres noires sucreries biberonnées aux comics, super-héros, et marques bien connues… Si aujourd’hui, on constate un revirement de la part de certaines galeries et foires d’art, qui mettent désormais en avant des artistes issus de la pop culture, et/ou qui s’en servent pour créer, le déclic est quand même long à venir en France (et quand on dit long… On a toujours des années de retard là-dessus par rapport aux US). MAIS, ne nous affolons pas : il existe un domaine issu de la pop culture que les français maîtrisent aussi bien que leurs homologues européens ou anglo-saxons… LE PRINT. Le papier n’est pas mort, les affiches sont un terrain de jeux sans fin pour les fanas de print. J’en suis, et j’en fais, depuis… Houlà, ça me rajeunit pas dis donc…

Tout ça pour dire que. Le blog se tourne vers le print, l’art et la pop culture, l’art urbain. My love forever quoi. Et pour fêter ça, je vous reposte ci-dessous un article paru il y a longtemps sur le blog…

Mark Ryden est l’un de mes peintres favoris. Déjà, je suis une grande fan du lowbrow / pop surréalisme, mais ce que j’aime, en plus, chez Mark Ryden, c’est le fait qu’il soit un inconditionnel des cabinets de curiosités et de l’histoire de l’art (passions dont on trouve de très larges traces dans son œuvre). Et j’aime voir les lieux de création, je trouve que souvent, la maison d’un artiste en dit long sur lui, et donc sur son œuvre. La maison de Mark Ryden (et de son épouse Marion Peck, artiste lowbrow également) est un véritable musée, à la fois de l’étrange et du kitsch, assez surchargé (ami du minimal chic, passez votre chemin), et délicieusement rétro. Une véritable merveille, où votre œil est sollicité de tous les côtés. Je rêvais qu’un magazine publie un article consacré à cette maison, qui est tout autant un chef-d’œuvre artistique que les peintures du couple qui y habite ! Et bien, le site internet L.A. Curbed, dédié à l’habitat, l’a fait !!! (l’article complet)… Je partage donc avec vous les photos de ce superbe reportage !

La maison détonne complètement dans le paysage : les Ryden-Peck habitent une rue de L.A. remplie de maisons de type années 50 aux couleurs pastels (genre Edward aux Mains d’Argent, voyez)… La maison est gris foncé, et paraît un peu austère…

Le jardin de derrière, rempli de superbes détails…Et cette piscine en forme de pagode chinoise !

 

L’entrée-salon, avec une ambiance plutôt asiatique.

La salle à manger, avec ses rayures roses et blanches de marchand de glaces…

L’escalier, en galerie de portraits et souvenirs…

Les toilettes sont bien sur prodigieuses ! Avec une belle collection d’Abraham !

 

L’atelier, pièce maîtresse de la maison, superbe je dois dire, si je pouvais avoir la moitié de cet espace, je serai contente !

Le jardin d’hiver, avec cette Sainte Thérèse monumentale veillant jalousement sur le bar…

La chambre du couple, très Conte des Mille et Une Nuits !

Une salle de bain. Si vous avez vu le film « Big Eyes » de Tim Burton, vous reconnaîtrez sans peine l’artiste qui a peint ses portraits d’enfants aux grands yeux…

L’artiste au travail… En plus de ses peintures, Mark Ryden fait aussi des sculptures et installations pour certaines expositions…

Le couple d’artistes…

Belle journée, et belles fêtes de Noël !